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Antonymes ≠ Ft. Cress Edelstein

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Alessandro Fiorentino


Date d'inscription : 01/11/2014
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Carnet des Souvenirs
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MessageDim 12 Avr - 15:32


Antonymes




Étonnant. Hélène fut étonnée de la nouvelle. Elle reposa ses yeux sur le rapport, il était pourtant clair. Elle le reposa donc sur le bureau pour attraper sa veste légère. Elle l'enfila et sortit de la pièce. Elle marchait assez posément. Elle n'était pas pressée, n'avait rien à faire. Bien que le rapport mentionnait des petits gangs de rebelles face à l'arrivée rapide du WICKED en ville, il ne rapportait aucun autre ordre. Certes par cette annonce il était insidieusement insinué que quiconque trouverait un membre de ces gangs devrait l'arrêter. Cependant Hélène n'était pas comme la plupart. Elle n'essayait pas de monter dans la hiérarchie grâces à des procédés inutiles, et puis elle était déjà à une bonne place de la hiérarchie, elle avait sous son commandement plus de deux-cents hommes recrutés pour défendre la ville faces aux fondus qui allaient arriver d'un jour à l'autre. Ce n'était plus qu'une question de temps, alors Hélène n'allait pas commencer à chercher des gens qui auraient pu être suspectés de comploter contre le WICKED. De toutes façons, que pourraient-ils faire contre cette branche du gouvernement ? Contre leur puissance incroyable ? Pas grand-chose en théorie.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et Hélène sortit de cette cage de verre. Elle sortit ensuite du bâtiment réquisitionné par le WICKED pour être leur QG. D'après ce qu'Hélène avait cru comprendre, c'était la mairie, ce qui expliquait cette architecture moderne. Les murs étaient faits d'une matière proche du verre, donnant à voir des reflets gris et blancs. C'était en même temps des écrans, où se diffusait un message de la chancelière Paige. Celle ci, toujours d'un ton rassurant et confient, annonçait que les habitants ne devaient avoir crainte. Des forces avaient été mis en place pour contrer l’insignifiante rébellion d'infectés qui se préparait. La chancelière Paige était une femme admirable, forte mais en même temps douce. Ce qui était vraiment étonnant chez elle était le fait qu'elle eu gardé son entière humanité. Par exemple, il avait fallu se battre contre elle pour obtenir le droit de « recruter » des candidats pour les expériences sur la Zone Mortelle. Elle avait d'abord annoncé un non pur et dur. Mais face aux dirigeants du WICKED et certains dirigeants politiques, elle s'était contrainte à accepté. Elle avait ensuite pris en charge le WICKED, pour surveiller leurs agissements, en échange de son accord. Elle voulait contrôler la situation. Hélène était partagée sur ce qu'elle devait penser d'elle, c'était une femme qui se battait pour ses idées mais qui de ce fait était un danger pour la science et la recherche du remède…

Hélène fut sortit de ses pensées à cause de la marche qu'elle risqua de manquer. Elle revint donc à la réalité pour éviter de tomber dans l'escalier qui menait vers la chaussée. Le temps était lourd, comme à l'habitude et une lumière blanche irradiait du ciel. C'était un temps magnifique pour aller rassurer le peuple de Denver. Il était évident sinon facile de deviner dans quelle ambiance la ville était plongée en ce moment. C'est pour cela que partout s'affichaient des panneaux que l'on aurait pu qualifié comme des panneaux de propagandes, afin de rassurer le peuple. Ils livraient comme messages des choses du genre : « La Chancelière Paige et le WICKED veillent sur vous ! ». Et c'est aussi pour cela que Hélène allait dans la rue, parler aux gens, les rassurer. Elle n'aimait pas ça mais elle se forçait à sourire et avec le petit badge « Mlle. Lopez Responsable de la défense, WICKED » accroché sur sa veste. Les plus hautes autorités du WICKED souhaitaient que se soit des gens comme Hélène qui aillent rencontrer les gens. Cela donnait une autre image que celle du vieillard à lunette derrière son ordinateur ou alors disséquant un corps, images qui ne fussent pas fausses d'ailleurs mais qu'il ne valait mieux ne pas montrer. Hélène accosta donc plusieurs personnes, leur expliquant certaines choses, répondant aux questions… Et les personnes ressortaient souvent rassurées de ces explications. Il ne manquait ensuite plus que ces personnes racontent à d'autres ce qui avait été expliqué et l'ambiance s'améliorait.

Hélène, toujours le sourire aux lèvres croisa le regard d'une jeune fille. Celle ci paraissait étrange et pas de très bonne humeur. Hélène s'approcha donc d'elle et commença sa présentation :

- Bonjour ! Comment allez vous ? Je me présente, je suis Mlle. Lopez, responsable de la défense au sein du WICKED. Nous menons en ce moment une campagne de sensibilisation afin de répondre aux questions que vous pouvez vous poser. Après tout c'est toujours plus agréable d'avoir des réponses aux questions que l'on se posent, n'est ce pas ?

Au fond Hélène commençait à se prendre à ce jeu. C'était effectivement amusant de voir les gens satisfaits avec des réponses parfois évidentes et inutiles.

©Hélène

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MessageDim 12 Avr - 17:54



 
Hélène & Cress
Alors que la sincérité t’assurait la mort, tu l’as choisie.

 
« … Protec… Bientôt… Dangereux… Re…mer… Interdic… Conseils… Infec… »
Une main s’échappa de sous tes draps chauds, à tâtons tu te mis à chercher ton réveil jusqu’à atteindre un de ses boutons. Le visage encore enfouie dans ton oreiller tu te mis à régler la fréquence de l’engin jusqu’à ce que la voix du présentateur se stabilise. Il ne faisait que répéter les mêmes choses depuis environ trois jours et pourtant tu continuais d’être aux aguets en cas d’un quelconque changement.
« En cas des récentes menaces d’un groupe d’infectés la ville de Denver a appelé le WICKED en renfort. La ville se retrouve désormais sous la protection du WICKED et de ses membres. Les infectés s’approchent à une vitesse incroyable et il semblerait qu’ils soient bientôt là. Il est dangereux de s’aventurer en dehors de la ville et est désormais interdit aux citoyens de côtoyer une personne susceptible d’être contaminée. Toute personne suspecte se doit d’être dénoncée aux autorités pour le bien de la population. De nouveaux tests risquent d’être effectués ces jours-ci et il vous est conseillé de ne pas les rater. »

Un sourire s’étira sur tes lèvres tandis que tes doigts caressaient les multiples piqures faites sur ton bras. Combien leur en fallait-il encore ? Tu respiras profondément l’odeur de ton parfum imprimé dans le tissu de ton oreiller avant de te décider à te lever. Et alors ce fut la routine matinale qui s’ensuivit. Tu avalas des pâtisseries, te lavas les dents, pris une douche et t’arrêtas devant ton armoire emplie de vêtements de toutes sortes. Tu n’avais pas envie de te casser la tête et voulais quelque chose de confortable, tu enfilas un t-shirt blanc trop large pour toi et pantalon déchiré. Tu te fis une grossière queue-de-cheval puis te glissas dans une paire de basket.

Arrivée dans ton petit salon, tu te laissas tomber à la renverse sur ton vieux canapé troué. L’écran en face de toi s’alluma, la tête renversée, tu recevais l’image à l’envers. Tu plissas légèrement les yeux afin de lire ce qui était écrit et d’une voix presque inaudible tu dis quelques mots.

« …WI…CKED. »
Alors tu soupiras avant d’éteindre l’écran d’un claquement de doigt. Encore une de leur campagne de pub répugnante. Depuis ta plus tendre enfance tu ne faisais qu’observer leurs louanges diffusées sur toutes les chaînes. Face à tes parents tu approuvais leurs faits, mais en vérité tu admirais les gens menant des actions contre ce gouvernement. Ou plutôt cette dictature.

Tu fis une grimace lorsque ton visage devint entièrement rouge et que tu eus l’impression que ta tête allait exploser sous la quantité de sang qui s’y était réfugié. Tu te relevas rapidement, peut être trop rapidement étant donné les vertiges qui t’assaillirent. Tu restas planté au milieu de ton studio pendant plusieurs longues secondes, le temps de reprendre le contrôle de ton corps puis tu te dirigeas vers une grande baie vitrée donnant sur un balcon. Tu avais la chance de te retrouver au quatrième étage ainsi tu avais une vue sur toute la rue et un bout du quartier. Tu t’appuyas sur la rambarde de métal et observas cette allée que tu connaissais tant. Au fil des années tu l’avais apprise par cœur. Mais cette fois-ci quelque chose était différent. D’énormes écrans étaient accrochés à chaque façade, à chaque coin de rue on en trouvait un. Ils avaient dut les installer cette nuit pour l’arrivée du WICKED en ville. Une fois de plus tu soupiras.

Tu refermas la baie, l’air contrariée. Quelque chose te rendait nerveuse et cette situation ne te rassurait pas. Alors tu pensas au Bras Droit, comment allais-tu faire désormais ? Déjà sans le WICKED tu préférais rester sur tes gardes et te rendre au QG seulement trois fois par semaine mais maintenant qu’ils étaient là ? Mais leur présence pouvait aussi être un avantage, ainsi tout s’inversait. Ce n’était plus vous qui alliez à eux mais eux qui venaient à vous. Les chances de se faire repérer devenaient certes plus fortes mais vous aviez aussi plus de possibilités et de facilités d’approche et d’attaque. Tu devais être prudente désormais, le moindre faux pas pourrait t’envoyer en prison aux côtés des fondus.

« Bon… Je resterai la gentille petite peintre et photographe de Denver. Celle que tout le monde aime pour ses photos de famille et ses portraits. Compris ? » Lorsque ta Cress acquiesça d’un cri enthousiaste tu ne pus t’empêcher de sourire.

Puis tu descendis dans la rue, tu fus étonnée en voyant la quantité de gens se trouvant dans les rues. Ils avaient tous les yeux rivés sur les écrans comme un enfant aurait le regard fixé sur un nouveau jouet. C’était agaçant. Tu n’aimais pas le fait qu’ils soient aussi naïfs, qu’ils admirent un tel monstre. Ce qui était le plus agaçant était que beaucoup d’entre eux se sont fait arracher leurs enfants pour nourrir leurs abominables expériences et pourtant ils continuent de chanter leur gloire ? Tu balanças ta tête de droite à gauche face à cette incompréhension et te fis un chemin à travers cette marée de gens. A un peu plus de six mètres une femme semblait discuter avec des habitants de la ville. Tu ne l’avais jamais vu dans les parages mais étant donné sa façon de se tenir elle devait appartenir au WICKED. Une vague de dégoût te submergea soudainement. Et à ce moment précis son regard croisa le tien, ses pas se dirigèrent alors vers toi. Pendant un instant tu crus qu’elle vint t’arrêter mais cette idée disparue rapidement de ton esprit, c’était impossible ou vraiment peu probable.

Dès qu’elle s’arrêta face à toi, tu eus un mouvement de recul et t’écartas d’elle d’environ deux pas. Regardas alors sa tenue parfaitement lisse et repassée, sa coiffure était impeccable et pas une seule mèche ne s’en échappait. Tu te sentis vraiment négligée à côté de cette femme et le fait qu’elle soit ravissante n’arrangeait pas les choses. Tu l’aurais sûrement complimenté si elle ne faisait pas partie du mauvais côté. Puis ses lèvres s’ouvrirent et elle commença à parler, sûrement était-ce le même discours qu’elle racontait à tout le monde.

« Bonjour ! Comment allez-vous ? Je me présente, je suis Mlle. Lopez, responsable de la défense au sein du WICKED. Nous menons en ce moment une campagne de sensibilisation afin de répondre aux questions que vous pouvez vous poser. Après tout c’est toujours plus agréable d’avoir des réponses aux questions que l’on se pose, n’est ce pas ? »

Mais d’où lui venait tout cet enthousiasme ? Tu fronças légèrement les sourcils face à elle, sa présence commençait déjà à t’énerver et si cela continuait ton masque de gentille citoyenne tomberait vite à l’eau. Malheureusement pour toi, tu ne pus retenir un rire lorsqu’elle te demanda comment tu allais. C’était vraiment hypocrite de sa part. Tu croisas alors les bras sous ta poitrine et haussas les sourcils écoutant la suite de son speech et lorsqu’elle eut finit tu ne pus retenir ta bouche. Les mots s’envolèrent sans que tu ne puisses faire quoi que ce soit. Tu étais parfois trop franche avec toi-même.

« Et bien, ça va pour le mieux si on oublie le fait que ma ville est sur le point de se faire détruire par une horde de fondus et que vous et votre WICKED venez vous installer ici, le ton que tu avais employé se faisait arrogant et provocateur puis tu continuas avec une légère teinte accusatrice dans le regard, et vous appelez ça une campagne de sensibilisation ?, tu pointas l’un des écrans en haussant un sourcil. Je dirais plus que c’est de la propagande, ou même un lavage de cerveau. Et veuillez m’excuser Mlle. Lopez mais ce serait d’autant plus agréable si ce n’est pas vous qui répondez à mes questions. »


Tu te retins de te mordre la lèvre, tu avais décidément trop parlé mais au moins tu lui avais montré ton point de vue et fais comprendre que tu ne marchais pas dans leur petit jeu.
(c) B-NET
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MessageLun 20 Avr - 17:34


Antonymes




C'était à priori une petite rebelle qui se trouvait devant Hélène. Rien qu'après quelques mots, un sourire, n'exprimant pas la joie bien entendu, s'était étendu sur son visage. Un rire sortit de ce sourire. Encore ici un rire non sans moquerie. Mais ne souhaitant pas couper l'agent du WICKED, elle se contenta de croiser les bras et d'attendre la fin du discours tout prêt. Dès le dernier mot prononcé par Hélène, ce fut cet jeune fille qui prit la parole :

- Et bien, ça va pour le mieux si on oublie le fait que ma ville est sur le point de se faire détruire par une horde de fondus et que vous et votre WICKED venez vous installer ici, elle respira à peine entre les deux phrases suivantes. Et vous appelez ça une campagne de sensibilisation ?

C'était bien une petite rebelle. Encore une insatisfaite, une incompétente se permettant de critiquer le Gouvernement. Elle pointa d'ailleurs du doigt un panneau où était représentée la Chancelière Paige puis continua de monopoliser la parole, Hélène la laissait faire :

- Je dirais plus que c’est de la propagande, ou même un lavage de cerveau. Et veuillez m’excuser Mlle. Lopez mais ce serait d’autant plus agréable si ce n’est pas vous qui répondez à mes questions.

C'était presque avec arrogance qu'elle s'exprimait. Cette jeune fille n'avait-elle pas la crainte de se faire arrêter. Elle eu de la chance de tomber sur Hélène. Contrairement à ses collègues, elle savait réfléchir, elle aimait comprendre et elle possédait la curiosité du scientifique. Mais après avoir eu satisfaction, Hélène prenait aussi soin de traiter les concernés d'une manière bien plus dure que l'aurait pu faire ses collègues. L'on pouvait dire que, en contre partie de sa clémence au niveau de l'expression, elle s'autorisait à être un temps soit peu plus rigide. Elle arborait maintenant elle aussi un sourire de moquerie, narquois. Elle prit la parole à la suite de son interlocutrice :

- C'est en effet déplorable ce qui arrive à cette ville, cela nous embête autant que vous, soyez en assurée. Mais je doute que l'état de stress dans lequel on peut être en l'attente d'une médiocre attaque de fondus soit tel qu'il nous pousse à critiquer autant le Gouvernement international. D'ailleurs, ce que vous décrivez comme un lavage de cerveau est juste un moyen d'informations. Préfériez vous vivre dans l’ignorance ? Bien que, vu votre opinion, ce ne soit en fait le cas.

Le sarcasme transcendait la voix d'Hélène. Elle n'avait pas envie de se la jouer rigide aujourd'hui. La lassitude de cette attitude la prenait. Et puis elle était avec une femme. C'est toujours plus agréable de parler avec une personne qui vous ressemble ne serait-ce qu'au minimum de l'apparence. Car les deux femmes mesuraient à peu près la même taille. Hélène dépassait peut être de quelques centimètres grâce à ses talons. Les deux possédaient des cheveux bruns, ceux d'Hélène raides et magnifiquement bien coiffés, ceux de l'inconnue assez ébouriffés.

Puis Hélène continua, ayant tout de même envie de rappeler qu'elle avait autorité ici :

- Vous savez que pour vos mots, vous pourriez être arrêtée et mise en garde à vue. Ceci, bien entendu, en prévention à un comportement agressif et pouvant troubler l'ordre publique. D'ailleurs, vous êtes en état d'arrestation, veillez me suivre je vous prie, ajouta Hélène avec quelques secondes d'écart entre les phrases, comme si elle avait entre deux réfléchi et avait décidé d'arrêter la jeune femme.

Si Hélène avait bon, et que cette inconnue fut une des rebelles mentionnées dans le rapport qu'elle avait lu quelques heures auparavant, elle allait pouvoir s'amuser un peu.  

©Hélène

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