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Always and forever. [Jared ft. Isaline]

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MessageDim 3 Juil - 21:50

Always and forever.
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Peu à peu, je le voyais reprendre ses esprits. Il semblait écouter et se concentrer pour tout entendre. Je lui souris donc doucement. Sa respiration quant à elle se calquait peu à peu sur la mienne pour enfin retrouver un rythme normal. Ainsi, peu de temps après, nous nous relevions. J’étais légèrement fière de moi. J’avais réussi quelque chose de ma journée. L’aider. Je le ferai encore d’ailleurs. Autant de fois qu’il le faudra. Je regardais autour de nous tandis que, sans un bruit, il récupéra son sac et en sortit de quoi faire un bandage. Je détournais mes yeux pour reporter mon regard vers lui. Il disait de ne pas bouger, je le fis donc tout en plantant mes yeux dans les siens. Il serra à deux reprises le bandage à l’aide de deux nœuds. Je connaissais les gestes qu’il faisait. En effet, j’avais l’habitude de me les faire moi-même en vue du nombre de blessures que j’avais déjà eu auparavant. Puis, au bout de quelques minutes, Jared brisa de nouveau le silence qu’il y avait autour d’eux. Laissant la bulle presque idyllique qu’ils formaient par leurs deux présences se dissoudre peu à peu. Son refuge ? Oui, de toute façon, je me voyais mal rentrer chez moi ce soir. Et le fait que nous ne soyons pas dans le meilleur état possible ne nous permettait pas de naviguer à travers toutes les rues de la ville. J’acquiesçais ainsi me rendant compte alors que le soir ne tarderait pas. La journée avait été étrange. Etrange et bouleversante. J’étais bien passée par toutes les émotions possibles et imaginables. Pire que des montagnes russes. Les montagnes de mon cœur. Un autre genre. Une autre histoire. En la débutant, je ne penserai pas qu’elle se passerait ainsi mais surtout qu’elle changerait ma vie à tout jamais. Je repris sa main.

- Alors…allons-y.

*****


La boite venait de remonter, encore une fois. Apportant à l’enfer, un nouveau malheureux. Le pauvre ne savait pas encore à quoi il s’attendait. Il espérait, pensait que c’était un rêve. J’avais été dans le même cas il y a de cela 6mois. Le temps passait. On comprenait. J’avais compris qu’il faudrait un bon bout de temps avant de sortir. Si c’était le cas. Pas que je ne croyais pas aux coureurs, loin de là. Toute ma confiance allait vers eux. Ils faisaient un travail exceptionnel tout comme leurs trappeurs d’ailleurs. Je voyais donc ce qu’ils en payaient. Heureusement qu’ils étaient là. Je regardais d’ailleurs la plupart de ces derniers revenir du labyrinthe où ils venaient, encore une fois, de risquer leurs vies. Aucun n’avait l’air blessé, pour une fois. Je lâchais mon soupir de soulagement qui me restait toujours en travers de la gorge jusqu’à ce qu’ils ne rentrent tous, sains et saufs. Le WICKED espérait le contraire. J’étais ravie d’être à l’inverse d’eux.

*****

Nous marchions. Je le suivais dans ces directions. Je me rendis compte qu’il connaissait bien mieux la ville que moi. Mon sens de l’orientation n’étant pas énormément développé, je comprenais l’évidence. Je regardais donc autour de nous afin de me repérer bien plus tard, au cas où. Nous nous rapprochions peu à peu de là où nous devions aller. Le sous-sol d’un vieil immeuble à ce que j’avais compris. C’était plutôt intelligent d’ailleurs. Cela ne m’étonnait même pas de lui. Pourtant, je continuais de me taire cherchant au plus profond de moi-même que dire. De quoi parler ? Parler de choses banales ? Étrange vu le contexte. Du passé ? Non, certainement pas ! Il en était hors de question. Je penchais la tête sur le côté regardant le soleil se coucher. Le regardant disparaitre comme j’espérais voir disparaître totalement de ma vie ce qu’il arrivait au monde. Trop de rêves. J’en étais peuplé. Toujours. L’espoir n’était pas à ma porte mais j’avais déjà cela. C’était mieux que rien. Vivre de ses rêves était une façon de vivre. Vivre, cela faisait un moment que je n’y pensais même plus. Peut être que Jared faisait renaître cette petite flamme ? Aucune idée mais je voulais me battre. Encore plus qu’avant.

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MessageMar 12 Juil - 15:18

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La jeune fille me fit confiance et elle se laissa faire. Je lui avait dit de ne pas bouger et c'était ce qu'elle avait fait. Nous avions tous deux été blessés que ce soit physiquement ou moralement. Par la suite, je me levais bien décidé à bouger d'ici. Nous n'allions sûrement pas passer la nuit ici, c'était beaucoup trop dangereux, je savais très bien que les infectés se manifestaient ici et je n'avais pas envie d'attraper la maladie. Nos deux mains se touchèrent et nous nous mirent en chemin. Le refuge n'était pas loin du tout. Je ne parlais pas, j'en avais pas vraiment la force à ce moment. Je ne cessais de penser à tout ce qui s'était passé en quelques minutes. Je fixais l'horizon et je ne tardais pas à apercevoir l'immeuble abandonné que je cherchais. La ville était inconnue pour elle. Elle regardait partout sans savoir où donner de la tête alors que de mon côté, je me contentais d'avancer sans prêter attention autour de moi. J'avais tellement l'habitude, alors je traçais. J'étais pressé d'être à l'abri et de pouvoir me poser. Nous arrivâmes enfin et je poussais la porte tout doucement. Je me stoppais pendant quelques secondes et tendit l'oreille vers les escaliers. Il fallait que j'entende si des infectés n'étaient pas loin, mais je n'entendis rien. Tant mieux. Je serrais sa main et la tirais vers moi pour que l'on se dirige vers l'escalier d'en dessous.

- Ne fais surtout pas de bruit, lui fis-je.

Il ne fallait pas en faire tant que nous n'étions pas dans le sous-sol. Pour une raison que j'ignorais, les infectés semblaient avoir bien plus d’ouïe que nous. Pourquoi ? Car ils n'étaient plus vraiment humains et avaient développé leur talent de chasseur. Mes chaussures glissaient légèrement sur les escaliers et je fis bien attention de ne tomber. Mon cœur battait à cent à l'heure à chaque fois que j'empruntais ce chemin, mais je ne laissais pas la peur m'envahir, je savais très bien la contrôler. Plus nous descendions et plus il faisait noir. Je poussais une autre porte, cette fois-ci elle était en pierre et elle était plutôt épaisse.

- Le sous-sol, chuchotais-je.

Je poussais la grande porte et je la laissais passer. Je m'assurais que tout était bon et je refermais tout sans faire de bruit. J'avais appris à être très discret et prudent. Des attaques surprises me l'avaient bien appris. J'avais espéré que cela n'allait pas arriver et les petits infectés ne s'étaient pas montrés. Tant mieux, nous avions eu nos émotions pour la journée. Je fouillais dans la poche avant de mon sac et sortis la lampe torche. Je connaissais les lieux par cœur mais pas Isaline. Je repris sa main et je la guidais vers mon « petit chez moi ». Il y avait un grand et vieux matelas. Le reste était dans mon sac à dos. Je transportais tout toujours avec moi par mesure de sécurité. Je lui fis signe de s’asseoir à mes côtés sur le matelas. Peu à peu il faisait moins sombre car nos yeux s’habituaient. Nous arrivions facilement à nous voir l'un et l'autre. Ma main se posa sur sa joue et je lui déposais un baiser sur les lèvres.

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MessageMar 12 Juil - 22:06

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Je continuais de faire défiler les images de la route que nous venions d’emprunter pour m’en rappeler. Je pensais pouvoir m’en sortir, du moins pour l’instant. Il avançait vite, traçant son chemin à travers les rues de la ville. Sans même regarder où il allait. Evidemment que non, il le savait parfaitement. Par cœur. C’était un geste habituel désormais, un trajet qu’il faisait peut être même tous les jours. Aucune idée. Je n’en savais rien. Puis, il ralentit légèrement, arrivant devant le bâtiment. Je fis de même, suivant ainsi son rythme. Doucement, il poussa la porte d’entrée dans un bruit à peine audible. Il faisait attention et essayait d’entendre…sûrement…si du monde était là. Des infectés si je devinais bien. Je coupais ma respiration sans même m’en rendre compte faisant de même. Attentivement, je tendis l’oreille, sans rien percevoir. Apparemment, lui aussi, puisqu’il reprit ma main lorsque nous nous dirigions vers un escalier. Il me dit de ne pas faire de bruit même si c’était déjà le cas. Une pointe d’adrénaline entra en moi pendant ces quelques pas. Ridicule mais bon…J’étais ainsi. Je prenais une respiration lente et absolument sans bruit. Pas le moins du monde essoufflée comme je l’étais il y a encore quelques heures. J’acquiesçais tout de même pour lui faire comprendre que j’avais compris sans prononcer le moindre mot. C’était préférable et il n’y en avait aucunement besoin à cet instant précis. Le silence refit surface. Je le suivis, observant ses pieds afin de les poser exactement au même endroit. J’étais certaine de faire moins de bruit comme cela. Sait-on jamais si les marches craquaient à certains endroits. Je n’avais guère envie de me retrouver face à un malade. Pas aujourd’hui. Les autres non plus mais encore moins là. Pas après tout ce que nous avions eu. Cela aurait été de trop. Je sentais les battements de mon cœur accélérer. Puis, Jared ouvrit une deuxième porte. Plus épaisse. En pierre. Le sous sol à ce qu’il disait.  J’y pénétrais avant lui puisqu’il m’y laissait passer. J’avançais de quelques pas tandis qu’il regardait si tout était correct afin de pouvoir refermer. C’était le cas. Nous avions enfin eu de la chance aujourd’hui. On en avait manqué auparavant alors je lâchais enfin un léger soupir de soulagement, reprenant une respiration tout à fait normale. Il faisait sombre autour de nous et je plissais légèrement les yeux tandis que le garçon à mes côtés sortit une lampe torche de son sac. Je le sentis reprendre ma main et fut de suite plus rassurée bien que rien ne pouvait le montrer. Il avançait vers un lieu qu’il, cette fois j’en étais sûre, connaissait absolument par cœur. Et enfin, je distinguais un matelas. C’était tout et cela suffisait plus que largement. Pour terminer, il s’assit sur le seul objet de la pièce et m’invita à faire de même. Ce que je ne tardais pas à exécuter d’ailleurs, pliant mes jambes de façon à me retrouver en tailleur sans que mes pieds touchent tout de même le matelas. Le fait qu’il faisait sombre et qu’on ne voyait strictement rien ne me dérangeait plus. Au contraire. Je m’habituais et me surpris même à voir entièrement Jared de la tête au pied. C’était sûrement que mes yeux s’y habituaient. Ainsi, je vis sa main se déposer sur ma joue et j’y ajoutais doucement la mienne avant de faire un léger sourire lorsque ses lèvres se déposèrent sur les miennes pour un simple baiser, que je lui rendis de la même façon immédiatement mais chastement. Avant, de me reculer de quelques centimètres, sentant encore son souffle tout près de moi. Je ne m’éloignais pas plus. Je ne le voulais pas, ni ma tête ni mon cœur. Je relevais donc mes yeux vers les siens, et y plongea mon regard. J’en voyais à peine la couleur. Cependant, je savais que les miens étaient bleus, presque gris tellement ils étaient clairs. De la même couleur qu’un océan qui se prolongeait à l’infini. Un océan de tristesse d’ordinaire. Et désormais, ils avaient la même couleur que le ciel. Un ciel de tranquillité absolument impressionnait avec tout ce qui s’était passé.  
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MessageVen 15 Juil - 22:25

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Ses lèvres étaient si douces et je profitais du moment présent comme si c'était un trésor. On ne savait jamais si nous allions êtres là demain ou encore dans quelques heures. Il y avait toujours un danger d'être attaqués par les infectés ou bien d'attraper la maladie et puis mourir. Notre avenir était si incertain. La jeune fille m'avait suivi. Elle avait doucement découvert cette petite pièce où je vivais ces dernières semaines. Je changeais souvent d'endroit, mais j'avouais que celui m'était très précieux car il était vraiment bien abrité. Le jour où les infectés auront compris ma petite ruse, je n'aurais plus qu'à déménager de nouveau. Elle avait prit ma main et puis s'était assise sur le matelas à côté de moi. J'avais également sentis son sourire quand ma main s'était posée sur sa joue. Je l'avais embrassé et elle m'avait embrassé de retour. Je pouvais à présent sentir ses lèvres sur les miennes. Je sentais mon cœur battre un peu plus vite au fur et à mesure. Pourquoi étais-je en train de réagir comme cela ? Pourquoi m'attirait-elle autant ? Ça faisait longtemps que je n'avais pas été de la sorte avec une fille, mais ce n'était pas la raison. Isaline avait quelque chose de spécial, mais je n'arrivais pas à mettre la main dessus. J'avais envie de la protéger coûte que coûte.

* * *

Oui j'étais fou. Je m'aventurais dans le sous-sol de ce magasin sans savoir ce qui allait m'arriver, mais pourtant j'en avais envie. Pourquoi ? Je n'avais pas eu ma dose d'adrénaline pour la journée ou quoi ? Il fallait croire. N'importe quel idiot ferait demi-tour en se contentant de chercher dans le magasin, mais moi, je n'étais pas comme les autres, j'étais plus futé et plus débrouillard. Alors je me mis à descendre doucement les marches. Elles étaient assez épaisses et plus je m'avançais dans le noir et plus je sentais la fraîcheur m'envahir. Il faisait drôlement frais. Je me demandais bien ce qu'il pouvait y avoir de cacher là-dedans. J'eus bientôt ma réponse car j'aperçus déjà des grandes étagères. Je passais doucement mes doigts dessus. C'était tout poussiéreux. Je dirigeais la lampe torche vers ces étagères. Il y avait des récipients de verres remplis de toiles d'araignées. Y avait-il à manger ? Pas sûr, mais je continuais ma petite recherche. Je tombais sur des libres, et j'en mis quelques uns dans mon sac. Je passais mon temps à m'ennuyer alors autant tuer ce temps à des choses utiles comme la lecture ! Je trouvais aussi des trucs inutiles comme des vieilles cassettes ou bien encore des grands Cds. C'était très vieux et cela remontait à plusieurs générations. Bientôt je tombais sur des boites de conserves. Mon cœur fit un grand bond. Des boites de conserves ! Je posais très vite la main dessus, mais dans mon excitement, je fis tomber quelque chose en verre sur le sol. Splash ! Je venais de faire une énorme bêtise.

* * *

Je sentais que ses yeux regardaient les miens avec attention et j'aimais tellement la couleur des siens, ils étaient magnifiques tout comme elle. Le baiser ne suffisait pas et bientôt je l'attirais doucement à moi. Ma main se posa dans son dos et lentement avec mon autre main, mes doigts se mirent à caresser ses bras. Qu'étais-je donc en train de faire ? Allait-elle me laisser la toucher de la sorte ? C'était une inconnue et pourtant elle ne l'était pas pour moi, j'avais la sensation de la connaître, mais en même temps je voulais tant la découvrir. Ressentait-elle la même chose pour moi ? Le rouge sur mes joues était très révélateur de tout ce que j'étais en train de ressentir et de ce qu'elle était en train de me faire ressentir. Je me penchais vers elle et je déposais des doux et tendre baisers dans son cou tout en caressant sa peau en même temps. Ma main allait de son bras jusqu'à dans son dos pour revenir vers sa nuque.

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MessageMer 10 Aoû - 20:56

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Il était là et y restait. Depuis combien de temps cela ne s’était pas produit ? Je ne m’en souviens même pas. Avais-je déjà fait confiance à quelqu’un avant ? Oui mais rarement. Alors pourquoi lui ? Jared ? Qu’est ce qu’il avait en plus ? Aucune idée mais il était là. Et puis pourquoi toutes ces questions après tout ? De toute façon le monde tombait en même temps que nous alors de quoi fallait-il se préoccuper ? De notre vie surtout. C’était les petites choses comme celles-ci qui la font sortir de ce nouvel ordinaire. Ces banalités d’avant qui n’en sont plus. Ces choses que l’on faisait par routine et qu’on se demande encore ci ceci n’est pas qu’un rêve. Puis, il y a les imprévus. Ce qui vous fait sourire. Ce qui vous fait espérer. En vous. En l’humanité. En un avenir un peu moins médiocre. Je crois qu’il était tout cela à la fois. Toutes ces choses se regroupaient désormais en lui pour n’en former plus qu’une : un jeune homme qui a été aussi paumé que moi. Jared était ce bonheur d’un instant, ce rêve d’échappatoire, ce moment d’adrénaline et d’interdit. Jared était surtout Jared. C’est sûrement pour cela aussi que je suis encore là à ce moment-ci.

Je sentis sa main me rapprocher de lui. Doucement. Je le laissais faire quittant enfin mes yeux des siens. Mon regard divergea un peu partout puis revient à son point de départ. Comme toujours. C’était comme deux aimants. Incapable de se détacher trop longtemps. Le besoin de ce contact visuel. Le moyen de se raccrocher à quelqu’un. Surtout lui. Bon sang Isaline, reprends toi ! Depuis quand fonctionne tu ainsi ? Depuis quand c’est si facile de t’amadouer ? Depuis quand…Depuis que tu peux mourir demain. Ou même aujourd’hui. Dans cinq minutes. Une heure. Ce soir. Bientôt. Un jour. Le plus tard possible. Je rougis instinctivement en sentant ses mains sur mes bras. Cependant, je fus très vite rassurée lorsque je vis que je n’étais pas la seule. Je lui souris doucement avant de le laisser embrasser mon cou. Les battements de mon cœur accéléraient de façon anormale. Il y avait l’inconnu. Ce que je connaissais. Ce que je voulais connaitre. Puis il y avait tout à la fois. Un mélange anormal qui se faisait ressentir. Quelque chose de puissant, fort, enivrant. Jared était un inconnu et pourtant…

*****

Ma respiration était saccadée. Encore. Je regardais les personnes autour de moi et me relevait une énième fois au milieu de la nuit tandis que la plupart dormait tranquillement. Je savais que je n’étais pas la seule debout à cette heure tardive. Je tournais la tête et aperçu d’ailleurs Andy que je reconnu de loin. Il n’était pas le seul à avoir des insomnies. Je continuais d’avancer avant de m’asseoir par terre, au milieu du bloc. Je ne me sentais pas capable d’aller plus loin. Je repliais mes jambes tremblantes contre ma poitrine et y enfouit ma tête. Puis, je ne bougeais plus. J’étais bien comme ça. Un peu au milieu de nulle part. Un peu seule au monde. Un peu protégée du reste. Un peu trop d’illusions. J’étais bien parce que je ne voulais plus ni entendre ni voir. Plus comprendre ni savoir. Je voulais vivre. Tranquillement. Normalement. Je voulais. Sauf qu’entre vouloir et avoir il y avait beaucoup de chemins. Je ne posséderai jamais ce que je voudrai puisque tout cela s’est perdu en route. Égaré. Paumé. Comme moi. Comme nous. Comme le WICKED. Comme eux. Comme le monde et l’humanité. Personne n’était à l’abri. Personne n’était heureux. Personne n’était inutile. On était nous. On resterait nous. A notre manière.

*****

Je sentais sa main dans mon dos remonter jusqu’à ma nuque. Je continuais de sourire comme si c’était la chose essentielle à faire à cet instant précis. Sans réellement me rendre compte de ce que j’étais en train de faire mes lèvres vinrent se déposer sur sa tempe. Puis, elles descendirent. Petit à petit. Lentement. Doucement. Sur sa joue. Près des siennes. Sur sa mâchoire. Une de mes mains s’était posées sur son cou tandis que l’autre s’était naturellement déposée sur sa hanche opposée. Ma tête ne contrôlait plus rien du tout. Mes gestes se faisaient instinctivement comme s’ils étaient écrits à l’avance. Peut être que c’était ça. Peut être que rien n’était dû au hasard mais que tout était écrit. Peut être que nous n’étions pas des pantins du destin. Peut être que pour savoir l’avenir, il suffisait de tourner la page et de lire, chaque mot, l’un après l’autre.
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MessageSam 13 Aoû - 18:31

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Splash. Oui, la chose en verre venait de se briser en mille morceaux sur le sol. Je pris les deux boites de conserve très vite pour les mettre dans mon sac. Quoi qu'il arrive je les voulais. À peine que j'eus refermé mon sac que j'entendis un bruit inconnu mais familier. Des grognements. Merde. J'aurais dû me douter que cave = infecté. Tout le monde savait ça non ? Pourquoi ? Ça j'en n'en savais rien mais pourtant il existait bien des endroits sous terre que les infectés fuyaient. Je n'avais pas encore trouvé la raison, mais j'avais vraiment été inconscient d'aller ici. Même sur la porte il y avait des traces de mains qui avaient gratté, mais la faim avait été plus forte, elle avait fait ombre à ma raison. Les grognements se rapprochaient et je pus même distinguer une ombre. Il fallait que je me cache ou que je fuis le plus vite possible ? Quelle était la meilleure option ?

* * *

Ma main était posée sur son cou puis descendait petit à petit. À chaque seconde j'avais l'impression de la découvrir encore un petit peu plus, mais en même temps de violer son intimité. Cependant la jeune fille ne le pensait pas comme ça et répondit à mes gestes. Si elle le pensait elle ne l'aurait pas fait et m'aurait envoyé un grand coup de poing dans la figure. En temps normal c'était ce qui se serait passé mais le monde avait changé, les circonstances étaient différentes et nous humains, nous suivions tout simplement. Ses yeux se dirigèrent vers les miens de nouveau et je me mis à sourire, elle aussi. Lorsque nous sourions, nous entraînions l'un et l'autre dans cette joie contagieuse. Depuis quand n'avais-je pas ressenti ce genre de joie-là ? J'étais bien incapable de le dire tellement je ne me souvenais que de l'horreur. Ses joues se mirent à rougir comme les miennes et bientôt je ne fus plus gêné de cela. Je pouvais sentir son pouls s’accélérer au fur et à mesure de mes gestes et mon cœur s'accompagnait au rythme du sien. Il y avait cette envie que j'avais déjà ressenti une fois, mais j'avais l'impression que c'était il y avait longtemps. C'était dans un autre monde, un monde presque en paix mais qui commençait à s’effondrer. C'était au moment où les gens commençaient à s'inquiéter de voir toujours les même choses à la télévision. C'était au moment où je vivais à Londres, où j'étais encore chez mes parents. C'était, oui, dans une autre époque.. Je n'avais même plus le souvenir que cette sensation était si forte que c'était totalement incontrôlable. Ses lèvres déposèrent des baisers sur mon visage et elle descendait au fur et à mesure. À chaque fraction de seconde mon cœur faisait des bonds étranges et ma respiration commençaient à devenir elle aussi légèrement saccadée. Je sentis sa main venir sur ma hanche et je fis de même. Je la rapprochais le plus près de moi. Ses gestes se faisaient de moins en moins réfléchis, je ne calculais plus rien moi non plus. La raison m'avait abandonnée pour laisser place à mon instinct. Mon instinct avait toujours été le plus sauvage en survie et ça semblait être encore pire ici. Je me mis à l'embrasser avec encore plus de passion. Ma main s'aventurait maintenant sur son dos nu pour descendre petit à petit. Je basculais légèrement vers l'avant et me retrouvais sur Isaline nez à nez avec elle. Je lui souris doucement.

- Il n'y a pas d'infectés ici.. il y a personne.. un miracle.

Je me penchai et déposais des baisers sur son cou avec lenteur. Mes mains glissaient lentement sur ses jambes et remontais vers ses hanches.

- Tu viens d'où Isaline ?, demandais-je.

La question n'allait pas du tout avec le moment, mais c'était tout à fait moi.

- Moi, je viens de Londres. Je pense que tu l'aurais deviné, ajoutais-je avec un petit rire amusé.

De Londres oui, mais il m'arrivait encore de laisser échapper des mots en allemand comme tout à l'heure, Vienne était ma seconde maison. Elle me manquait. J'avais tout mes meilleurs souvenirs là-bas, mais aujourd’hui, je comprenais enfin que j'avais la possibilité de m'en créer de nouveau tout aussi merveilleux.

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MessageSam 18 Fév - 23:21

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C’était donc dans la nuit noire que je restais longuement assise. Je réfléchissais en me demandant sûrement pourquoi je me lamentais encore sur mon propre sort. C’était certain que je n’étais pas dans la meilleure solution possible, cependant une grande part de moi me disait encore que ce n’était que le début du calvaire. Je levais les mains devant mon visage, les joues séchées par les larmes qui ne coulaient désormais plus. Mes yeux me brûlaient, c’était devenu une bien triste habitude. Mon regard descendait ainsi jusqu’au bout de mes doigts tandis que ceux-ci ne cessaient leurs tremblements. Il faudrait encore un moment avant de ne pouvoir réussir à me relever. Je le ferai bien tôt ou tard. Je n’abandonnais pas si facilement.

*****

Je frissonnais à chacun de ses contacts. C’était incroyable comment un simple mouvement pouvait me provoquer tant de sensations. Je n’avais pas l’impression d’aller trop vite. Rien ne l’était jamais assez avec lui. Il est vrai que je le laissais faire parce que je ne ressentais à aucun moment le besoin de l’arrêter. J’étais tellement mieux ainsi. Le moment n’en était que plus agréable. Je profitais de ces quelques moments heureux et paisibles. Je ne savais pas quand serait la prochaine fois. Arrivera t-elle-même ? Ce n’était pas sûr alors autant précipiter les choses dans une certaine mesure. Mes joues étaient toujours aussi rouges bien que je ne le remarquais même plus. Ce n’était plus les détails qui m’intéressaient mais simplement le jeune homme en face de moi.

Je poursuivais encore mes baisers le long de sa peau avant de remonter doucement jusqu’à ses lèvres sur lesquelles je déposais lentement les miennes. Mes doigts firent pression sur lui, je ne voulais pas le lâcher. Pas pour le moment. Je me reculais doucement caressant sa joue avant de frôler plusieurs fois sa bouche sans jamais faire plus. Je souriais malicieusement ressentant encore ces battements de cœur beaucoup plus rapide que la normale. Cependant, c’est avec un plaisir immense que je répondis ardemment lorsque ses baisers se firent plus passionnés. Je souris davantage en me voyant nez à nez avec lui. Cette proximité ne me dérangeait pas. Je ne savais plus s’il fallait plus, ou non. Je n’arrivais plus à penser correctement.

Personne. Le mot se mit longtemps à résonner dans ma tête. Depuis combien de temps attendais je ce calme si paisible dans ma vie ? Un moment déjà. Je savais qu’il ne serait pas éternel. J’en profitais, je souriais sincèrement au brun qui se trouvait tellement près de moi. Peut-être que cela aurait été indécent dans d’autres circonstances, c’est fort probable d’ailleurs. Ainsi, qu’est ce que cela pouvait bien faire de nos jours ? C’était devenu tellement banal. Je ne trouvais pas que cela pourrait le devenir. C’était impensable que ces gestes le soient. C’était différent. Il était différent.

Je fermais à nouveau mes yeux sentant ses lèvres descendre jusqu’à mon cou. Un souffle s’échappa des miennes tandis que ses mains provoquaient des milliers de sensations en moi. La mienne remonta de sa hanche jusqu’à son torse où je faisais courir mes doigts sur chaque centimètre de ce qui pouvait le rendre humain. J’étais tout simplement fascinée par cette personne qui se détachait nettement de toutes les autres à cet instant précis. Rien n’aurait pu faire tâche à cet instant précis puisque tout se concordait dans une harmonie parfaite.

- Je viens de Denver. Je n’ai jamais été bien loin dans mes voyages.

Son accent se faisait en effet sentir mais ne changeait au final pas grand-chose. Je l’imaginais juste déambuler dans les rues londoniennes et cette pensée me fit plus sourire qu’autre chose. J’ai si souvent rêvé de Londres…Je me berçais de rêve et il en ferait sûrement désormais parti.
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