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(ABANDONNE) La solitude peut-elle mener au succès ? Ft. Alexandra Moore.

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MessageJeu 26 Avr - 0:46

La solitude peut-elle mener au succès ?
Alexandra & Valentin


A quand remonte le dernier homme, qui parce qu'il ne pouvait vivre avec les autres, a décidé de faire chemin seul ? A quand remonte le dernier homme, qui parce qu'il ne croyait qu'en lui et lui seul, a décidé de ne se fier à personne d'autre que ses propres opinions ? A quand remonte le dernier homme qui, ne voulant pas suivre les autres, non pas par peur, mais par principe, a atteint le succès, a réussit ?

Certains disent que l'être humain ne peut faire éternellement chemin seul. A un moment donné, pour se retrouver, se trouver et se connaître, se comprendre, il doit être confronté à autrui. Nous connaissons tous le destin de ceux qui se noient dans les  Ténèbres quand ceux ci n'ont pas la moindre idée du danger qu'ils courent quand ils décident de se laisser porter par les ombres. Nous connaissons ce qui leur arrive. Ils finissent par disparaître. Mais disparaissent-ils réellement tous ?
Beaucoup l'ont tentés, et combien sont encore là pour répondre à cette question ?
Ce qu'espérait ce jeune homme, qui se tenait debout devant un ordinateur allumé depuis l'aube, c'était de pouvoir être celui qui apporterait une réponse. Non Valentin n'estpas seul. Il est tous les jours entouré de centaine de gens, qui bossent, bossent à n'en plus finir. Il ne peut pas considérer qu'il est coupé du monde. Même si dans un certain sens c'est le cas. Mais dans sa tête, il fait route seul.
Et rien ni personne ne semble pouvoir venir troubler le calme de la brume au travers de laquelle il avance.
Travailler avec quelqu'un lui semble inconcevable. Non pas parce qu'il ne le peut pas, mais bien parce qu'il ne le souhaite pas. Sincèrement, quel intérêt de se casser la tête avec quelqu'un s'il n'est pas du même avis que son interlocuteur ? C'est bien une perte de temps à ses yeux, quoi que l'on puisse dire. Les autres ont sans doute beaucoup à apporter, certes, mais lui pense pouvoir avancer plus vite. Freiner... Etre freiné par des gens voulant le contredire, sans cesse, il ne peut plus se le permettre.
Et s'asseoir sur une chaise pour bosser tranquillement et être moins fatigué comme toutes les personnes normalement constituées, peut il se le permettre ? Sans doute.

Cela ne semble pas avoir empêché le jeune homme d'avoir travaillé à son ordi depuis une demi heure, debout. Il n'a pas la conscience de se dire qu'il doit s'asseoir. Qu'elle intérêt ? Il se met à faire les cents pas toutes les dix minutes, cherchant une idée, se libérant parfois simplement l'esprit, se demandant aussi s'il ne ferait pas mieux d'aller se chercher quelque chose à manger. Le corps endolori, son cou pesant à peser à cause de sa tête constamment levée vers l'ordinateur, Valentin finit par se redresser et à passer une main sur sa nuque. Il la pressa légèrement, effectuant une légère pression pour la détendre. Et quand il sentit les muscles crispés de sa main, de son bras et de son cou se détendre, c'est là qu'il se rendit compte à quel point il avait besoin de dormir. Depuis combien de temps n'avait il pas prit une vraie nuit de sommeil ?

Il était du genre lève tôt, à ouvrir les yeux dès les premiers rayons du soleil, mais pouvait il se considérer comme couche tard étant donné le nombre de fois ou il ne s'était tout simplement pas couché ? Parfois, quand la fatigue était trop forte, il s'affalait dans son fauteuil après être resté des heures durant, debout, à arpenter la pièce de long en large, le visage sérieux et stoïque, l'esprit concentré uniquement sur son travail. Là, les bras de Morphée l'attrapaient et l'emmenaient avec eux. Il ne se réveillait que quelques heures plus tard, ou quelques minutes après, "en pleine forme".

Inspirant un grand coup, comme pour saisir la valeur d'une respiration et se rappeler qu'il était toujours éveillé, il passa ses mains sur son visage et fut tenté par l'idée d'aller se chercher un café. Il ne bougea pas cependant, les yeux rivés sur l'écran encore allumé, la luminosité au maximum.
C'est là qu'il entendit des pas au bout du couloir et qu'il eut la présence d'esprit de se dire "Il y a encore des gens qui vivent ici et qui peuvent débarquer n'importe où, n'importe quand."
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MessageMar 1 Mai - 1:16

La solitude peut-elle mener au succès ?ft. Valentin Jace

Il y avait toujours eu quelque chose de particulier dans le fait de contempler un écran des heures durant. Une lumière inoubliable qui vous transperçait la rétine et vous gardait prisonnier de ses rayons, des lignes envoûtantes qui poussaient vos yeux à les parcourir sans jamais défaillir. Si le ronronnement d'un chat pouvait détendre votre esprit, vous permettre de relâcher votre corps et de retrouver une douce quiétude, c'était pour moi le ronflement des tours et les craquements des disques durs en fonctionnement qui avaient ce pouvoir sur moi. Le cliquetis incessant des touches qui cédaient sous la pression de mes doigts animés d'une volonté de fer terminait le travail. Un cocon rassurant, sécure et tranquille. C'était ce que créait autour de moi la salle des ordinateurs.

Réservée aux Créateurs et à quelques scientifiques triés sur le volet, elle abritait le centre de contrôle du plus grand projet que le WICKED ait jamais engendré. Le plus inhumain aussi. Toutefois - et même si j'étais l'une des premières à abhorrer les méthodes qui étaient ici employées -, je ne pouvais détourner mon regard des images diffusées tout autour de moi. Beaucoup de mes collègues avaient préféré travailler à partir de leur bureau aujourd'hui et je me retrouvai un peu seule dans cette vaste pièce. Pour autant, je ne m'en sentais pas mal à l'aise. Être entouré de machines valait mieux que d'être entouré de mes semblables à l'heure actuelle. Le monde avait bien changé, les mentalités aussi... La bestialité avait remplacé l'intelligence, l'instinct de survie réduit à néant toute bienveillance. Nous en étions revenus au primitif, à l'ère durant laquelle on tuait pour survivre et c'est exactement le principe qu'on mettait en œuvre dans cette salle si froide dont l'ambiance tranquille me réchauffait pourtant le cœur tant elle me plongeait dans la seule chose qui assurait la constance de mon existence. Bien sûr, nous ne nous l'avouions pas dans ses termes. Ici, nous menions une expérience. La première épreuve. Cela sonnait tellement mieux que de dire que nous sacrifions des mômes pour notre propre profit potentiel.

Je levai la tête, accrochant sans le vouloir le regard d'une des filles du Bloc. Belle, rousse, bavarde... Kathleen. Encore une que j'avais expédiée en enfer pour le simple objectif de ne pas me trahir. Peut-être que je paierai un jour pour tout ça... Ou peut-être pas si je parvenais à mes fins. Cependant, aucun sauvetage idiot n'était à l'ordre du jour. Bien au contraire...

Mon visage se riva sur mon travail. Les lignes de codage s'amoncelaient devant mes yeux fatigués. J'avais veillé deux nuits, dormant uniquement lorsque mes paupières se fermaient toutes seules ne m'accordant que le temps de rejoindre la salle de repos pour m'effondrer sur un lit au matelas trop mou où je m'endormais toutefois comme un bébé. Le stress de savoir mon code inachevé me réveillait à peine quatre ou cinq heures plus tard, si bien qu'après avoir avalé un café et n'importe quel truc mangeable, je retournai tenter d'y venir à bout.

Jamais je ne m'étais mise dans un état pareil pour mon job, mais là c'était différent. Il y a peu, nous avions trouvé une défaillance dans les codages des murs de l'enceinte du Bloc, l'erreur était telle qu'une simple manœuvre mal placée pourrait en provoquer l'ouverture prématurée au matin : or, ce n'était pas à l'ordre du jour... Nous devions avoir un total contrôle sur la possibilité qu'avaient les blocards de franchir ses murs, nous devions l'avoir aussi sur nos créatures qui risquaient de se faire une joie d'aller s'aventurer où il ne fallait pas si la faute du code finissait par enclencher son mécanisme malheureux. Des morts, il y en aurait beaucoup si cela venait à arriver. C'était cette perspective affreuse qui m'avait poussé à bousiller mon sommeil.

Et maintenant, alors que le patch était enfin prêt, je ne parvenais pas à l'appliquer directement aux quatre portes du Bloc. A cette heure-ci de la journée, elles étaient encore ouvertes, le meilleur moment pour agir sans que cela ne provoque un quelconque mouvement. Les blocards ne sauraient rien, n'auraient rien à interpréter et ne seraient pas impactés. Encore fallait-il que cela fonctionne ! Pour être bien installé, j'aurais dû pouvoir déclencher et gérer le processus de correction dans les deux directions - Nord-Sud et Est-Ouest - simultanément : or, si un pouvoir ne m'avait pas encore été donné, c'était bien celui-là !

Loin d'avoir quinze solutions à ma portée, je lâchai un soupir en poussant le siège à roulettes avec mes jambes endolories d'être restées trop longtemps sans activité. Je m'étirai tel un chat ayant trop dormi, avant de me lever en laissant là mes notes et ma tasse encore à moitié remplie. Aucune d'elles ne disparaîtrait : l'endroit était bien trop sécurisé et les personnes y ayant accès ne disposaient pas d'un humour assez développé pour me jouer un mauvais tour. D'un clic, je sauvegardai mon travail dans ma base de données personnelle puis me dirigeai vers le couloir pour monter dans les étages dans le but de trouver n'importe lequel de mes collègues.

Bientôt, j'arrivai à proximité du bureau de l'un d'eux. Valentin Jace. Le moins qu'on pouvait en dire c'était qu'il comptait certainement parmi les plus acharnés de travail d'entre nous, parmi les moins sociables aussi... Qu'importe, je n'avais pas vraiment envie de parler et on me considérait également comme une personne manquant atrocement de courtoisie avec son caractère de feu et ses remarques sarcastiques. Mes talons me portèrent jusqu'à la porte de son antre, imprimant un rythme percutant dans le carrelage au sol. Vînt ensuite le son mat des deux coups que je frappai, attendant tout juste sa réponse pour entrouvrir le battant.

- Valentin ? appelai-je en pénétrant dans le bureau où je le vis immédiatement à sa place habituelle - comprenez "collé devant son écran".

Un sourire au coin des lèvres, sa position ne me surprit pas. A demi-redressé, à demi-voûté devant son écran - mélange improbable mais que tous ceux qui ont déjà passé de longues heures devant un ordinateur ne peuvent qu'avoir connue -, les poches sous ses yeux prouvaient que lui aussi venait de passer plus d'une nuit blanche ou presque. Un forçat. Mais contrairement à moi, un forçat qui aimait ce qu'il faisait ici... Un goût amer se glissa dans ma bouche, je déglutis pour l'en bannir aussitôt : là n'était pas la question.

- J'ai besoin d'un coup de main, commençai-je en m'approchant de lui sans plus de manière, afin de lui exposer mon problème. Tu sais le problème des portes du Bloc, je viens de finir le patch mais j'ai besoin qu'on soit à deux pour gérer son installation : un pour les portes Nord-Sud et l'autre pour l'Est-Ouest. Sinon ça risque de désynchroniser.

Voyant qu'il ne réagissait pas vraiment à mes paroles et que je n'étais pas du style à faire un dessin à ceux un peu lents d'esprit, j'ajoutai :

- Bref... Tu peux m'aider ou pas ?

Je n'avais jamais été douée pour demander de l'aide, encore moins à un collègue que je connaissais à peine tant il prenait plaisir à rester dans son coin... Alors oui, j'aurais pu choisir d'aller chercher n'importe quel autre Créateur. Cependant, je devais bien admettre que je n'avais, moi aussi, aucune envie de me perdre dans de longs discours aujourd'hui et que s'en remettre à quelqu'un dont il était de notoriété publique que lui tirer trois mots était une victoire me paraissait une excellente idée pour préserver ma salive.

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MessageMer 16 Mai - 0:28

La solitude peut-elle mener au succès ?
Alexandra & Valentin


Le temps que les pas se rapprochent, pour finalement s'arrêter devant son bureau, et qu'une voix féminine résonne dans la pièce silencieuse, Valentin s'était déjà de nouveau focalisé sur ce qu'il faisait. Le Valentin, prononcé pourtant d'une voix assez forte, ne parvint qu'à peine à atteindre ses pensées. Il ne sembla faire que l'effet d'une pierre qui ricocha sur le bouclier de son esprit. Il aurait espéré, un bref instant, que la personne s'éloignerait, en se rendant compte qu'il n'était pas là. Qu'il ne serait pas là pour elle. Mais alors, les pas s'étaient rapprochés, et plus la distance qui les séparait diminuait, plus il se sentait se déconcentrer.
Ainsi il entendit distinctement mademoiselle Moore, avec une attention feinte, alors qu'il cachait en même temps qu'il ne l'écoutait qu'à peine mais comprenait tout.
Valentin rapprocha ensuite sur son siège, le faisant reculer légèrement en se laissant tomber au fond du dossier. Il fit glisser ses yeux de glace dans ceux de la jeune fille, l'étudiant d'un regard intense. D'abord, il se demanda ce qui avait bien pu la pousser à venir lui demander de l'aide. Ce n'était pas de l'aide qui manquait ici, il y avait des tonnes d'autres gens à qui elle aurait pu demander. Puis il soupira lourdement, ne se privant pas de faire remarquer qu'il était profondément agacé d'être dérangé par quelqu'un qu'il connaissait à peine. Il ne pouvait cacher au fond, que cette intervention pouvait passer pour le signe que sa pause arrivait et qu'elle lui était imposé : Il pourrait faire l'effort de reprendre le cours de son travail après avoir aidé Moore, mais il n'en eut pas l'envie en ce moment. En reprenant ses esprits, et en se concentrant sur ce qu'elle venait de lui demander, ou plutôt en faisant l'effort de se concentrer sur ça, il se pinça l'arrête du nez, en pressant très fort les paupières. Rêvait il ? Ou cette jeune fille, qu'il considérait à peine, lui demandait vraiment de l'aide ? Il inclina le menton, souriant faussement un bref instant avant que celui ci ne disparaisse. Il posa son coude sur l'accoudoir et fit un vif geste de la main en arrière comme pour lui signifier qu'il pouvait, mais que la volonté n'était pas vraiment là.

- Oui. Bien sûr. Je le peux.

Sa voix n'était pas très assurée, elle était de glace. Morne et sans vie. La fatigue peut être. La lassitude, sans aucun doute. Pourquoi diable les gens voulaient ils d'une aide de sa part, qu'il n'aimait point leur apporter ? Le boulot toujours, exigeait cependant l'ouverture aux autres. Une ouverture que Valentin avait du mal à accepter. Il se redressa, et tandis que la jeune Moore devait s'attendre à ce qu'ils se mettent directement à parler du problème, l'homme posa cartes sur table et haussa rapidement les sourcils en faisant mine d'être étonné, alors qu'il était en réalité bien las de cette demande, et plus las encore de devoir jouer celui qui était enchanté à l'idée de faire équipe. Ce n'était rien d'autre qu'un service, après tout.

- Mais pourquoi m'avoir demandé à moi ?

Il n'attendit pas de réponse, et tapa les accoudoirs de sa chaise à roulettes de ses poings, déjà levé, et déjà les clés en mains avant qu'elle ne puisse en placer une. Il n'allait pas refuser, non, sinon ses supérieurs viendraient gentiment mais surement le piquer d'un avertissement.

- Bon sang, c'est pas le monde qui manque ici.

Il s'arrêta un court instant, se tournant vers elle, en plaçant ses mains devant lui comme sur la défensive. Et il lui souriait, presque exagérément , d'un sourire qui se voulait désolé mais qui ne l'était pas. La fatigue, encore une fois.

- S'il te plaît, ne le prend pas personnellement. Mais ne perdons pas plus de temps, dis moi ce que j'ai à faire.

Là, Valentin avait fermé ses yeux, placé ses mains sur ses hanches et voulant en finir le plus possible avec cette histoire, concentra son esprit sur ce qu'elle s'apprêtait à lui dire.
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