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Why so serious ? [ft Conrad Dlack]

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MessageMer 18 Juin - 19:17

Non mais sérieusement, elle devait être maudite. Débarquée depuis seulement quelques jours, et elle était déjà dans la mouise. Enfin dans le gnouf pour être plus précis. Qu'elle drôle de nom d'ailleurs, qui avait bien pu penser à un truc pareil ? On aurait dit un mélange de "goulag" et de "schtroumpf". Genre une grande méchante prison, mais pas si méchante en fait. Et bleue. En forme de champignon. Ou pas. Si elle n'avait pas vu les potagers, elle aurait pensé que la personne devait être droguée quand elle avait nommé l'endroit.

C'était un endroit banal, une pièce de 5 mètres carré à peu près -oui elle s'était amusée à la mesurer en prenant la longueur de son bras comme règle (quand on a rien à faire..), avec des murs on ne peut plus solides, et une porte digne d'une prison de western. Elle avait déjà palpé tous les murs à la recherche d'un trésor inattendu qu'un blocard désespéré aurait pu choisir de cacher ici. Mais non, ils étaient aussi lisses que possible, seulement griffés de quelques tags gravés à même la pierre. Elle se serait bien amusée à creuser un tunnel à l'aide d'une petite cuillère, seulement elle n'en avait pas. Pas la patience non plus d'ailleurs.

Heureusement elle n'en avait pas pour longtemps. Eva n'avait rien fait de grave, juste fait preuve d'un peu d'impertinence. Le sens de l'humour ça n'avait pas l'air de trop exister ici. Elle s'était fait directement flanquer au gnouf (ou goulag-schtroumpf pour les intimes) sans sommation. On lui avait quand même dit qu'on reviendrait la chercher en fin d'après-midi. Ce qui ne ferait qu'une demi-journée de perdue au final. Alors qu'elle aurait pu être entrain de s'entraîner. Elle pouffa. Tant pis, ce qu'elle avait fait en valait vraiment la peine.

Rien de bien méchant, loin de là. Seulement un gars, qui s'acharnait sur une nouvelle en la harcelant sans cesse. A chaque fois qu'elle le voyait arriver, elle se ratatiner instantanément sur place. Et l'autre se rengorgeait de fierté. Voyant son regard désespéré, Eva avait traîné la jeune fille dans les douches alors que le gars s'y trouvait, et lui avait dit de rester planquée devant la porte. Elle était ensuite rentrée en douce et avait piqué ses vêtements. Seulement son entrée n'était pas passée inaperçue, et les remarques des autres garçons sur sa présence avaient fusé, attirant l'attention de sa victime. Qui s'était aussitôt mis à la poursuivre en hurlant des obscénités.

Les bras chargés de vêtements, elle avait couru à perdre haleine, seulement, avec sa vision encombrée elle était directement rentrée dans un garde de la milice. Qui n'avait pas eu l'air d'apprécier, et encore moins quand le gars les avait rejoins à poil, rouge de colère et de honte. Autant dire qu'elle s'était faite passer un savon, et sa remarque n'avait pas arranger les choses "Mais monsieur, c'est lui qui fait l’exhibitionniste en se baladant à poil, j'y suis pour rien moi !" Et là voilà direct en prison, sans passer par la case départ. Mais le grand sourire que lui avait adressé la jeune fille, qui rigolait encore de la scène avait suffit à effacer tous les désagréments. Elle n'était pas sûre qu'il l'embête avant un bon moment.

Non elle ne regrettait rien, il lui fallait juste lutter contre l'ennui. Eva, ce n'était pas une personne du genre à rester les bras croisés. Il fallait qu'elle bouge, ou qu'elle se creuse la tête sur quelque chose. Seulement, le vide ça n'aidait pas à la réflexion. Aussi se mit-elle à chantonner, et à virevolter sur elle-même en imitant quelques pas de danse. Heureusement que personne ne pouvait la voir, elle devait avoir l'air ridicule. Tentant une pirouette hasardeuse, elle tournait sur la pointe des pieds les bras levés lorsque la porte s'ouvrit brusquement. Elle se rattrapa de justesse au mur, avant de se redresser et d'essayer de retrouver une contenance, tandis que le garde de la milice lui lançait avec un rictus :

"Tiens la bleue, voilà de la visite !"

Et il poussa un homme dans la cellule, avant de claquer la porte. Eva regarda avec curiosité le nouvel arrivant. Il était mate de peau, grand, et plutôt baraqué. Lorsqu'il leva la tête et croisa son regard, ses yeux se mirent à pétiller. Elle l'aimait bien. Non pas que Eva soit férue des premières impressions, mais là elle le sentait bien. Et puis s'il était ici c'était qu'il avait fait une connerie lui aussi, et comme on les avait mis ensemble il ne devait pas être dangereux. Ou pas pour elle du moins. Écartant les bras comme pour l'inviter dans un luxueux château, elle lança avec un grand sourire :

Bienvenue au gnouf ! -oui je sais, c'est un nom bizarre- Nous espérons que votre séjour sera des plus agréables. Plus sérieusement, moi c'est Eva. Aurais-je la chance de savoir pourquoi tu as rejoint le club très VIP des prisonniers du Bloc ?

Elle insista bien sur chaque lettre du VIP, pour renforcer le côté ironique. Enfin de la compagnie ! Finalement sa journée n'allait pas finir de manière épouvantable et ennuyeuse à mourir. Pour un peu elle se serait mise à sautiller de joie sur place, comme une grande enfant. Restait à savoir si son compagnon de cellule allait se montrer bavard. Eva croisa les doigts mentalement, sans s'arrêter de sourire.
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MessageJeu 19 Juin - 16:28




Why so serious ?

♫ Je hais vos idées, mais je me ferai tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer. ♫





- Lâche-moi ! Grognais je en repoussant la main du tocard qui essayait de s'accrocher à la manche de mon T-shirt.
- Ta gueule !! Hurlât le milicien en me postillonnant au visage.

Rad', ferme là, laisse couler, c'est inutile.
Je crispe les mâchoires. Bordel ce que je déteste l'injustice ! L'autre con ne s'en sortira pas comme ça, il risque d'entendre très rapidement reparler de moi, c'est certain. Il était grand temps que j'explique aux autres de quel bois je suis fait. Putain, je suis dans une colère noire. La journée avait pourtant plutôt bien commencé. Il a fallu qu'on vienne me gratter du matin. C'est dingue ça.

Je déjeunais tranquille. Je m'étais assis avec d'autre à une table et j'avais plongé le nez dans mon bol, désireux qu'on me foute la paix, surtout le matin. J'étais encore tout courbaturé de la veille et je voulais savourer mes dernières minutes de paix. Mieux, je voulais avaler la plus grande quantité de nourriture, que je ne voyais plus que comme carburant à l'heure actuel. D'une oreille distraite, j'entendais la conversation qu'avait ma voisine de table avec son ami. Elles parlaient des faits divers du bloc. Selon elles, une gonzesse culottée aurait obligé un mec à se trimbaler à poils en lui volant ses vêtements. Ça ne devait pas être courant, car ça faisait bien jaser les conversations de ce matin. Perso, ça ne m'aurait pas plue, mais ce type n'avait pas du y aller avec le plat de la cuillère pour recevoir une tel... Leçon.

J'étais en plein songe quand une main vient s'écraser brutalement à plat, à quelques centimètres de mon bol encore fumant. La violence du geste en fit renverser un bon tiers. Je me contractai immédiatement mais me refusa à lever les yeux. J'étais déjà furax et redoublais d'effort pour ne pas éclater le mec qui venait de faire ça. Une voix alors perça à coté de mon oreille alors que tout le monde c'était tue et tourné vers-moi.

- Dégage de là, le bleue, tu es à côté de ma meuf, donc à ma place. Bouge !

Une voix dégueulasse, grave et prétentieuse. Je n'avais même pas besoin de regarder ce type pour en conclure que j'avais affaire à un spécimen des plus minables. Je luttai sévèrement contre moi-même pour ne pas éclater.

- Non.

Je serrai les dents en entendant ma voix sèche, presque animale. Ça allait très mal finir, je le savais.
Bien sur, il ignorât mon ton glaciale et balayas d'un geste rageurs mon petit déjeuner, l'envoyant voler au sol. J'allais lui limer les dents sur le bois de la table ! Je bondis de ma chaise si vite qu'il ne réagit même pas. J'attrapai le col de sa veste et le plaquai sur le mur, le poing prêt à frapper, à quelques centimètre de son nez.
Je pris enfin le temps de croiser son regard et ce que j'y vis fut jouissif. Il se faisait dessus, il ne s'attendait pas du tout à ça. Moi-même, je me surpris de ma propre force. D'un bras, j'avais réussi à le soulever comme un vulgaire chiffon.
J'approchai mon visage rageur du siens.

- Ne refais jamais ça, jamais !

La suite, vous la connaissez déjà. La milice était déjà là, me forcent à le lâcher, ce qui me frustra encore plus. Je n'en avais pas fini avec lui.
Le pire est que je fus tout de suite désigné comme le coupable. Ce type devait pourtant forcément leurs être connu vu son comportement.

- Tu vas aller de te détendre au Gnouf sale tocard ! Et plus un mot sinon tu y passes la semaine ! Vous me faites chier à faire les gosses.

Le Gnouf était une sorte de minuscule prison. Un endroit bien ennuyeux. Quatre murs, une porte, voilà tout. Enfin, non, ce ne fut pas tout. Alors qu'on s'arrêtait devant la porte, j'eus le temps d'apercevoir une fille, une fille qui y dansait. Je suis sérieux, elle dansait. Ça eut l'air de plaire aux deux miliciens qui affichaient un petit sourire en coin. J'ignore pourquoi, mais mon point me démangea à nouveaux. Bande de cons.

Il me poussa alors dans la pièce en crachant quelques mots à la jeune femme. Frustré je baissai la tête, un peu blasé de tout ça. Je voulais la paix, je voulais ravaler ma rage. Je m'appuyai au mur et me laissai glisser jusqu'aux sols où je posai mes bras sur mes genoux, le temps allait être long aujourd'hui. Mais j'allais pouvoir récupérer. Dormir peut-être aussi ? Nan, pas avec elle. Quoi que ?

Je pris le risque de lever les yeux vair elle et je constata qu'elle m'observait. Je ne pus éviter à nos yeux de se croiser. Je fus surpris. Elle dégageait une énergie surprenante. Comme ça, elle semblait joviale. Je me souvenus que m'a venu avait interrompu sa danse et je me retenus de lui décrocher un petit sourire. Nan, mauvaise idée. Je la regardai alors écarter les bras démesurément et.... M'attaquer. M'attaquer d'un monologue interminable qui me souhaitait là bienvenue ici. J'en avais déjà la migraine. Mon dieu, sortez-moi de là !! Néanmoins, elle finit par me scotcher par un énorme sourire... Un sourire sincère et... Gentils.

Je levai un sourcil interrogateur en la fixant un instant. J'ignore alors comment réagir. Je n'ai pas le cœur de l'envoyer boulée. Nan, elle a presque réussi à me tirer un sourire. Eva, elle s'appelle Eva et quelque chose me dit que je ne suis pas prêt de l'oublier.
Contre toute attente, je pris le parti de jouer à son jeu. Après tout, elle ne m'avait rien fait.

- Heu... Merci Eva, je suis réellement ravi de faire partie du voyage. Pour ce qui est de mon ticket d'entrée, il n'est pas vraiment original, dis-je avec un petit sourire. J'ai juste voulu arranger le nez tordu d'un mec encore plus vilain que son slip.

Je souris de ma propre connerie. Quesqu'y me prenait au juste ?

- Et toi ? Eva...


 

Eva Dotskins.





Conrad Dlack.




©Codage sur Natu~ sur Libre Graph'
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MessageJeu 19 Juin - 18:40

Son compagnon d'infortune s'était laissé tomber sur le sol, comme las de ce qui lui était arrivé. Ce qui commença à la mettre mal à l'aise quand il se mit à la fixer après son accueil assez dynamique -il fallait l'avouer. Est-ce qu'il allait la laisser en plan, poser sa tête entre les genoux et piquer un somme ? Ah non hein, elle sentait l'ennui la nargué dans un coin de sa tête. Elle faillit lui sortir un tête digne du chat potté, mais se retint, même elle avait des limites. Quoiqu'elle allait mourir s'il l'ignorait. Au moins.

"Heu... Merci Eva, je suis réellement ravi de faire partie du voyage. Pour ce qui est de mon ticket d'entrée, il n'est pas vraiment original. J'ai juste voulu arranger le nez tordu d'un mec encore plus vilain que son slip."

Ouiii une réponse ! Pour un peu elle lui aurait sauté au cou. C'était dire à quel point elle était désespérée d'être enfermée là. Et en plus il était marrant. Elle sourit de nouveau, ravie et amusée. Alors il était là parce qu'il avait failli se battre. Pourtant il n'avait pas l'air agressif, surtout qu'elle lui avait un peu sauté dessus sans crier garde, et qu'il avait bien réagi. L'observant avec attention, elle se dit qu'elle ne l'avait jamais vu au Bloc. Ni ailleurs d'ailleurs soit-dit en passant. Pourtant, il n'avait pas l'air d'être du genre à passer inaperçu. Elle en conclut donc naturellement que c'était un petit nouveau lui aussi. Il y avait pire qu'elle dans le record du vite arrivé-vite au gnouf.

M'enfin au moins il n'était ni violent ni dangereux criminel. Elle imaginait très bien la scène : à peine arrivé il avait du se faire prendre en grippe par un gars de la même trempe que celui qui martyrisait la pauvre blondinette qu'elle avait aidé plus tôt, sauf qu'il était tombé sur plus fort que lui. Et que ça avait failli dégénérer, mais les miliciens semblaient toujours être là au bon moment. Sauf quand il s'agissait d'attraper le voleur. Tiens elle aurait pu lui sortir ça à l'autre garde qui l'avait emprisonnée, même si elle n'était pas sûre que ça aurait alléger sa peine. L'inverse même plus tôt. Bref.

"Et toi ? Eva..."

Elle faillit lui faire remarquer que c'était la deuxième fois qu'il prononçait son prénom en quelques phrases, mais se retint de justesse, de peur que sa franchise ne le fasse se braquer. Et puis elle trouvait que ça ne sonnait pas si mal. Peut-être qu'il faisait ça pour s'en rappeler, ou alors son nom révélait des consonances ou un souvenir qui lui plaisait. Rien de bien méchant donc. Sauf que elle, elle ne savait pas comment il s'appelait, et il avait omis de lui dire. Là encore, simple oubli ou alors il ne voulait pas ? En mode grand brun mystérieux et ténébreux. Encore une fois, elle s'en moquait, tant qu'elle avait de l'animation.

"Et quel dommage que tu n'en ais pas eu le temps ! Oh pour moi rien d'aussi viril -je suis une fille aussi tu me diras-, j'ai juste 'emprunté' les vêtements d'un gars irritant au possible qui s'est mis en tête de me poursuivre.. Et c'est moi qu'ils envoient ici, quelle injustice n'est-ce pas ?"

Eva lui adressa un clin d’œil, joueuse. Elle ne regrettait certainement pas ce qu'elle avait fait. Et ce n'était pas le brun qui allait lui faire la morale apparemment. Tout allait pour le mieux. D'un coup elle se rapprocha de lui, et s'accroupit juste devant son nez (enfin à quelques dizaines de centimètres quoi). Puis elle le regarda avec une petite mine inquiète, tout en se mordillant la lèvre. Il y avait une question qui lui trottait dans un coin de la tête, et qu'elle ne pouvait oublier. Avec le même air sérieux qu'elle aurait eu si elle avait dû lui annoncer la mort de son petit rongeur préféré -comment ça il n'en avait pas ?-, elle se lança :

"Dis euh.. Tu comptes pas dormir hein ? "

Un petit bout de lèvre toujours coincé entre ses dents, elle faisait vraiment enfantine. Mais une des plus grande peur, à Eva, c'était l'ennui. Pas la solitude, ni la mort. Non, juste ce putain d'ennui qui tuait tout de l'intérieur. Même si ce n'était pas si grave puisqu'elle avait seulement une après-midi à tenir. Mais ça lui semblait être la fin du monde. Et puis elle l'aimait bien, ce grand gaillard bloqué avec elle. Elle serait vraiment déçu s'il lui disait que c'était ce qu'il comptait faire. Encore fallait-il qu'il y arrive...
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