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Vieilles retrouvailles du passé et aventures ! [Jared ft. Iris] [Abandonné]

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MessageLun 9 Mar - 21:33

En quête d'aventure !
Jared Howe & Iris Vaast

 
Encore en train de chercher partout. En vain. Rien. Rien du tout. Il me fallait encore marcher, sinon je n'allais pas trouver ce que je voulais. Je n'avais plus d'argent comme d'habitude et j'avais faim. Le supermarché était trop loin, bien trop pour pouvoir avoir une chance de l'atteindre avant la tombée de la nuit. ''Courage Jared !", me dis-je. Il fallait que mes jambes tiennent encore un peu, j'y étais presque, car au loin se dessinait déjà quelques toits de maisons. J'inspirai un grand coup dans l'espoir de trouver ne serait-ce qu'une légère vague de courage. J'étais seul. Seul au monde et je n'aimais pas cela. J'avais constamment besoin de compagnie mais, cette fois-ci j'étais de nouveau sans personne. Je devais me débrouiller moi-même. Ce n'était pas du tout un problème, j'étais habitué. Néanmoins, le fait de n'avoir personne avec qui discuter me rendait encore plus malade que je ne l'étais. La chaleur m'étouffa, je n'en pouvais plus. Mon avant-bras se posa faiblement sur mon front ruisselant de sueur, j'allais finir par m'effondrer. Hors de question. Je continuai ma route, ignorant le plus possible mes membres qui criaient à l'aide.

* * *

Une heure du passer avant que j'atteigne enfin ce que j'avais voulu. La route avait été pénible. Je regardai autour de moi. Certaines maisons étaient abandonnées, d'autres non. Tout était calme autour de moi et c'était tant mieux. Déjà, je me faufilai un peu partout en prenant grand-soin de ne pas me faire remarquer. Je fouillai vite fait dans mes poches et un petit sourire se dressa sur mon visage. Il ne restait des petits bouts de fer que j'avais trouvé je ne sais où, cela m'allait être très utile pour ouvrir les portes. Je continuai mon aventure derrière le pâté de maison, guettant la moindre personne qui pourrait me repérer. J'étais tout de même bien ennuyé. Quelques jours auparavant, j'avais égaré mon couteau, je me sentais donc dénudé sans arme. N'importe qui pouvait m'attaquer et moi je ne pouvais rien faire ! Quel idiot ! Sur ce coup-là, j'avais été très con, il n'y avait pas à dire ! Tant pis, il fallait bien que je vive ! Je n'allais pas entrer par les portes de devant, c'était trop suspect. Je longeai les murs puis, je me trouvais enfin face à une autre porte de la première maison. Une ouverture par derrière, génial ! M'empressant de prendre mes morceaux de fer, je commençai déjà à essayer d'ouvrir. Ça ne marchait pas, aucun déclic. Bizarre, car d'ordinaire j'y arrivais tout le temps. Curieux de savoir pourquoi, je posai doucement ma main sur la poignée et l'actionnai. Surprise surprise, c'était ouvert depuis le début ! Ceci expliquait cela. Les gens étaient-ils là ?

Pourtant, je n'avais vu aucune lumière d'allumer à l'intérieur. Sans doute avaient-ils oublié de fermer. J'entrai donc et je ramenai ma main immédiatement à ma ceinture dans l'espoir de me rassurer en touchant mon couteau. Rien, ah oui j'avais oublié que j'étais totalement désarmé. L'habitude. Je me penchai en avant en m'efforçant de ne faire aucun bruit. Je regardai bien autour de moi afin de me repérer. Je me trouvais dans une arrière cuisine. J'en déduis que je n'étais pas loin de l'endroit que je cherchai, la cuisine. Le silence régnait et je n'entendis que ma respiration et les battements de mon cœur. J'étais prêt. J'ouvris la seconde porte et je me retrouvais en effet dans la cuisine. J'avais bien eu raison. La pièce était plongée dans l'obscurité, seuls les fenêtres apportaient un filet de la lumière du jour. Je me retournai et commençai déjà à ouvrir mon sac à dos vide. J'allais pouvoir m'approvisionner, en espérant qu'il y avait ce que je recherchai dans le frigidaire et les placards. Le bruit de la fermeture résonna dans la pièce mais, au même moment un petit ''tap tap'' se fit entendre lui aussi. Mon cœur fit un bond dans sa poitrine et je me retournai vivement. Quelqu'un se tenait dans l'obscurité et je ne parvenais pas à voir son visage. Un infecté ? Je sentis la chaleur monter. Ces sales infectés ! Aussitôt, dans un élan très rapide, je bondis sur la personne et la plaquai violemment contre le réfrigérateur qui était le plus proche de moi. Elle n'allait pas s'en tirer comme ça. J'étais persuadé qu'elle était venue pour la même chose que moi et je n'allais sûrement pas la laisser se servir à ma place ! J'étais là le premier après tout ! Infecté ! Seul ce mot me vint à l'esprit. Il me répugnait ! Pourquoi étais-je en train de la toucher alors ? L'était-elle au moins ? Puis je me rappelai. Je l'étais aussi. Après tant d'années à y avoir échappé, je ne parvenais toujours pas à me faire à l'idée. Néanmoins, la colère que j'éprouvai ne s'évaporait pas. Mes mains resserrent vivement leur emprise contre son col.

- T'es qui toi ? Tu fous quoi ici ?, rugis-je.

 
« La vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien.» ► Hellen Keller
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MessageMer 18 Mar - 19:29



Cette maison... On m'en avais parlé comme d'une maison abandonnée, mais il se racontait que quelque part se cachait des réserves, qu'on ne savait pas encore ou, et que, le jeu valait la chandelle, pour une fille qui faisait la chasse aux vivres. Avec une habilité rare, j'étais en train de crocheter une serrure d'une des portes. J'avais toujours mon petit ustensile avec moi, mon passe partout. C'était bien, pour déverrouiller les voitures des idiots qui oublient leur clés à l'intérieurs, et qui ferment leur petites voitures à clé. C'était même carrément indispensable. Le cliquetis habituel se fit entendre, étalant un large sourire sur mon visage. Avant de disparaître aussi vite. J'étais pas une grande expressive. Je ne montrais pas souvent mes sentiments... Je les montrais même très rarement. Quelque chose chez moi faisait que je n'étais pas la fille la plus à l'aise du monde dans mes basques, j'aimais me perdre dans ma petite bulle d'imagination. Je commençais par rentrer dans la pièce. Il y avait beaucoup de choses éparpillés un peu partout. Mais qu'importe. Il semblait que l'eau était encore approvisionné en eau quand j'ouvris le robinet légèrement. J'en profitais pour remplir mes bidons. Voilà au moins une chose qui ne m'inquiétais plus. J'avais lus un jour qu'on pouvait vivre une trentaine de jour sans manger... Mais sans boire, on dépassait pas les 3 jours, c'était comme ça. J'ouvris les placards à la volée, trouvant finalement ce que je cherchais. Un flacon d'eau de javelle. J'ajoutais à mes bidons l'équivalent d'un bouchon. Bien sûr, l'eau avait un goût étrange, mais toutes les bactéries étaient ainsi soigneusement éliminés. Je poussais un soupir. Restait plus qu'à trouver une porte close, et que personne n'était parvenu à ouvrir jusqu'à présent. Ou alors peut être les possesseurs de la maison avaient ils cachés dans un bunker leur réserves. Dans ce cas, il faudrait aller voir au sous sol. À la cave... Soudain, avec violence, quelqu'un me plaqua contre le frigo avec force, ma tête heurta violemment contre ce dernier avec un « bong ». Je ne réfléchis pas longtemps avant de lancer le plat de ma main à la rencontre de sa joue. Impacte dans un... Deux... Trois... MAINTENANT ! Je le foudroyais du regard. Un regard sombre, noir. Je pense que mon crâne à moitié en brosse, vu que depuis mon départ mes cheveux avaient recommencés à pousser et mes tatouages pouvaient faire peur. Je finis tout de même par parler. Doucement, ma voix était digne d'un serpent, mes paroles claquant dans l'air.

« Lâche moi immédiatement, autrement c'est pas ma main que tu vas te prendre... C'est ma clé à molette. »

Et mes menaces n'étaient pas lancés au hasard. J'expulsais de l'air pas le nez dans un soupir. Avant de laisser enfin glisser mon regard sur lui.

« On se connait toi et moi. »


Bien sûr qu'on se connaissais. J'avais une vraie mémoire d'éléphant, c'était le point positif de ma maladie, je retenais tout, une vraie éponge. Ce type... Je l'avais vu. Je lui avait même parler.

« Si tu pouvais me lâcher ça m'arrangerais. J'étais en train de chercher des vivres... »


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MessageJeu 19 Mar - 19:09

Rencontre inattendue !
Jared Howe & Iris Vaast

 
BAM. Un grand coup résonna dans ma tête. Je mis quelques secondes à réaliser que c'était en fait ma joue droite qui avait pris feu. La personne m'avait frappé et elle avait bien fait. Pour qui je me prenais ? Et bien, j'avais peur. Ces infectés me fichaient les jetons et la défensive me rendait bien trop agressif. Je ne savais qui était la personne et aveuglé par cette colère mes doigts se resserrèrent encore plus autour de son cou. Mais qu'étais-je en train de faire ? Cette personne violente ne me ressemblait pas du tout ! Où était donc passé le Jared calme et posé qui essayait toujours de négocier avant d'attaquer ? Le rouge me monta aux joues en repensant soudainement à cet aspect-là de moi que je considérais essentiel pour ne pas devenir comme les autres infectés. Oui, j'étais au tout ''premier stade'' comme ils appelaient. Depuis cette catastrophe, le monde entier était divisé en trois. D'un côté se terraient les survivants dans l'espoir d'y échapper, de l'autre les infectés que j'avais surnommés les ''parasites'' et puis au milieu se tenaient ce qu'on nommait les... immunes. Ah bon sang tout le monde les détestaient ces idiots-là. L'on m'avait dit qu'ils se croyaient au-dessus de tout le monde avec leur petit sourire qui voulait te cracher à la gueule ''haha t'a vu toi tu l'as et pas moi!''. L'on m'avait fait aussi part du fait qu'ils tuaient aussi les infectés. Mon esprit avait donc appris à les détester, mais depuis quelques temps, je m'étais rendu compte qu'ils n'étaient pas tous comme ça. J'espérais que ça allait continuer. Coupable, les jointures de mes doigts se desserrent doucement.

- Lâche moi immédiatement, autrement c'est pas ma main que tu vas te prendre... C'est ma clé à molette
, fit la voix aussitôt.

Une fille. Oui bon, je l'avais deviné. Sa silhouette était bien trop fine pour être celle d'un homme. Sa voix. Bon sang le timbre de sa voix ne m'était pas étranger. Je restai de marbre, attendant que d'autres mots sortes de sa bouche et ce fut le cas.

- On se connaît toi et moi.


Quoi ? Que disait-elle ?

-  Si tu pouvais me lâcher ça m'arrangerais. J'étais en train de chercher des vivres... 

Je jetai un coup d’œil léger à mes mains qui étaient encore autour de son cou. Je les laissais tomber et me reculai. Le fait de connaître la voix mais, de ne pas voir la personne me troublait. Était-ce une ruse de sa part pour m'avoir et m'influencer sur le fait de si on se connaissait ou pas ou bien était-ce réellement la vérité. Je fis quelques pas en arrière et marmonnai des excuses encore gêné. Elle ne devait pas être bien méchante si elle ne m'avait foutu qu'une seule gifle. Au moins, elle ne m'avait pas donné un coup de pied dans l'endroit sensible. Je pouvais donc m'estimer heureux. Et puis, je la vis. Un visage que l'on avait du mal à oublier. De longs cheveux blonds, un côté tout à fait normal et puis l'autre rasé. Je me mis à sourire bêtement. ''Clé à molette'' , mais oui évidemment tout prenait son sens maintenant. Néanmoins, même si j'avais cru deviné l'identité de la personne, je restais méfiant. La vie m'en avait fait voir de toutes les couleurs et puis après tout, elle venait aussi pour la même chose que moi : les vivres. Je me mordis la lèvre en pensant aux problèmes que cela allait peut-être poser. Était-elle une personne égoïste ou partageuse ? En tous les cas, si elle refusait que je me serve aussi pour prendre tout pour elle, ça allait mal aller, connaissance ou pas.

- Iris Vaast ?, demandais-je enfin encore surpris . Ma voix grave résonna dans le silence. Ouais on se connait je crois, moi c'est Jared. Jared Howe.

J'avais rencontré cette fille du temps où je venais juste d'arriver en Amérique lorsque j'avais encore ma 4x4. Elle était mécanicienne et je devais avouer qu'elle était plutôt douée, car elle m'avait réparé ma voiture en si peu de temps. Je lui fis signe de se pousser et j'ouvris le réfrigérateur. Je laissai échapper un petit rire de victoire. Je ne devais pas traîner et elle non plus. Des gens pouvaient revenir d'une minute à l'autre. J'y vis toutes sortes de produits frais et j'examinai la date. Oui, tout était encore bon. Je me retournai vers elle et je fis :

- Nous allons bien en avoir besoin. On partage ?

Je ne la connaissais pas trop, enfin notre relation était plutôt loin. Je priais pour qu'elle ne me colle pas un coup à la place. Puis, je me mis à fouiller dans les placards, j'y dénichai des paquets de cookies, puis toutes sortes de barres de céréales et j'en fourrai quelques unes dans mes poches afin de laisser de la place dans mon sac pour les choses les plus volumineuses. Ayant toujours ma petite idée en tête, je me mis à chercher partout dans l'espoir d'y dénicher un couteau. Il me fallait une autre arme c'était sûr. Sans elle, je me sentais carrément nu. OK, j'étais britannique et la culture du port d'armes ne m'était pas trop familière mais, depuis mon arrivée ici, j'avais bien pris conscience que l'Amérique était bien dangereuse et encore plus en période de contamination comme c'était le cas de nos jours. Je fis de mon mieux pour ne pas faire trop de bruit et après quelques minutes de recherches presque désespérantes, je poussai un énorme soupir de soulagement et de victoire. Oui ! Un couteau de combat comme je voulais ! Magnifique ! Tout heureux, je l'accrochai déjà à ma ceinture. Ça y est j''étais rassuré. Je revins vers la jeune fille pour lui demander où elle en était. Peut-être que nous allions pouvoir procéder à un partage, mais une chose était sûre, nous n'allions pas le faire ici. Il fallait déjà sortir et le faire dans un endroit moins risqué. Je regardais autour de moi et rouvrit d'autres placards dans l'espoir que des aliments y étaient apparus de nouveau comme par magie. Et bah non, rien, cela aurait été bien trop beau!

- Prête ?, lui demandais-je.

Je mourrais d'envie de commencer une vraie conversation avec elle maintenant que nous avions réussi notre mission. La joie ne cessait de me traverser. J'avais passé des semaines tout seul à désespérer. La solitude n'était vraiment pas faite pour moi. Je voulais garder Iris avec moi le plus longtemps possible j'en étais certain. Une nouvelle aventure commençait. Mais, une seule question trottinait dans mon esprit. De quelle catégorie faisait-elle partie ?

 
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MessageJeu 16 Avr - 20:25


Ma main... Elle avait été rendue calleuse à cause du travail manuel, c'est sans doute pour cette raison que je n'eus pas incroyablement mal quand je le baffais. Je le fixais, le regard neutre. J'avais été agressée par un type alors que pour une fois j'avais rien fais... Chouette. Ses mains étaient sur mon cou, et elles l'enserraient avec force, me coupant la respiration. Je giflais l'air, dans l'espoir de faire disparaître ces mains. Attrapant de mes mains ses poignets, y plantant mes ongles. Une expression froide sur le visage, j'allais pas me laisser mourir comme ça. Mes pieds gigotaient, tentant de happer une jambe, ou mieux... Un coup de pieds dans les glaoui... ça lui remettrait peut être les idées en place. A défaut de le rendre plus aimable. Il me lâcha finalement, et je m'écartais de lui, avec un air de petit animal méfiant. On me prenait pour une petite chose fragile, mais je m'étais battue toute ma vie... TOUTE ma vie. Et je pouvais le refaire. Le prix du sang est un fardeau bien lourd à porter, mais mes épaules étaient larges. Ce ne serait pas la première fois. J'entendis des excuses. Mais on obtenait pas ce genre de chose en claquant des doigts. Il avait tenté de me tuer, et il aurait continué, qu'il aurait réussit. Je plissais les yeux. Croisant les bras sous ma poitrine.

-Iris Vaast ? Ouais on se connait je crois, moi c'est Jared. Jared Howe.

Tu crois ? Tu crois ? Je me rappelais très bien de sa voiture, et du nombre de fois que j'avais du tripoter intimement ce véhicule. Je m'adossais au lavabo, loin de lui... Il m'effrayais. Il pouvait encore resserrer ses mains sur mon cou de cygne, et serrer.

« Oui, je me rappelle parfaitement... Souviens toi. Je t'avais dis que tout ce que je voyais, je m'en souvenais. »


C'était comme ça que mon cerveau était fait... Aussi tordu soit-il... Il fonctionnait bien, était assez développé. Les bases de la mécanique, je les avais appris très rapidement, avec beaucoup de facilité.

-Nous allons bien en avoir besoin. On partage ?


Je regardais à mon tour le frigo. Avant de hocher doucement la tête. Oui bien sûr qu'on allait partager, parce que c'était pas dans mon caractère de laisser les gens dans la mouise, et surtout parce qu'un côté de moi voulait à tout prix s'éloigner de cette maison, s'éloigner de ce type qui avait voulu y'a même pas 5 minutes me tuer. J'attrapais mon sac. Puis y stocka quelques petites choses, des denrées qui ne périssait pas facilement, chips, gâteaux secs... Viande séchée. Et tout ce que mon sac pouvait contenir en denrée périssable, mais consommable de suite. Un paquet de tranches de jambons, du pain... Avant de refermer prestement mon sac. Il me demanda si j'étais prête, ce par quoi je répondis par l'affirmative, avant de sortir sans m’attarder d'avantage, non sans oublier mon bidon d'eau de javel. Celui là me servirait sans doute plus tard. Je m'éloignais en piquant un sprint loin de cette maison. M'arrêtant plus loin, avant d'attraper un de mes outils dans la main.

« Tu m'excusera de prendre cette précaution... Mais... Tes mains sur mon cou, c'était trop intime à mon goût, et surtout trop étouffant si tu vois ce que je veux dire. »


Je laissais tomber mon sac à mes pieds. Avant de relever la tête. Et de sortir de mon sac tout ce que j'avais récupéré. Plissant les yeux.

« Comment on partage ? Des idées ? Des suggestions ? Quelque chose qui n'impliquerait pas un cadavre dans le fossé...  De préférence. »
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MessageSam 18 Avr - 18:05

Petit partage
Jared Howe & Iris Vaast



Elle se souvenait de moi. J'avais immédiatement esquissé un souvenir lorsqu'elle m'avait rappelé une phrase qu'elle m'avait dit auparavant pour me dire que c'était une personne qui se rappelait de tout. Et dire que j'avais failli la tuer en l'étranglant. Quel idiot ! Mais de l'autre côté je m'étais senti si vulnérable ! Elle m'avait suivi et avait rempli son sac avec tout plein de nourriture à longue durée pour la plupart. Nous avions eu de la chance de tomber sur une maison aussi riche en provisions. D'ordinaire je devais m'aventurer dans trois ou quatre maisons avant que mon sac soit plein ! La chance m'avait donc souri. Nous sortîmes de la maison et elle se mit à courir. Je la suivis. Nous avions réussi à ne pas nous faire prendre c'était un bon début. Maintenant qu'elle était là je n'étais pas prêt àla laisser filer. Je détestais la solitude. Mais comment allait-elle réagir quand elle devinerait que j'étais infecté ? Allait-elle vouloir me tuer ? L'était-elle elle aussi ou bien avais-je juste affaire à une survivante qui elle aussi voudrait ma mort. Tout à coup elle s'arrêta, posa son sac et en ressorti un outil qui m'était bien familier. Un outil dont elle se servait autrefois pour réparer les voitures. D'une posture droite,elle se retourna vers moi et me lança d'une voix assez forte :

- Tu m'excuseras de prendre cette précaution... Mais... Tes mains sur mon cou, c'était trop intime à mon goût, et surtout trop étouffant si tu vois ce que je veux dire.


Elle n'était donc pas infectée et elle avait deviné pour moi. Ou bien était-ce un piège pour me faire avouer ? Je réfléchis à toute vitesse. Que dire ? Elle allait analyser chacune de mes paroles. De l'autre côté, je me souvenais que Iris et moi étions devenus plutôt de bons amis, mais dans ce monde le mot ''ami'' ne voulait désormais plus rien dire. Si elle découvrait ce que j'étais elle me tuerait sans hésiter. Si les gens n'avaient pas perdu leur méfiance (bien au contraire!) ils avaient en revanche perdu définitivement leur compassion. Je devais jouer l'ignorant et je décidais de changer le sujet. Mais avant même que je puisse répondre elle renversa le contenu entier de son sac sur le sol.

- Comment on partage ?, demanda-elle. Des idées ? Des suggestions ? Quelque chose qui n'impliquerait pas un cadavre dans le fossé... De préférence.

Je laissai échapper un petit rire amusé.

- Comme tu veux !, répondis-je pour ce qu'elle avait dit auparavant.

Elle était drôle cette fille, comme avant ! Mon regard se dirigeai vers son outil.

- Ça ne te manque pas le garage ? Depuis quand es-tu en fuite ? Et pour les provisions et bien chacun prend le même nombre de choses périssables très vite et le même nombre de trucs qui se gardent longtemps comme ça c'est équitable, non ?

À mon tour je vidai mon sac et réuni toutes mes affaires avec les siennes. Je commençai déjà le partage en divisant les choses pour les deux groupes que j'avais dit. Par la suite je me mis à les compter et divisai de nouveaux en deux le nombre. Tout tombait juste, c'était parfait.

- Je te laisse choisir ta pile, ça m'est égal. J'aime les cookies au chocolat tout comme j'aime les cookies à la noisette !, plaisantais-je.

Je me retournai pour scruter les alentours.

- Où veux-tu aller ? Je suis en fuite et je n'ai aucun endroit à part les rues étroites pour m'abriter. Et toi tu ''vis'' où ?

J'espérais qu'elle avait une idée de ce que nous faisions maintenant, car à part aller tranquillement pique-niquer dans mes petites rues, nous risquions à deux d'êtres encore plus vulnérables.


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MessageLun 29 Juin - 11:59



Il avait rit à une de mes répliques, pour tout avouer, ça faisait bien longtemps que je n'avais fais rire personne. Mon visage se radoucit. Le pli soucieux sur mon front s'effaça alors d'un coup. Je n'avais pas conscience d'abriter tant de tension en moi alors que je faisais le maximum pour paraître décontracté et à l'aise.

- Comme tu veux !
Ça ne te manque pas le garage ? Depuis quand es-tu en fuite ? Et pour les provisions et bien chacun prend le même nombre de choses périssables très vite et le même nombre de trucs qui se gardent longtemps comme ça c'est équitable, non ?


Je le fixais. Il ignorait tout alors. Je redressais la tête, avant de la baisser pour regarder mes pieds. Oui... Mes pieds, c'était toujours mieux que de regarder le jeune homme dans les yeux.

« J'ai toujours mon garage. Et je ne fuis pas... Je fais ce qui est juste, je jette un regard sans haine sur le monde. J'aide les gens. Ça fait des mois que j'aide les gens. »


Je baissais les yeux une nouvelle fois.

« En réalité ils ont menacé de brûler mon garage si je ne prenais pas quelques « vacances » prolongées. Je... Je suis particulière, et ils me détestent pour ça. Ils... Ils m'en veulent pour un truc que je n'ai pas fait. »


Je me recroquevillais un instant, en fait c'était une façon de rassembler mes morceaux éparpillés. De rassembler cette fille qui avait été brisée une fois de plus par la méchanceté humaine. Je relevais les yeux vers lui.

« Toi aussi tu vas me détester ? Tu vas vouloir brûler tout ce que je possède ? »

- Je te laisse choisir ta pile, ça m'est égal. J'aime les cookies au chocolat tout comme j'aime les cookies à la noisette ! Où veux-tu aller ? Je suis en fuite et je n'ai aucun endroit à part les rues étroites pour m'abriter. Et toi tu ''vis'' où ?

Je fixais mon regard une nouvelle fois dans ses yeux, avant de ramasser toutes mes provisions et de les fourrer dans mon sac.J'avais choisis cookie à la noisette. Je saisis ensuite sa main dans la mienne, pour le mener jusque dans mon antre. Bien sûr que j'avais un endroit.

« Avant... Tu sais quoi, j'habitais dans cette ville... J'ai jamais aimé être là bas. Jamais. Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai trouvé une cachette. »

C'était une sorte de bar underground, dans une maison en sale état, personne ne soupçonnait qu'en dessous se trouvait une salle. C'était miteux, mais c'était tranquille. Seul une poignée de personne était allés dans cet endroit, et il n'avait été ouvert que quelques semaines, deux, trois, avant de finalement tomber à l'eau, c'était le cousin de Joe qui avait lancé ce truc. Joe... C'était le mécano qui m'avais tout appris, et qui était mort pour me sauver. Un vieux papy qui avait de la ressource. Le voyage était silencieux... Bien trop silencieux pour être agréable. Du moins c'était mon sentiment.
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MessageMar 30 Juin - 14:21

Révélation ou révélations ?
Jared Howe & Iris Vaast


Elle se contentait de baisser les yeux. Que se passait-il ? Qu'avais-je dit de mal ? Avais-je fait une énorme gaffe ? Maintenant elle semblait assez mal à l'aise. Puis elle commença à parler avec hésitation. Apparemment la demoiselle avait toujours son garage. C'était une bonne nouvelle car des débiles d'infectés auraient pu le brûler. Mais elle ne fuyait pas. Non, au contraire elle aidait des gens. Depuis des mois qu'elle disait. Elle baissait des yeux une nouvelle fois. Elle n'avait pas fini son récit, elle me cachait quelque chose. Mais par la suite de ses propos, j'avais deviné juste avec le garage qui brûlait. On l'avait menacé. Bande de débiles. Je détestais le monde dans lequel nous vivions désormais, tout était surréaliste et rempli de haine. Même moi j'étais rempli de colère pour les infectés. En colère contre moi-même ! Pathétique ! Je les détestais, jamais je n'avais voulu l'être ! Les immunes avaient tellement de chance et ils représentaient l'espoir pour notre monde futur j'en étais certain. Comment le WICKED n'avait-il pas encore pu percer leur secret. Ils devaient avoir une sorte de gène que nous nous n'avions pas ou alors ils avaient été contaminés dans le passé par une maladie qui pouvait servir d'anti-corps contre la Braise. Des hypothèses et encore des hypothèses. ''Particulière''. Elle venait de dire '' Particulière''. Elle venait d'avouer ce qu'elle était. J'avais compris. Une immune. J'avais face à moi une immune ! Mes yeux s'écarquillèrent, tout surpris et à la fois fasciné. Mais pourtant la jeune femme avait l'air bien triste de son statut. Je compris presque aussitôt aussi lorsqu'elle me lança tout soudainement que j'allais la détester et brûler ses biens. Elle se mit à ramasser ses biens pour les ranger. Elle continua à parler en me racontant son amour pour la ville dans laquelle elle vivait. C'était triste et je n'avais toujours rien dit.

J'ignorais ce que je ressentais à ce moment-là, mais un énorme brin de soulagement me parcourait.J'allais pouvoir être tranquille au niveau de ma peur de la contaminer ! Je m'avançai alors vers elle avec hésitation et je la pris dans mes bras. Je savais que la jeune femme n'était probablement pas du genre câlin, mais je m'en fichais. C'était juste ma façon de lui dire que j'étais son ami et qu'un ami n'allait pas lui faire du mal.

Elle disait avoir trouvé une cachette. J'étais bien curieux d'en savoir un peu plus. Tout ce que je trouvais était des coins de rues désertes pour dormir la nuit et pour parfois me réveiller en sursaut avec des infectés à mes trousses. L'horreur. Je ne me sentais jamais en sécurité à part quand j'écrivais dans mon journal en me rappelant mes souvenirs du passé. Je réussissais à m'évader quelques minutes pour ensuite retomber dans la dure et froide réalité.

- Et cette cachette ?, demandais-je. Si tu m'en disais un peu plus ? Je suis bien curieux de voir d'autres endroits à part des espèces de rues étroites, plaisantais-je. Si tu me faisais un peu visiter ? Maintenant que je t'ai trouvé, je ne te quitte plus. Nous pourrons plus facilement nous protéger à deux.

Puis, je me rendis compte que je ne lui avais toujours pas avoué qui j'étais devenu vraiment. Un infecté... Mensonge... Jusqu'à quand tiendrais-je sans lui dire ? Je décidai alors pour le moment d'y faire abstraction et déjà le sourire aux lèvres, j'étais prêt à la suivre.


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