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[Terminé] "Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu."

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MessageMer 17 Déc - 14:03


Ne jamais abandonner, toujours recommencer.





Le vent frais du matin s'abattait avec douceur sur mon visage. Il faisait encore nuit, mais je pouvais voir que le jour se levait à l'horizon par le ciel qui laissait découvrir une timide lueur orangée. Avec les autres coureurs nous nous préparions avant de s'élancer dans le labyrinthe. Avec mille pensées, j'enfilai mon gilet avec tout mon équipement. Tout en le bouclant, un sourire s'esquissait sur mon visage. Aujourd'hui j'allais changer de trappeur, cela me donnerait l'occasion de découvrir le labyrinthe sous un nouvel angle. Nouveau trappeur était égal à un esprit nouveau, ce qui amenait à une réflexion, des mouvements et des décisions inattendues.
Cette nuit j'avais également fait un rêve. Au fond de moi, j'y étais encore, mais il fallait que j'y fasse abstraction pour la journée. Je ne pouvais pas me permettre de me laisser déconcentrer. Après tout j'aurais la possibilité d'y retourner plus tard. Enfin, je l'espérais, car une fois que l'on se lance et qu'on franchit ces portes, l'on pose un pied dans la mort. A mes débuts, chaque fois que je la franchissais je me le rappelais intérieurement. Certes encore aujourd'hui, il m'arrivait encore de me le dire, mais ce n'était pas vraiment une habitude que l'on peut changer. Le contrôle s'apprend avec le temps.
Les autres se préparaient en silence, certains en bavardant de nouvelles stratégies, d'autres en ne disant pas un mot. D'ordinaire, je basculais en un peu entre les deux, cela dépendait des jours. Ma préoccupation se trouvait plutôt ici et ailleurs. Perpétuellement concentré à réfléchir à un nouvel espoir. Qui allait m'accompagner aujourd'hui dans le trou aux multiples murs? Allais-je aujourd'hui trouver une solution? Chez les coureurs, tout se résumait malheureusement depuis bien longtemps à aujourd'hui ou demain. L'espoir que nous n'étions pas parvenu à apporter aux autres, nous allions forcément l'emmener le jour d'après et ainsi de suite. Ce n'était pas faute d'espérer, moi-même je faisais partie du groupe de ceux qui ont du mal à baisser les bras. De toute manière lorsque l'on est coureur, l'espoir reste la solution finale. L'on ne peut se permettre de penser différemment.
À mes oreilles, j'entendis soudainement le doux ruissellement de la pluie. Encore une journée où le sort s'acharnait contre nous. Il ne fallait pas désespérer. Jour pluvieux, jour heureux. Après avoir mis ma dernière lanière je passais à mes chaussures. Après l'incident d'hier, elles étaient encore intactes. Miracle! Je boutonnais mon haut. C'était l'heure de partir à présent. Je prolongeai l'instant en vérifiant que j'avais tout dans mon sac à dos. J'avais pris assez à manger et à boire. Les autres se dirigeaient vers le labyrinthe. Je les suivis.
Comme chaque matin, l'entrée sombre du labyrinthe nous faisait face. Elle semblait nous appeler pour nous donner la mort. Nous avions passé le cap où nous nous regardions les uns après les autres pour savoir s'il fallait vraiment y aller. Ce n'était même plus une question désormais. Le temps nous l'avait bien appris.
À présent, sempiternellement à la même heure nous y entrions sans même nous interroger sur le fait si c'était bien ou mal. Je considérais le labyrinthe comme un être vivant rempli de cruauté. Une mort dans la douleur, une autre paisible ou alors une vie encore un peu plus longue. Mais cela, c'était sa décision. Nous ne pouvions rien y faire, rien y changer. S'il l'avait décidé, c'était ainsi et pas autrement. Nous étions juste impuissants.  Nous ne pouvions même pas décider. Aucun choix ne s'offrait à nous. Mes pensées s'évanouirent lorsque je sentis une main tapoter mon épaule. Sans me retourner, je devinais que cela devait être mon nouveau trappeur. Je me retournai pour lui faire face.
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MessageJeu 25 Déc - 2:30


Clare

ft. Isaac

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu
Enfin je peux de nouveau retourner dans le Labyrinthe, quitter le Bloc et courir. Courir vite, courir à la vitesse de la brise. Courir jusqu’à l’épuisement. C’est pas que je n’ai pas aimé ces quelques jours coincée au Bloc, un genou en miettes et une plaie sous les cottes se refermant petit à petit, tout doucement, mais… si. J’ai détesté voir mes collègues partir dans le dédale de pierre et revenir le soir, bredouille. Alors oui, je suis naturellement agacé en ce moment.

Je sors de la grande cabane en bois, en m’attachant les cheveux en une queue de cheval haut. Mes cheveux d’encre tenus bien comme il le faut, commencent à boucler quand ils sont en contacte avec l’humidité extérieure. « Il va pleuvoir, je le sens ». J’hausse rapidement les épaules avant de partir en direction du terrain d’entraînement, là où j’ai laissé mes couteaux à lancer ainsi que mon sac lors de mon entraînement la veille. Puis, en continuant de courir, j’attache le plastron, accroche mon sac à l’arrière (ayant vérifié si j’avais toujours ce dont j’avais besoin) et glisse mes deux poignards à ma ceinture, là où je peux les enlever facilement et là où mes mains passent à chaque foulées : un endroit pratique et facile d’accès. Soudain, un des entraîneurs m’interpelle.

« Clare, cette fois, tu travaille avec un gars en particulier. (J’hoche la tête, un peu ailleurs) Il est grand et ses cheveux sont… indescriptible, bouclé mais à la fois en bataille, et beaucoup plus court que Jude, et sont d’une couleur… entre le châtain et le blond, il part dans la partie Sud »

Super… Tu pouvais pas me donner encore plus de détails flous, c’est pas possible ! Comment veux tu que je le trouve moi ? Je vais crier « C’est qui qui est grand et qui a des cheveux bizarre ? », tu crois qu’il va dire quoi « ah oui, c’est moi ! ». Je râle en repartant vers la porte Sud. C’est pas tout mais avec ses explications de nuls, j’ai perdu du temps, et je ne vais jamais trouver qui c’est ! Franchement ! Mes pieds glissent sur le sol, faisant voler quelques petits nuages de poussières, et mes cheveux se balancent de droite à gauche dans un rythme parfaitement régulier. Et d’un coup, la pluie tombe. Voilà autre chose, il ne pleut quasiment jamais, et c’est quand je peux enfin faire ce qui me plait le plus, POUF il pleut. Génial, je suis trop contente…

Au bout d’un long moment, j’arrive tout de même, en piétinant à force, je tiens à préciser, au niveau de la porte Sud. De loin, je peux voir les Coureurs commencer à se presser autour, pour pouvoir partir en courant. Et là je le vois. C’est effectivement l’un des plus grand de tous les tocards présents autour de cette foutue porte, et ses cheveux n’ont pas d’adjectif pour les décrire. Mais il n’y a qu’un énorme problème. J’aime cette tignasse, mais je semble la reconnaître, et pas dans un bon souvenir.

Je m’approche et lui tapote doucement l’épaule, il arrête d’avancer et se retourne pour me faire face. Oh non… Bonjour Isaac…Aucun son ne sort de ma gorge, mais j’arrive quand même à blêmir en me reculant de deux petits pas. Mes lèvres se pincent et mon nez se fronce. Ce n’est pas que je déteste, mais juste qu’on ne s’est pas bien entendu la première fois. Mais bizarrement, j’en éprouve quelques remords. Je crois les bras en le jaugeant du regard, c’est une blague j’espère ? Je ne vais pas le protéger lui ! Je me pince l’arrête du nez avant de vivement laisser retomber mes bras, de chaque côté de mon corps.

- En vrai j’ai pas choisi de t’avoir comme Coureur pour aujourd’hui. Mais si ça ne tient qu’à moi, demain je ne suis plus avec toi.

Ce qu’il ne sait pas, c’est que je suis prête à donner ma vie pour mon Coureur, même si je l’aime pas. Sur ces paroles et pensées intelligente, je m’élance doucement dans le Labyrinthe, assez doucement pour qu’il puisse passer devant moi et nous guider jusqu’à la section de la partie Sud dont il s’occupe aujourd’hui. Quand on y sera, je passerai à côté de lui, pour pouvoir mieux le défendre, si le besoin est.


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MessageJeu 25 Déc - 18:16


Électricité dans l'air...







Ce n'était pas un trappeur, mais une trapppeuse. Mon cœur fit un énorme bond dans ma poitrine. Je reconnus le visage. Ces cheveux aussi foncé que le jais et ces yeux glacial qui en font reculer plus d'un m'étaient tout à fait familier. Clare. Oh non, pas elle. Que me voulait-elle ? Elle, ma nouvelle trappeuse ? Je gardais un très mauvais souvenir de cette fille. La dernière et première fois que nous nous étions rencontrés, cela avait plutôt mal commencé. Au fur et à mesure du temps, je l'avais oubliée et je ne tenais pas à la revoir, mais apparemment le destin en avait décidé autrement. Néanmoins, elle semblait aussi surprise que moi, ce qui voulait dire qu'elle aussi se trouvait totalement désemparée face à la situation. Je ne savais pas trop comment réagir, mais une chose était sûre je n'avais pas oublié et j'étais légèrement du genre rancunier. Je devais aussi lui faire peur étant donnée son visage qui blêmissait à ma vue en moins de deux secondes. Elle recula de quelques pas. Je ne pus m'empêcher de sourire ironiquement. Au moins, je lui faisais peur, ce qui était une bonne nouvelle. Une sensation de satisfaction me parcourut. Après quelques hésitations, avant même que j'eusse le temps de prendre la parole, elle sortit avec une voix aussi tranchante que ses couteaux :

- En vrai j'ai pas choisi de t'avoir comme Coureur pour aujourd'hui. Mais si ça ne tient qu'à moi, demain je ne suis plus avec toi.

Que de gentillesse ! Si elle croyait que j'en étais ravi, elle pouvait toujours courir ! Ah le sacré jeu de mot ! Situation comique...

- Toujours aussi charmante dis donc à ce que je vois, ironisais-je prêt à ne pas me laisser faire. T'inquiètes pas, si tu crois que je m'attendais à toi, tu te trompes. Ça fait longtemps que j'aurais demandé quelqu'un d'autre. Super journée.

Moi qui avait été impatient de me faire attribuer mon nouveau trappeur ou trappeuse, à présent toute la joie s'était évaporée. J'ignorais comment cette aventure dans le labyrinthe allait se dérouler, mais un fait était certain, nous en étions ravis autant l'un que l'autre. Je ne parvenais pas vraiment à masquer mon agacement dans mon visage car, je n'avais pas vraiment envie de lui faire comprendre le contraire. Je la scrutais de la tête aux pieds comme si je m'apprêtais à lui relancer quelque chose. Rien que de l'entendre parler aussi sec m'agaçait déjà. Mon dieu, ça promettait ! Ça ne pouvait pas être possible tout de même. Plaisanterie du jour non ? Ça ne pouvait pas être elle qui allait m'aider ? Mais si puisqu'elle se tenait ici.

L'air devenait encore plus glacial qu'il ne l'était déjà et la tension qui se tenait entre nous deux était palpable. Je n'aurais pas été surpris de voir quelques autres coureurs se retourner vers nous. J'espérais que c'était tout de même une bonne trappeuse. Aussi féroce et froide qu'elle le montrait je ne pouvais pas en douter. Au moins, s'envoyer des piques allait nous occuper pendant nos pauses, pensais-je. Après ce silence, elle s'élança en trottinant dans l'entrée du bloc 5. Je m'élançai à mon tour tout en passant devant elle pour nous guider là où nous devions aller. Nous nous engouffrions dans un des couloirs le plus sombres et le plus dangereux de tout le labyrinthe. Je me sentais à la fois rassuré par Clare et son électricité, mais le fait qu'elle se tenait derrière moi avec ses couteaux, n'était pas un sentiment réconfortant. Mais une fois ici, le passé avait intérêt à s'effacer, pour que la solidarité entre nous deux surgisse. Cela était une question de vie ou de mort. Pour survivre, il n'y avait qu'un seul et unique secret : la confiance.

Maintenant, nous étions dans le labyrinthe.

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MessageVen 26 Déc - 19:42


Clare

ft. Isaac

Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu
C’est bon il m’agace déjà, rien que par sa présence, son regard satisfait et son sourire ironique. Enfin non, il ne m’agace pas totalement, ça m’effraie juste de ne pas savoir comment il va réagir quant à l’accrochage de l’esplanade. Il n’a pas l’air bien méchant et pas stupide du tout mais… Je regrette beaucoup comment je lui ai parlé la première fois, comment j’ai réagi à son regard soutenu sur moi. Et ce rire ! Un rire parfaitement agaçant, presque autant que le mien quand il est moqueur ou ironique. Bon vous me connaissez, jamais je n’avouerai que j’ai peur, et surtout pas de lui, devant lui. Je ne m’excuserai jamais de l’affront que je lui ai fait, pourtant, il a l’air aussi rancunier que moi… Et voilà que deux épées me traversent, joliment nommée « doute » et « culpabilité ».

Je soupire, enroule une de mes mèches autour de mon doigt le regardant prendre un faciès encore plus insupportable, allant avec le ton ironique de sa réplique.

- Toujours aussi charmante dis donc à ce que je vois, ironise-t-il prêt à ne pas se laisser faire. T'inquiètes pas, si tu crois que je m'attendais à toi, tu te trompes. Ça fait longtemps que j'aurais demandé quelqu'un d'autre. Super journée.
 - J’approuve.

Sur ce coup je suis plutôt d’accord avec lui, et malgré le fait qu’on ne s’aime pas vraiment et que je viens de m’élancer avec un léger sourire, bon, de là où il est ça doit plus ressembler à l’ombre d’un sourire plutôt qu’autre chose. Et si on n’était pas si différent ? Non, pas possible. Je ne veux pas y croire, et même si on me le crie dans les oreilles, paroles criantes de vérités, je jouerai ma sourde et comme d’habitude, je ne vais pas écouter. Mais bon, pour l’instant, je dois me remettre dans mon rôle de trappeuse et le protéger, au péril de ma vie. Et oui, quitte à mourir pour lui, je ne dois pas le laisser crever !

Mon arrivée puis nos paroles ont eu un effet glacial sur l’atmosphère nous entourant. Avec une telle tension entre nos deux corps, on s’attendrait presque à voir la foudre tomber, enfin, c’est une façon de parler vu qu’il n’y a pas de foudre ici, au Bloc, ou même dans le Labyrinthe. Une fois mes pieds foulant les pavés de pierre, je lève les bras au ciel, signe que je suis surexcité et super contente. Courir. Me sentir libre. Cet un si beau sentiment qui me fait tellement plaisir à sentir de nouveau. Les immenses murs qui m’oppressent quand je suis dans le Bloc, ils me donnent le plus grand des plaisirs quand je suis étroitement serré entre eux. Ils me donnent une impression de grandeur. L’impression de pouvoir m’envoler.

Puis on arrive dans les couloirs sombres de la section 5, section où je ne suis presque jamais allée, en plus du fait que les murs changent de place, je me perds un peu plus que d’habitude. Je me rapproche discrètement d’Isaac, serrant fermement mes deux poignards entre mes doigts fins, prête à attaquer si l’on s’approche de trop près de mon Coureur. Mes sourcils légèrement froncés, je regarde chaque ouverture dans le mur, mon bras frôlant presque celui du grand jeune homme.

J’avouerai que sa présence à quelque chose de rassurant, et il n’était pas trop désagréable à regarder. Je sais que la pause s’approche petit à petit, et je n’ai pas vraiment envie de m’arrêter ici, dans l’ombre totale.


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MessageDim 28 Déc - 0:08


Le temps peut-il être responsable des bonnes décisions ?  





Je commençai à prendre déjà de la vitesse et Clare me suivit. Je nous guidai jusqu'au bloc 5. Plus nous nous rapprochions, plus l'endroit devenait effrayant. Les flaques d'eau du début disparaissaient au fur et à mesure que nous avancions, mais à présent, les murs commençaient à apparaître comme par magie. Je n'aimais pas cette partie du labyrinthe. C'était la plus dangereuse, même en plein jour. Il était encore plus difficile de retenir le chemin. Tout à coup alors qu'un gros mur allait nous couper le chemin de devant, je me dirigeai vers la droite. Réflexe. Je me souvins, à mes débuts en tant que coureur, la première fois que j'avais été exploré ce bloc, je m'étais pris un mur en pleine face.

Le labyrinthe était bien calme. Même trop calme. Le silence résonnait jusqu'à nos oreilles nous recommandant d'être prudent. Durant toute la matinée, nous courions et subissions les changements de ces murs. Je fis de mon mieux pour tout retenir. Pourquoi ces murs bougeaient-ils la journée ? Étaient-ce les créateurs qui faisaient ça pour nous rendre fou ? J'étais assez impressionné par Clare. Elle était petite par rapport à moi, mais était très agile et rapide. Pourquoi n'avait donc pas fait coureuse ? Elle arrivait très bien à suivre mon rythme rapide.

Évidemment, il était hors de question que je lui avoue ce qui m'était passé par l'esprit, j'avais bien trop de fierté pour cela. Nous étions assez ridicules à vrai dire, tous les deux susceptibles et rancuniers. Il allait bien devoir y avoir un de nous deux qui allait céder à être gentil non ? Je n'étais pas prêt d'être débarrassé d'elle, vu que la plupart du temps un coureur ne garde que rarement son trappeur ou trappeuse qu'une seule journée afin de laisser le temps à une stratégie d'être élaborée et construite par les duos.

Enfin c'était l'heure de la pause. Je m'arrêtai tout en continuant un peu de tourner en rond pour prendre le temps de souffler. Mon coeur battait à la chamade et mon souffle commençait à devenir légèrement irrégulier, il était temps ! Nous avions parcouru une bonne distance en une moitié de matinée, ce qui était satisfaisant ! Pendant ce temps, dans ma tête, je m'amusai à me répéter le chemin. C'était une de mes tactiques pour ne pas oublier. J'étais pressé d'être à ce soir. La journée me paraissait si longue. Je voulais retrouver Leah. Je scrutais les alentours. Lorsque je m'asseyais, je n'étais pas tranquille, car cela ne me permettait pas de voir les ennemis arriver. Clare et moi ne parlions pas. Nous nous contentions de nous reposer un petit peu. Était-ce parce que c'était la première pause et nous n'osions pas encore échanger quelques paroles ? Il allait bien le falloir pourtant. À présent je me mis à répéter mes petits codes à voix-haute tout en re-visualisant le chemin, ça rentrait encore mieux. Cela devait peut-être l'énerver, mais bon, je m'en fichais pas mal à vrai dire.

Soudainement, je me stoppai net de parler. Peut être que c'était dans mon imagination, mais j'avais juré d'entendre quelque chose bouger. Je me retournai vers Clare, le plus doucement possible. Ce n'était apparemment pas elle. Je tendis l'oreille et je scrutai l'horizon. Rien. Rien du tout. Cela devait être le vent. Néanmoins, il valait mieux rester sur nos gardes. Le bruit pouvait revenir d'une seconde à l'autre.

Ce silence entre Clare et moi était insupportable. D'un côté, j'avais envie que l'on règle une bonne fois pour toute la raison de notre froid, car je n'allais pas pouvoir tenir indéfiniment comme cela. Je brûlais d'envie de m'excuser pour m'être emporté lors de notre rencontre près de la boite pour redonner une meilleure ambiance, mais ce n'était pas à moi de le faire ! C'était elle qui était venue m'engueuler après tout ! Rah ça m'énervait ! Je n'avais pas l'habitude qu'une fille qu'une ne fasse pas le premier pas ! Oh et puis mince, j'en avais marre à la fin !

- Clare.. , fis-je à contre-coeur.

Je soupirai. Mon dieu, c'était encore plus difficile que je ne le pensais.

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MessageMer 7 Jan - 14:34


Clare

ft. Isaac

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Finalement, j’aime bien courir avec Isaac, il court pile à la bonne vitesse et je peux le suivre en repoussant mes limites au moins un minimum. Un mur bouge à sa gauche, il se décale à droit et je fais de même. Une partie plus haute que là où je suis qui nous « bloque » le passage et je saute au dessus en repliant mes jambes contre ma poitrine, assez longtemps pour que je puisse passer complètement au-dessus. Plus l’heure de la pause approche, plus je l’appréhende. On va faire quoi ? Se regarder dans le blanc des yeux sans rien se dire ? Je vais pas pouvoir supporter cette tension entre nous, je vais me remettre à lui hurler dessus !

La pause arrive (enfin ?) et on s’arrête entre ses grands murs sombres et flippants. Le lierre couvre la grande majorité de ses grandes surfaces de pierre et l’ombre de ces derniers nous plonge dans une pénombre peut-être trop importante. Aucun de nous deux s’assoit, lui il fait les cent pas pour calmer sa respiration et moi j’ai le dos plaqué contre le mur, la tête baissée pour éviter tout contact visuel avec le coureur. Je relève cependant le nez quand je l’entends parler, il répète notre parcourt… Une idée me traverse et je sors un morceau de charbon de ma poche, me mettant à gribouiller un pseudo plan sur le mur. Certains endroits ne me paraissent pas correct… étrange.

Alors que j’ai les yeux rivés sur mon croquis brouillons, j’entends un bruit résonner dans le couloir. Je me retourne vivement vers Isaac (laissant tomber mon charbon au sol), qui met quelques secondes de plus à me regarder. Aucun de nous deux ? J’essaye de me persuader que ce n’est que du vent ou que les murs qui bougent à peine, qu’ils se cassent ou autres, mais une certaine crainte reste en moi, qui garde les doigts sur le manche de mon couteau. Je m’écarte du mur, me rapprochant d’Isaac, qui m’appelle par mon prénom. Après qu’il ait poussé un soupir,  je plaque ma main sur ses lèvres, sortant le couteau de mon autre main.

 - Parle doucement, on est pas tout seul ici… chuchotai-je

Je sens l’huile chaude et la chaire grillée, une grimace étire alors mes lèvres roses. Soit un Griffeur est pas loin, dans ce cas c’est le bon moment pour hurler « court », mais peut être qu’il y en a un qui est passé avant, ce serait la meilleure solution. Je me recule encore plus vers Isaac avant de lui lancer doucement quelques mots.

 - Tu voulais me dire quoi ? Je t’écoute…

Mes yeux se baladent sur la pénombre et je retire ma main de sa bouche pour pouvoir prendre mon autre couteau. Je me souviens de la première fois que j’ai dur faire face à un Griffeur… Courageuse mais pas téméraire, j’ai vite pris les jambes à mon cou pour rentrer au Bloc. Je vois un mouvement au niveau du bout du couloir et je déglutis en tentant de ne pas penser à la grosse créatures de bras et de chaire calcinée… Trop tard…



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MessageVen 9 Jan - 21:22


La peur ne nous contrôle pas, c'est nous qui la contrôlons. 





Je regardais pendant de longues secondes Clare pour savoir si c'était elle qui avait bougé. Je m’aperçus vite qu'elle fit de même. “Clare", avais-je s’enquit avec l'espoir de formuler des excuses pas trop maladroites. Elle s'avançait vers moi avec ses couteaux, je me surpris à faire un petit pas de recul, surpris. Elle posait une main sur ma bouche pour me faire taire. Au moins elle n'avait pas encore prévu de m'égorger.

- Parle doucement, on n'est pas tout seuls ici, me prévint-elle.

J'hochai la tête en signe d'acquisition. Nous étions le plus silencieux possible, c'était la seule chose à faire tant que nous ne savions pas ce que c'était. Elle se tourna vers moi et me chuchotait alors :

- Tu voulais dire quoi, je t'écoute....

Elle retira sa main. Les mots ne me venaient pas, c'était compliqué et ma fierté me rongeait. Je serrais les dents. Alors que je reprenais un autre soupir, Clare bondit cette fois-ci avec plus de rapidité pour se saisir de son autre couteau. Elle scrutait les horizons et se mit à blêmir. Je me penchai également et ce que je vis me glaçai entièrement tel un que si l'on m'aurait trempé dans une baignoire remplie de glaçons. À bout du labyrinthe, je distinguais déjà une grande bête toute féroce, la peau asséchée et brûlée. Un griffeur. Je n'avais même pas besoin de me poser la question. Les battements de mon cœur se stoppaient net. Ce n'était même plus de la peur, mais de l'angoisse pure. Qu'allions nous faire ? Avec une rapidité qui m'étonnait moi-même, je me concentrais deux secondes sur mon angoisse en détail afin d'analyser la situation. La peur m'aidait. C'était étrange, car pour la majorité des gens, c'était le moment où ils étaient incapables de réfléchir à quoi que ce soit. Devions nous courir ou pas?

J'évaluais et calculais déjà les sorties possibles à une vitesse impressionnante que je m'étonnai moi-même ! Si nous rebroussions chemin, il allait forcément nous voir encore plus, accélérer et se mettre à nous poursuivre, nos chances étaient minimes. De plus, si nous nous avancions pour se réfugier sur la droite ou à gauche, ce serait pire et nous étions certains à 100% que la bête nous repérerait directement. De plus, très peu de distance nous séparaient d'elle, ce n'était donc pas à faire. Évidemment foncer tout droit dans le tas, revenait à mourir presque aussitôt. Stupide. Je jetai un bref coup d’œil à ma trappeuse tout en scrutant ce qu'il y avait derrière nous. Le plan n'était pas d'attendre s'il nous avait vus pour courir, mais c'était de nous enfuir car de toute manière c'était trop tard. Je voyais déjà ses gros yeux nous détailler et sa fureur monter. C'était comme si il était programmé pour nous repérer directement. L'air devenait glacial, lourd et menaçant que j'en suffoquais presque. Allions-nous y arriver ? Le plus tôt possible nous bougions, le mieux ce serait. Clare avait compris mes intentions. Il était donc inutile que je le dise à haute-voix, ce qui aurait encore plus attiré l'attention sur nous. Au même instant, nous nous lançâmes. Courir. Courir le plus vite possible. Je ne ralentissais pas. À peine entamée notre course périlleuse de survie , déjà, derrière nous le griffeur avait commencé à nous suivre. J'accélérai de plus bel. Clare tenait-elle le rythme ? Combien nous restait-il de mètres avant que le griffeur bondisse ? Tout cela n'était encore que mystères, mais seulement pour quelques secondes.

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MessageDim 11 Jan - 10:48



Griffeur



Un infime grincement métallique. Une imperceptible odeur de machinerie. Un mouvement invisible.

La créature avançait sur les murs, plantant ses griffes dans les murs et le feuillage les recouvrant. Cela en ne produisant aucun bruit. Une discrétion sans failles. Droite. Gauche. Gauche. Gauche. Droite. Gauche. La cible était repérée depuis longtemps. Enfin, les cibles. Il n'avait pas été difficile de trouver cet candidat mâle et son acolyte, une candidate femelle.

Une mission bien précise aujourd'hui. Que la créature allait accomplir à la perfection. Ici, dans le bloc 5 de la partie sud du labyrinthe.

Elle se laissa tomber. Un bruit sourd retentit alors dans cette partie du labyrinthe. Qui se répandit. Alertant les deux être. Comme prévus.

La créature se releva sans autres bruits. Inspectant le bout du tunnel. Deux cœurs, battants encore. Battants rapidement. La créature se mis alors en évidence, en hauteur. Elle se chargea de se faire repérer par ses proies, et celle ci accélèrent alors leur coeur encore plus. Bien que la créature n'ai pas d'orifices oculaires, elle vus. Elle fixait par ses différents capteurs les deux corps qui se trouvaient en face d'elle. Elle savait ce qu'ils allaient faire.

Et ils le firent.

Ils coururent. Aussi vite qu'ils le purent, mais bien peu suffisant pour semer la créature. Celle ci se mis à les suivre, à une vitesse bien raisonnable. Mais à une vitesse assez élevée pour les rattraper. Ils avaient leurs dos face à leur adversaire. Chose à ne jamais faire.

Alors la créature sortit de ces entrailles une pointe. Une pointe reflétant un rayon de lumière, tellement aiguisée. On aurait dit que les deux proies eurent accélérer. Mais pas assez. La lame pointue s'élança alors que le griffeur grimpait au mur. Et elle fit mouche. Un des deux corps fut touché. La créature se posta alors devant ses proies, attendant de pouvoir admirer leurs réactions. Leurs réactions si précieuses.

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MessageDim 11 Jan - 16:38


Clare

ft. Isaac

Survive
Peur. Angoisse. Terreur. Crainte. Frayeur. Inquiétude. Malaise. Non, définitivement je ne me sens pas très bien, même pas bien du tout. Mes jambes sont comme paralysées et mon cerveau aussi, je n’arrive plus à penser, je ne sais pas qu’est-ce que je dois faire. Toute seule, j’aurais pu courir à l’encontre de la bête de chaire et de métal, glisser entre ses pattes métalliques pour qu’il ne puisse pas m’attraper et repartir en courant, bien sûr il y a des risques et je ne pense pas qu’Isaac accepte d’oser mon plan totalement suicidaire…Isaac, aide-moi et trouve une idée !

Et l’idée semble germer dans son esprit, il s’élance en partant derrière nous, je glisse mes couteaux dans ma ceinture, dans leurs étuis, et je m’élance en arrière. Quelle inconscience de lui tourner ainsi le dos, il n’y a plus qu’à espérer courir plus vite que lui nous pourchasse, mais c’est impossible, il est trop rapide pour nous… Je suis terrorisée, et mon cerveau ne fonctionne plus, il est en mode arrêté et ne veut plus fonctionner. Mais je continue de suivre mon stupide coureur pour qui le cerveau semble fonctionner normalement, voir au quart de tour.

Je vois qu’Isaac accélère sa course, donc j’allonge mes foulées et en fais plus, je sens les muscles de mes jambes tirailler pendant que les bruits ne cessent pas derrière nous. Et soudain, une évidence, je me rends compte qu’on fait tout faux, on fait exactement ce que la créature semble vouloir. On court, l’un à côté de l’autre, en ligne droite. La ligne droite permet au Griffeur de prendre de la vitesse et le fait qu’on soit l’un à côté de l’autre lui permet de nous avoir tout les deux facilement. Oh non, on est mort ! Je ne peux pas crier à Isaac ce dont je viens de me rendre compte, je le veux, mais je n’y arrive pas… Et je n’ai pas le temps. Un rayon de soleil vient dans mes yeux, il est reflété par… La griffe du Griffeur. Avant d’avoir le temps de dire quoique ce soit, elle se plante dans le dos d’Isaac. Il tombe par terre et je m’arrête immédiatement. Mon cri résonne dans le couloir.

- ISAAC, NON !

Je me jette auprès de lui mais je ne peux rien faire. Je n’ai pas le temps de le ramener, je n’ai pas la force de le ramener, alors que je suis poursuivie par un Griffeur. Cette bête immonde, qui empeste la chaire brûlée, me regarde sans me regarder, me tournant autour. Les joues inondées de larmes, je me relève et commence à reculer. Je n’ai pas le temps… Je ne veux pas le laisser là… Partir sans lui, c’est de la lâcheté… de l’égoïsme…

Je resserre ma queue de cheval, calme mes battements de cœur et essuie les larmes. C’est le moment de se reprendre en main Clare ! Ne te laisse pas abattre pour si peu ! Tu es une trappeuse, t’as vie ne repose sur celle de personne, car tu es celle qui la donne pour en sauver d’autre. Je suis qu’une mort parmi d’autre. Je me baisse près d’Isaac, pose ma main sur sa taille et passe son bras autour de mon cou. Ça va le faire, je te le promets Isaac. Bon, maintenant, il faut que je me souvienne du chemin le plus court pour arriver à la sortie, mais plus je prends de temps pour penser, plus le Griffeur en profite pour se rapprocher de moi. Je relève la tête et fronce les sourcils. Quelques mots me reviennent en touchant Isaac, « Forever, and Always ».

Soudain, je m’élance sur ma gauche et passe sous un morceau mur qui descend doucement, laissant assez de place pour un corps humain. Isaac est lourd, presque trop lourd pour moi, mais je prends sur moi, le tiraillement de mes bras et de mes jambes ne sont que fictives, c’est ce que j’essaye de me dire. Dès que je peux, et que c’est toujours sur le chemin vers la sortie, je tourne, je me glisse sous des parties énormes, repartant aussi vite que je peux, par contre je ne monte jamais sur des parties plus haute. Au bout du couloir, je vois enfin l’entrée du Bloc. J’accélère le pas, courir, plus vite, toujours plus vite, y arriver, sortir. Survivre.


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MessageLun 12 Jan - 22:17


En enfer







Clare s’élança aussitôt derrière moi et finit par suivre mon rythme rapide. Pendant quelques secondes je crus que l'on allait s'en sortir, mais le griffeur ne faisait que prendre de la vitesse. Finalement, je regrettais mon choix de stratégie, il s'y attendait ! Mais de toute manière, quoi que l'on fasse, cette bête était programmée à réagir à n'importe quel mouvement. Parfois je me demandais bien à quoi la stratégie servait si au final elle n'aboutissait à rien. Peut-être que Clare avait eu une idée en tête, mais elle n'avait rien dit du tout, j'avais donc décidé de prendre l'initiative. Je fonçai droit devant, avec encore plus de vitesse, mon cœur qui résonnait très fort s'accordait à la perfection avec mon rythme. Clare courait à mes côtés et soudainement un rayon de soleil vint nous aveugler, mais je ne ralentis pas ma course pour autant.

Le monstre approchait dangereusement , il était près, même que j'étais apte à sentir sa présence derrière moi. Surtout, il ne fallait surtout pas que je me retourne, mais continuer toujours tout droit était l'objectif. Le but était d'atteindre la sortie. Je savais parfaitement la route la plus courte, il fallait que nous y arrivions et très vite ! L'instinct me forçait à le faire à cause de la peur, mais je me retins. J'étais pris dans mon élan, mais le griffeur se tenait à quelques centimètres de nous. Ça y est nous étions foutus ! Je continuais d'accélérer mais j'avais l'impression de faire du sur-place, tellement il était rapide ! Il était venu à notre hauteur en moins de quelques secondes, c'était incroyable. Je commençai à paniquer, j'étais à ma vitesse maximale, puis tout à coup, au moment où je sentis que tout allait basculer, je tombai violemment sur le sol, mes mains rappant la terre.

Ma respiration se coupa net, je suffoquai. De l'air ! Je n'avais plus d'air, je ne compris pas immédiatement pourquoi mes poumons refusaient de s'ouvrir, que m'arrivait-il ?

À ce moment-là, la souffrance fut si immense que je ne pouvais sentir qu'un incendie parcourir mon corps entier. Ce stade ne dura que quelques fractions de secondes, car je sentis alors une aiguille me déchirer le dos et se retirer avec force. J'hurlai. J'hurlai encore et encore tout simplement incapable de ressentir autre chose que ce supplice. Je ne pouvais penser qu'à cette brûlure qui me rongeait. J'allais mourir. La peine cognait fort, très fort, trop fort et de plus en plus ! Je percevais à présent les moindres détails de la douleur, c'était pire ! Un feu sans fin ravageait et martyrisait mes membres si bien que des étoiles se mirent à danser devant mes yeux. Je ne pouvais plus supporter la torture, tout était trop fort, si intense. L'on m'avait planté un couteau et l'on voulait me saigner à mort en le tournant encore et encore dans ma chair. Bouger Isaac! Il le fallait ! J'essayai, mais une autre épée imaginaire me déchirait la peau. Je laissai alors la folie prendre possession de moi, c'était bien plus simple. Je désirais m'évanouir, je priais pour que cela arrive. Je ne voulais plus avoir à subir cela. Au loin, ou dans ma tête, je ne fus pas le seul à hurler. J'étais capable d'entendre une autre voix me dire « Isaac non! ». Clare. Qui de nous deux entre elle et moi avait crié le plus fort ? Je sentis subitement une main sur ma taille et une autre qui me tirait le bras. Ce fut trop. Mon corps explosa dans une énorme peine, si bien que le feu qui crépitait passa d'incandescent à glacial. Les larmes coulaient et je continuais de hurler, comme si j'espérais apaiser mon supplice. Je ne voyais presque plus rien, je n'entendais presque pu mes propres cris qui n'étaient pas même pas encore assez fort pour exprimer mon extrême calvaire et les formes devenaient floues.

Combien de temps s'écoulait ? J'avais l'impression que c'était une éternité, je n'allais pas tenir. Mourir, je m'approchai de la mort à grand-pas. Clare continuait à me traîner. Elle me tirait avec beaucoup de puissance que je crus qu'elle me décapitait. Je faisais tout mon possible pour l'aider à avancer, mais mon corps refusait de m'obéir, il ne voulait pas bouger ! Un éclair me frappa de la tête aux pieds, je vis du noir .

                                                  ***

J'ouvrais les yeux. La douleur. Elle était encore là. Combien de secondes étais-je resté inconscient ? Nous courions, ou plutôt elle courait et me traînait en même temps. Où étions nous ? Nous trouvions-nous loin de la sortie ? J'étais incapable de voir. Tout ce que je savais c'était que le griffeur était encore et toujours là.

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MessageSam 17 Jan - 14:04



Griffeur



Comme invisible, discret comme une poussière volant dans les airs. Comme la mort, se glissant dans les ombres pour frapper.

Le candidat mâle avait été touché. Comme prévus à un endroit qui ne lui serait sans doute pas fatal, si sa coéquipière l'aidait. Et elle le fit, elle l'attrapa et se mit à courir lentement, le plus vite qu'elle pouvait.

La créature les laissa alors partir, en prétextant de rapides attaques faciles à esquiver, puis elle les suivit de loin. Cachée dans les murs, elle attendait. Elle attendait qu'ils se rapprochent de la sortie du dédale. Et dès que la fille eu franchis l'avant dernière intersection, la créature se remis en marche.

Le coeur de la femelle battait à tout rompre, une minute encore et la fin était proche. Celui du mâle, par contre ralentissait, il perdait du sang. Cela traçait une ligne de liquide rouge.

Le parcours était simple et l'avancement dans le labyrinthe était peu élevé. Il ne leur faudrait pas beaucoup de temps pour se rendre à la sortie, si toute fois ils y arrivaient.

La créature avançait dans l'ombre, se dissimulant avec perfection. Ayant conscience de tout les recoins de l'endroit, dès qu'il prenait l'idée aux proies de se retourner, elle se plaquait dans un renfoncement.

Avant qu'ils n'entrent dans le dernier couloir menant à la sortie, la créature apparut devant eux, s'étant assuré de ne pas se faire remarquer. Elle attendit quelques secondes. Une. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Et à la septième, elle sortie un de ses dars de métal. Celui ci recouvert de liquide gluant provenant de l'intérieur du corps du griffeur.

N'attendant rien, elle alla le planter dans le corps de la candidate.

Son travail étant fait, elle se rapprocha une dernière fois comme signe d'adieux et disparaissait sur le mur.

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MessageDim 18 Jan - 23:59


Clare

ft. Isaac

Survive
Mes doigts tenaient fermement le bras et la taille d’Isaac. Cette soudaine proximité m’aurait agacée, voir gênée, si mon coéquipier n’était pas en train de se vider doucement de son sang pendant que j’essaye de le sauver. Mon pessimisme survient en quelques mots, formant de courtes phrases. Réellement au pire de tous les moments. Tu essaye de le sauver en vain. C’est trop tard. Il est fini. Il va mourir dans tes bras, à cause de toi ! Ma gorge se serre, coupant un peu ma respiration.

Je savais que cette créature affreuse nous suit, lentement, et qu’elle essaye de jouer avec nous. Je le sens. Rien de mystique ou quoique ce soit, mais le fait qu’elle pue l’huile chaude à cinquante kilomètres à la ronde est un détail non négligeable. Et le bruit qu’il fait en se déplaçant n’est pas si discret que ça quand on s’en rend bien compte.

Les pieds d’Isaac traînent lourdement par terre et il commence à me faire doucement vaciller, il me démolit l’épaule, mes pieds butent quelques fois contre les dalles par terre. La fatigue, c’est ce qui commence à engourdir mon corps tout entier. Je commence réellement à faiblir et à devenir de moins en moins précise à chacune de mes foulées.

La sortie est là, juste en face de moi, encore cinq mètres et je suis à l’intérieur du Bloc La sécurité ! J’essaye d’accélérer encore mais seuls les battements de mon cœur change de vitesse. Soudainement, une chaleur me traverse le corps. D’abord c’est supportable puis ça devient à un point où un cri sort de mes lèvres. Un cri mélangeant mon angoisse et ma douleur, déchirant le silence du Labyrinthe. Mes doigts se déplient subitement, lâchant Isaac face contre terre, et je me laisse tomber sur un genou, ma vue se brouillant un peu. Oh mon dieeeeuuuu, j’ai maaaaal !

La créature s’approche doucement de nous, comme pour nous saluer une dernière fois, et admirer une dernière fois le boulot qu’elle a fait de la journée, puis elle repart comme si de rien n’était. Malgré le peu de vue que j’ai encore, je vois que la sortie est pas loin, juste quelques mètres ! J’essaye tant bien que mal de porter Isaac et de me relever. Une fois cette opération fastidieuse réussie, je me dirige lentement vers le Bloc, chancelante et les pieds qui cogne partout. Je sens le peu de ma force s’envoler et je ne fais que traîner des pieds, n’étant plus capable de les lever. Une fois dans le Bloc, mes jambes cèdent sous mon poids et celui d’Isaac. Clairement, c’est mon Coureur.

D’abord à genoux, je prends la main de mon Coureur dans la mienne et le regarde sans le regarder. Il a l’air de souffrir le martyr, et ça m’affecte énormément. Je me laisse tomber sur le dos à côté de lui et vois quelqu’un s’approcher rapidement. Je tends ma main libre et mes doigts longs et froids rencontrent le visage doux de quelqu’un.

  - A l’infirmerie… J-Je veux voir Jude… Tu… Tu lui diras que c’est b-bon, son souhait de p-pouvoir mon corps p-presque nu est exaucé…

Sur ces derniers mots, je laisse tomber ma main, fermant les yeux. Je me sens comme… Rongée par la piqûre et par le feu qui glisse doucement dans mes veines.



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MessageLun 19 Jan - 21:18


Dissocier inconscience et inconscience...






Je glissais, pensais-je.

Je sentais ses bras qui avaient de plus en plus de mal à me retenir. Un liquide chaud parcourait mon corps, épais, mais qui coulait à une vitesse importante, c'était désagréable. Du sang ? Oui, du sang probablement. J'avais mal. Tellement mal que la douleur ne pouvait même plus se mesurer. Mon cœur... Je ne le sentais presque plus battre, c'était la fin. Je devais m'accrocher, nous y étions presque. Le rythme de course diminuait encore et encore, étions nous arrivés ? Ouvrir les yeux. Je voulais ouvrir les yeux pour voir où nous nous trouvions ! La lumière cognait, mes pupilles ne la supportait plus. Je voyais flou, plus que des formes. Je paniquais intérieurement, désorienté. Une forme de lumière si proche se distinguait... La sortie ? Le feu qui continuait de me ronger de plus bel m'affaiblissait et me rendait dans un état que je n'avais jamais expérimenté auparavant. J'avais un pied sur terre à souffrir le martyr, puis un autre ailleurs. Indescriptible. J'aurais voulu hurler, hurler pour faire sortir ma si grande peine, mais je n'y parvenais pas. Mon corps tout entier y refusait. Ma raison commençait à faire de même, elle n'avait plus la force. Résister. Je le devais jusqu'à la fin ! Je ne la contrôlais même plus. La douleur prenait le relais et me piquait la vedette. Mes orteils ne forçaient presque plus contre le sol, j'étais littéralement traîné. Je tenais de moins en moins, j'allais glisser, tomber ! Les mains et les bras qui m'aidaient se faisaient au fur et à mesure de moins en moins puissants car, je sentais la force puiser dans les réserves que je ne possédais plus. Tout à coup un cri émergeait dans ma tête. Il était fort sans l'être. Mes sens se dissociaient, se mélangeaient, je ne pouvais rien faire, mais je compris que ce n'était pas le mien. Il était bien trop aigu. Je tombais lourdement au sol, sa fraîcheur me faisait du bien. Je m'y accrochais. Que faisais-je ici ? Que s'était-il passé ? Ses cris s'accompagnaient à ma peine. Aussi déchirants que cette dernière. Je me relevais. Enfin l'on me bougeait, lentement non je ne voulais pas, mais je le devais. J'essayais de pousser sur mes pieds pour l'aider. Y parvenais-je ? Je ne me sentais pas bien. La douleur se propageait même dans mon estomac. J'allais me mettre à vomir. Non, pitié non, je ne devais pas. Mes dernières forces allaient être emportées. La tête me tournait, entraînée dans un tourbillon. Puis je m'affalais encore sur le sol. J'entendais un deuxième boum ainsi qu'un soupir à mes côtés.

- À l'in... Je v... Jude... s..hait...nue...

Ce fut tout ce que j'arrivais à comprendre. Mes sens s'embrouillaient, ils disparaissaient ! Je ne pouvais même plus bouger. L'herbe s'évaporait sous moi, je ne savais même plus où je me trouvais ni même ce qui pouvait m'entourer. Qu'était-ce cette matière coupée en brins, si moelleuse et soyeuse ? ... Respirer... Prendre de l'air ... Je suffoquais presque... Paralysé... Un pas... Deux .. Puis trois... Je plongeai dans le vide petit à petit... Avec douceur... La douleur s'évaporait... Je n'avais presque plus mal... Le blanc.. Le gris.. Puis le noir. Je vis le noir. Le noir total.

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MessageJeu 19 Fév - 23:24

Une journée dans le labyrinthe s'achevait à nouveau, et Esther rentrait tard, ce jour là. Seule comme à son habitude, elle n'était qu'à quelques couloirs de l'entrée. Les portes seraient bientôt visible, et elle serait saine et sauve. Cependant, quelque chose d'inattendu la frappa alors qu'elle se trouvait à quelques couloirs de la sorite. Un bruit familier, une odeur caractéristique. Et aucun doute possible. Un griffeur rôdait dans les parages, et il fallait faire énormément attention. Aussi silencieux qu'il était, l'oreille entraînée de la coureuse lui permit de le détecter a quelques couloirs d'elle. Prenant garde à avoir affaire a du lierre, la blocarde se tapit contre le mur et se camoufla grâce au lierre grimpant. Les bruits continuèrent, elle entendis des bruits de pas, une course, des gémissements et un cri. Esther retenait son souffle. La créature avait eu des cibles et les avait atteintes. Il ne fallait pas se faire repérer. Les bruits de griffeurs s'éloignèrent, il avait remplit sa mission. Il s'éloignait, et fort heureusement, il n'arrivait pas par ici.

Il était temps d'agir, de voir qui était blessés. Les retrouver fut un peu plus ardu que ce qu'Esther pensait. Elle croyait les avoir entendu bien plus à l'est, ce qui lui fit faire un détour assez important. Le silence du labyrinthe était trompeur, et les sons étaient réfléchis vraiment n'importe où. Elle se maudit de cette perte de temps ridicule car ça pressait. Elle se remit en marche vers les portes, car c'était après tout le but qu'ils chercheraient a atteindre eux aussi. Quelques précieuses minutes s'écoulèrent quand elle arriva aux portes, et elle vit au sol, sauf a l’intérieur du bloc, deux silhouettes à terre. Esther piqua un sprint afin de les rejoindre. Les portes se fermèrent peu après. Elle identifia immédiatement Clare et Isaac, victime de piqûres de griffeur, et prit leur pouls. Ils vivaient. Pas une minutes à perdre, elle entendit vaguement Clare réclamé Jude, puis s’effondrer, mais pas de chance, elle était tombée sur Esther.

Hors de question d'aller chercher Jude.

Peu de temps après un vif aller retour à l'infirmerie, elle dégota Mahree et Margaux. Les deux medjacks et elles les transportèrent jusqu'à l'infirmerie, en lieu sûr, et Esther s’éclipsa, laissant le coureur et la trappeuse entre de meilleurs mains pour des soins complets.


[TERMINE]

___________________________________

And I'll be waiting for the light,
That guides us through the worst of nights,
And I'll be waiting for the sign,
You're coming back,
And you have found your path.

Merci Lucas ♥:
 

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