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Dans la clarté du ruisseau [PV Daniel Springs]

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MessageDim 14 Déc - 10:39



Dans la clarté du ruisseau
ft. Daniel & Allya


Douce et rêveuse Loveela, avec ses magnifiques papillons et ces yeux pétillants. Avec sa peau chocolat et ses cheveux bouclés, entremêlés, entourant son beau visage métisse aux traits enfantins.  Avec son sourire joyeux et son petit corps tout frêle.

Je ne peux pas croire qu'ils l'ont bannis. Comment ont-ils pu faire une chose pareille? Comment ont-ils osés? Elle n'avait rien fait de mal cette sarcleuse. Seulement entrer dans le labyrinthe comme elle le souhaitait. Seulement aujourd'hui elle y est pour toujours, enfermée dans ces murs changeants d'aspects chaque nuit. Je ne veux même pas penser au sort qu'elle a du subir, à la souffrance qu'elle a du endurer face aux griffeurs ou pire encore! Je secoue la tête. Non.

"Je te vengerai Loveela, je te le promet". Je chuchote et répète la même phrase les bras entourant mes jambes élancées et tremblantes.

Ils n'avaient pas le droit de lui faire ça. En quoi était-elle coupable. Est-ce un crime d'être innocent? Il faut croire que oui. Elle était différente, ni faible, ni stupide. J'étais sensée l'aider à courir plus vite, à devenir plus endurante. Elle n'était pas très rapide. C'est avec le souffle court qu'elle est entrée dans l'imposant dédale.

J'aurais du la rattraper, la stopper juste à temps. J'aurais du savoir qu'elle allait essayer d'y entrer. J'aurais du m'en douter....

Mais pourquoi ne l'ai-je pas fait? J'étais pourtant rapide. Je lui ai demandé de s'arrêter. Je lui ai hurler de ralentir, de m'attendre. Je ne voulait pas qu'elle soit bannie. Mais eux, ces Miliciens et ce Jonas qui se croient tous permis ont eu l'audace de lui infligé le pire châtiment. Ils vont payé leurs crimes. La révolution gronde dans le bloc. Et je ne compte pas rester les bras croiser, regarder des gens souffrir sans rien dire. On a tous droit à la liberté!

Mais ce Jonas, cet être misérable qui se croit tout puissant impose sa dictature dans cet espace clos: sans issue apparente. Mais pourquoi personne ne l'a-t-il stoppé plutôt? "Premier arrivé, premier servi" m'avait vachement lancé un de ses chiens lorsque je lui avait posé cette question. Quelle phrase stupide. La justice avant tout je dirais plutôt. Les peines qu'ils posent sont plus qu'exagérés. Mais quelles sont leurs convictions?

Le dictateur est un être humain, exactement comme nous. Alors en quel honneur a-t-il fait cela? Guidé par un esprit tordu sans aucun doute. Peut être même le sien. Sinon qui d'autre? Seule une poignée de Miliciens croient encore en lui. Ils l'écoutent aveuglément et s'exécutent comme des esclaves ayant besoin d'un maître. Qu'ils sont influençables! Même moi, à mon arrivé, je n'avais pas les mêmes convictions que cet homme. Si on peut appeler ce tyran comme ça!

Sortie du labyrinthe depuis maintenant une demi-heure et étant sans égratignures, je m'enfonce dans le petit bois avant de m'asseoir à côté du petit ruisseau qui nous donne de quoi vivre: de l'eau. Mon visage fatigué et déformé par la colère, la haine se reflète dans la clarté. La lumière lui donne une étrange couleur turquoise qui ne plait qu'à moi. Je soupire avant de fermer les yeux et de basculer doucement la tête en arrière, profitant des derniers rayons de soleils qui laissent place lentement à une nuit sombre, obscure, emplie de terreur pour ceux qui font des cauchemars.

Je suis seule pour le moment. Je retire mes chaussures de course avant de me masser les pieds. C'est tellement mieux de ne pas avoir mes orteils comprimés! Je m'allonge ensuite dans l'herbe verte, mettant mes pieds dans l'eau claire du ruisseau qui m'accueille à bras ouvert.

Je pourrais rester dans cette position pendant des heures. Une fois j'ai failli m'endormir tellement cela était confortable. Mais heureusement je ne l'ai pas fait. Déjà que je reçois des remontrances à toute heure de la journée, alors là j'aurais directement pu aller au gnouf pendant une journée entière. Le gnouf c'est le mot désigné pour "prison". C'est un lieu sale, plein de poussière et de rebelles dans mon genre. Je passe du temps à l'intérieur, dans cette puanteur et cette crasse constante. Mais mes compagnons de cellule ne sont pas tous repoussants et j'ai pu faire de magnifiques rencontres là bas. Tout comme des mauvaises.

Seulement il n'y a jamais grand-chose à faire à l'intérieur. On est tous entassé, enfermés tels des rats s'étant fait prendre dans un piège. Et les heures sont longues là-bas. Le temps parait interminable et c'est un vrai supplice que de rester exposé à la luminosité durant l'après midi. Il fait déjà très chaud, alors avec les chaleurs des corps, cela en rajoute une couche. De plus, ce n'est pas comme si on pouvait s'y doucher ou même y manger. Notre estomac gronde la plupart du temps tandis que nos gardiens se délectent, nous narguent avec leurs magnifiques mets.

A chaque fois, je suis obligée de me maitriser pour éviter de leur rétorquer une réplique sanglante. Bon je n'y arrive pas toujours et parfois ça sort tout seul alors je passe un jour de plus dans la cage. Surtout si c'est quelqu'un de mauvaise humeur auquel je m'adresse...Et chanceuse comme je suis c'est le plus souvent le cas!

Soudain j'entend un bruit. Quelqu'un approche. Je me redresse et regarde autour de moi, souhaitant voir la personne qui s'apprête à me rejoindre. Mais c'est...

- Daniel!

Je souris en l'apercevant. Nous avons un lien proche tous les deux. On ne se parle pas énormément mais sa présence me rassure et me calme. Avec lui mon hyperactivité s'en va un peu. Notre relation est..apaisante. Oui c'est ça, exactement! Je sais qu'il ne me jugera pas et que notre amitié est réelle.

Je remarque que des larmes ont coulé à flot lorsque je pensais à ma protégée mais qu'elle ont un peu séché sur mes joues, qui commencent à devenir collées. Je les essuie du mieux que je peux avant de montrer du doigt un endroit parfait où s'asseoir au sarcleur qui est à mes côtés.

Je me colle doucement contre lui et plonge ma tête dans ses épaules musclées, sentant sa chaleur contre la mienne. Je ne dis rien pour le moment. C'est bon d'être avec lui.


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MessageDim 14 Déc - 18:02


Dans la clarté du ruisseau.
FT. Allya MOORE.

Daniel se promenait près du ruisseau, perdu dans ses pensées. Il pensait à cette fille, Loveela. Cette fille qu’il n’avait pas connu, juste aperçu ; et encore. Il l’avait aperçu quand elle se faisait bannir. Il avait aussi vu Allya.

Allya… Elle semblait… Inquiète et furieuse. Il la comprenait ; la petite Loveela était une Sarcleuse. « Pour qui tu as le plus mal, maintenant ? Cette fille ou Allya ? » se demanda t-il. Il n’en savait rien.

La fillette devait sûrement être morte. Daniel fronça les sourcils ; foutu Jonas. Foutu règlement. Foutu Bloc. Lors du bannissement, il n’avait pas parlé à Allya ; comme à chaque fois, il n’a rien dit. Il est resté de marbre, regardant la scène. Mais il souffrait, enfin, en quelque sorte : il ne connaissait pas cette fille et elle se faisait bannir pour être entrée dans le Labyrinthe. Il éprouvait une sorte de pitié envers elle. Vers la fin de la scène, quand les murs commençaient à se refermer, il a détourné le regard. Puis il a serré la main d’Allya.

Daniel détestait voir les murs se refermer avec quelqu’un à l’intérieur du Labyrinthe. Il détestait ça. Le plus ironique était que la personne qu’il aimait -et qui comptait beaucoup pour lui- s’aventurait chaque jour dans ce dédale. Ironique, vraiment.

Le Sarcleur posa sa tête contre le tronc d’un arbre, serrant le poing. Ses ongles s’enfonçaient dans sa chair, le faisant grogner de douleur. Il détestait Jonas. Il détestait le règlement. Il détestait le Bloc. « Calme-toi ou hurle un bon coup. Si tu hurles, personne ne saura que c’est toi. » Alors il hurla.

Son hurlement retentit dans tout le Bois, ricochant sur les arbres. Il se retint de frapper l’arbre, inspirant profondément. Puis il continua de marcher, à peu près calmé. Pour le moment.

- Daniel !

Il redressa la tête et sourit un peu en voyant Allya. Leur relation était spéciale. Ils ne parlaient pas beaucoup, mais le simple fait d’être avec l’autre leur suffisait. Le truc encore plus bizarre, c’est qu’il avait ressenti le besoin d’aller dans le Bois. Comme-ci il ressentait la souffrance d’Allya. Ses pas l’avaient guidés jusqu’à elle.

Il s’approcha d’elle et murmura :

- Salut.

Il savait qu’elle l’avait entendue. Il ne parlait pas beaucoup, mais quand il le faisait, c’était utile. Pourtant, avec Allya, il parlait pour ne rien dire. Il la saluait, ne faisait pas qu’un simple signe de la main. Leur rapprochement physique ne le gênait pas. Avec elle, c’était différent. Ils étaient tous les deux différents quand l’autre était là.

Daniel remarqua des traces sur les joues d’Allya. Des larmes. Mais il fit comme-ci il n’avait rien vu ; hors de question de la gêner. Ils s’assirent dans un coin du Bois, et elle se colla à lui, posant sa tête sur ses épaules. Alors Daniel passa ses bras autour de sa taille, rejetant la tête en arrière.

Les moments avec Allya étaient uniques ; les moments avec Allya le rendait heureux.

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MessageLun 15 Déc - 17:31



Dans la clarté du ruisseau
ft. Daniel & Allya


Si je continue de penser à la petite sarcleuse, je vais me remettre à pleurer. Alors il faut que j'arrête. Elle est partie, elle est allée dans le labyrinthe finalement. Je ne peux plus rien y faire. Mais alors pourquoi cette douleur ne me pique t elle pas? Cette souffrance, ce poids de la culpabilité s'ajoutant à la fatigue sur mes épaules de petite coureuse? Je ne peux pas l'oublier. De toute façon je ne veux pas. Il n'empêche que la plaie que son bannissement a ouvert est profonde. Il lui faudra du temps pour cicatriser, mais je sais que Daniel sera toujours là pour m'aider. Avec sa présence à mes côtés. Avec lui je suis invincible.

- Salut.

Un mot. Une phrase. Et c'est assez pour me faire sourire. Pour me donner envie de rire. Je ne sais pas comment il fait pour me rendre aussi calme et joyeuse à la fois. Même quand ça va mal, je suis bien. C'est étrange mais en même temps si agréable! J'aime passer du temps avec lui.

Dans le bloc, il y a certaines catégories de personnes. Et je ne parle pas des métiers. Déjà il y a Jonas et ses chiens. Ceux que je ne peux pas supporter. Ceux que j'ai envie de baffer à longueur de journée. Puis il y a les gens sympas, avec qui j'adore passer du temps, rigoler et m'éclater. Et enfin il y a les autres, les inclassables: Daniel en fait parti. Notre amitié n'a jamais été remise en doute, ni notre loyauté mais parfois je me demande comment nous pouvons nous transmettre autant d'émotions à chacun en si peu de mots. Il a déjà tout compris, ce que je ressens.

Je continue de faire tremper mes pieds dans la clarté du ruisseau tout en soupirant. Je me mets assise, collée à Daniel tout en me mettant à regarder les étoiles qui apparaissent dans le ciel. Le soleil laisse doucement place à la lune et le jour à la nuit. Des petits fragments argentés et dorés apparaissent au dessus de nos têtes. Tout d'abord timide puis scintillante, la lune les rejoint. Aujourd'hui elle a pris la forme d'un croissant. Je me tourne sur le côté, regardant l'étrange sourire qu'elle forme lorsqu'elle est penchée.

Des sourires, des éclats, de la joie. Il y en a de moins en moins au bloc. La plupart du temps, les gens le passent en travaillant, le front plissé par les efforts et le regard perdu dans leurs pensées, à la recherche d'une issue. Mais nous la recherchons tous cette sortie! Notre liberté, celle que nous avons perdue à notre arrivé dans cette prison! C'est bien pour cela qu'il y a des coureurs et des trappeurs. Chaque jour nous nous engouffrons dans un dédale sans fond, parcourant les milliers de couloirs, mémorisant notre chemin pour savoir comment rentrer, tentant de découvrir le secret de ce labyrinthe.  Mis à part cela nous n'avons rien  faire. A mon avis, empêcher les sarcleurs, les cuistôts et les autres métiers exceptés ceux de coureurs et trappeurs d'entrer dans le dédale est stupide. Vraiment. C'est dangereux et alors? C'est intrigant, mystérieux. Je comprends tout à fait que certains aient envie de s'y aventurer. Moi par exemple, étant endurante je me suis tout de suite portée volontaire pour y aller. Dès que je suis sortie de la boite, j'ai compris que notre seul espoir était cet endroit. Sombre et imposant.

Sans m'en rendre compte, je serre fort le bras de Dany. Je desserre mon emprise avant de lui lancer un petit regard désolé. C'est revigorant le petit ruisseau. Et puis soudain, prise par un élan de folie, je pousse Daniel dedans avant de me mettre à rire. On rit, on s'éclabousse, on est bien. Je me sens bien. Même plus que cela. Je me sens moi-même. D'une certaine façon je veux dire. Evidemment que je suis moi-même, toujours, quelle que soit la personne présente mais là c'est totalement différent. C'est comme si une  autre partie de mon être s'ajoutait au reste et que je ne faisais plus qu'un avec le sarcleur.



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MessageMer 17 Déc - 23:05


Dans la clarté du ruisseau.
FT. Allya MOORE.

Allya commença à serrer son bras, mais il n’avait pas mal. Elle ne pourrait jamais lui faire mal. La Coureuse lui lança un regard désolé, auquel il répondit par un sourire ; il ne lui en voulait pas. Comment pourrait-il lui en vouloir ? C’était tout simplement impensable.

Allya était… Sa lueur d’espoir. Il ne pourrait jamais lui en vouloir. Daniel caressa doucement sa main, espérant la réconforter. Il savait que la perte de Loveela la faisait souffrir.

Sans qu’il puisse comprendre, il tomba dans le ruisseau. Allya l’avait poussé. Il sortit de la tête de l’eau, les joues rouges. Ses cheveux commençaient à boucler, alors que son t-shirt -blanc- virait au transparent.

- Eh ! lâcha t-il en rigolant.

L’eau coulait sur son visage, alors qu’il souriait de toutes ses dents. La nuit tombait, tandis que la lune éclairait le ruisseau et son visage.

Daniel prit alors la main d’Allya, la faisant elle aussi tomber dans le ruisseau. Ils commencèrent à s’éclabousser, rigolant comme des enfants. Le Sarcleur essaya de se protéger des giclées d’eau que lui envoyait son amie, rigolant avec elle. Il se sentait bien. Puis, sans rien comprendre, il se retrouva collé à elle, le visage aussi rouge qu’une tomate. « Qu’est-ce qui fait battre ton cœur comme ça ? » se dit-il.

Daniel rapprocha son visage de celui d’Allya, posant ses lèvres sur les siennes. Est-ce qu’il venait de l’embrasser ? Sûrement oui. Le Sarcleur finit par rompre le baiser, rouvrant les yeux.

- Désolé. Je n’aurais pas dû, c’était totalement impoli de ma part, s’excusa t-il.

« Toujours aussi galant ! » Oui, il était et resterait galant avec la gente féminine. Il n’était pas du genre à agresser les autres, comme ce Jude -c’était du moins ce que disait les gens.

Le Sarcleur releva les yeux vers Allya, gêné. Il ne savait pas ce qui lui avait prit.

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MessageDim 28 Déc - 19:23



Dans la clarté du ruisseau
ft. Daniel & Allya


Je souris de toutes mes dents, sentant encore la douce chaleur de Dany contre mes lèvres. Je passe un doigt sur celles-ci, l'air heureux avant d'éclater d'un petit rire euphorique. Il l'a fait, il l'a vraiment fait! Notre relation a toujours été forte mais au fond de moi j’espérais qu'elle le soit encore plus car avec lui je me sens bien, libre et déterminée. Et apparemment, lui aussi.

- Désolé. Je n’aurais pas dû, c’était totalement impoli de ma part, s’excuse t-il.

Je soulève un sourcil intrigué, j'ai trouvé ça parfaitement respectable, bien au contraire. Mais il est toujours aussi galant.

- Ne t'excuses pas.

Je me penche sur lui et plonge mon regard sombre dans ses pupilles marron avant de l'embrasser. Un feux d'artifices sorti de nulle part explose dans ma bouche. Je ferme les yeux, profitant de ce moment intense avant de les rouvrir lentement, souhaitant que ce baiser ne se termine jamais. L'infini s'ouvre à moi et c'est dans une pluie étoilée que je ressens enfin l'amour que j'ai tant attendu. Du troisième ciel, j'aperçois la lune, me souriant avec la tendresse d'une mère aimante.  Et mes ailes se déploient, se débarrassés des lourdes chaines qu'elles avaient portées depuis la boite. Le labyrinthe, le bloc, tout cela n'a plus d'importance. Seul le moment présent compte maintenant.

Les constellations brillent dans la nuit sans fin qui commence et j'entrevois l'espoir d'un monde nouveau, sans terreur ni drame, emplie de beauté et charme ancestraux. La vie, la vraie, me conte ses merveilleuses histoires sur l'amour et je les écoute chacune avec une attention et une vigueur nouvelles. Pour la première fois du bloc, je deviens niaise.

Je saisis avec ardeur le col mouillé par le ruisseau de son t-shirt couleur océan avant de le rapprocher de mon cou. Je sens son haleine fraîche rappelant les plantes vertes, avant de saisir de mon autre main ses doigts et de les entremêler aux miens.

- Je t'aime.

C'est dit. C'est fait. Et le bonheur en est que plus puissant. Cette parole que je vient de prononcer vient de me libérer, me délivrer, m'offrir la plus belle des opportunités. Une promesse apparaît dans nos paumes serrées l'une contre l'autre. Un climat de confiance, de joie, de révélation se détache des autres émotions que j'avais ressentie jusqu'alors. Il y a peut être des tensions, des mensonges, des cris, de la tristesse, beaucoup de négatif mais il y a aussi de la chaleur, des sourires, et énormément de positif au bloc. Alors même si avec les Miliciens, les règles stupides de Jonas, les heures de travail rallongées et la dictature, il ne faut pas oublier que nous sommes tous une sorte de famille. Nous vivons les mêmes choses, dans le même endroit et sommes dans la même situation alors mieux vaut se serrer les coudes que de se hurler dessus. Non...et c'est moi qui dit ça? Dany a un effet d'optimisme sur moi. C'est flagrant.

Mais il va bientôt que je descende de mon petit nuage, bien que je ne le veuille pas du tout. Car le monde ne vas pas s'arrêter de tourner pour nous. Le soleil va se lever à la même heure et c'est toujours à son réveil que je devrais attendre devant les portes, prête une énième fois à découvrir les différents mystères du labyrinthe, mais surtout: la sortie. Même si cela a pu créer des liens, il n'est pas question que je reste éternellement, cloîtrée et terrifiée dans ce trou. Non merci, c'est moi qui vous le dis! Nous voir tous pourrir sans aucun souvenir ne me donne pas envie de rester, j'ai même l'impression que je vais devenir claustrophobe parfois. Et que je vais y passer.

Mais soudain des bruits de pas viennent troubler mes pensées et c'est avec un petit sourire triste que j'abandonne les bras de Dany pour retrouver le vent et le froid glacial de la nuit. Je m'allonge sur l'herbe humide encore une fois, mettant mon index sur la bouche de mon sarcleur pour éviter qu'il ne dise un mot. Il me jette un regard apeuré et je fronce mes sourcils, souhaitant que ce ne soit pas un Milicien ou pire: Jonas en personne, qui se rapproche dangereusement du ruisseau. Le plus important est de passer inaperçu dans ces cas là, car notre parole ne vaut pas celle d'un sbire du tyran.


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