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Pas Si Seul - ft Niels Wellington

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MessageSam 28 Avr - 13:30




   
Pas Si Seul
   Niels Welligton & Shyla Owey
   


   

   
La solitude. Ma seule amie depuis Morgan. Qu'est-ce qu'il devenait, désormais? Je ne savais pas. J'avais fuis comme un lâche sans jamais oser revenir sur mes pas, sans jamais oser venir l'aider. Il ne voulait plus de moi, il me l'avait fait comprendre... Et l'imbécile que j'étais l'avais écouter. Nous étions les deux survivants de Chicago, les immortels, les solitaires, nous étions deux mais nous ne faisions qu'un; mais maintenant, je suis seul. Je ne suis plus rien, juste un survivant. Parmi tant d'autre. Et maintenant je n'étais même plus sur de vouloir encore vivre. Ou était passé le Shyla déterminé, prêt à tout au nom de la vie? Seul Morgan aurait pus répondre...

Cette douce solitude, je l'avais trouvé accompagnée de l'ennui. L'ennui, qui me permettait de me morfondre plus que de raison, me fermant les yeux, ne m'ouvrant qu'une unique porte qui ne menait pas au bon endroit.

C'est ainsi qu'après une nuit entière de marche à travers la végétation décrépis -inexistante je dirais même-, je me retrouvais au bord d'un grand trou qui semblait avoir abrité une grosse mare ou un petit lac, au choix. Profonde d'à peine un mètre et de tout juste trois mètre en son centre, la cuvette s'étendait plus loin que je ne l'avais imaginer, se prolongeant jusqu'à un petit ruisseau pas plus humide que son voisin.

Alors je marchai, l'esprit loin de se corps fatigué, assoiffé, affamé, déprimé, isolé, affaiblis... Un corps dont je n'avais plus pris soin depuis longtemps.

L'horizon s'éclaircissait à mesure que le soleil montait dans un ciel azure dénudé de son manteau nuageux habituel. Il ne pleuvrait pas avant longtemps, c'était plus que probable. Et ma tête qui commençait à tourner. A plusieurs reprise, je cru apercevoir au loin une flaque d'eau aux reflets métalliques. Je me fis berné ainsi deux ou peut-être trois fois avant de comprendre qu'il n'y avait ici nul eau et que cette présence n'était qu'un effet d'optique encouragé par ma fatigue.

Je marchai sur les rives sablonneuses du lac quand une ombre au loin sembla se cacher derrière un gros arbre. Je fronçai les sourcils, plus étonné de voir un arbre dans ce désert que de voir une silhouette humaine dans ce lieu inhabité. Je m'approchai rapidement, courant presque; de près l'arbre n'était plus si imposant, ses feuilles pas si vertes et il ne regorgeait pas autant de vie que je ne l'aurais cru. Je lui souris gentiment:

-Toi aussi t'es fatigué, hein? T'es seul, t'as plus de copains. Un peu comme moi. On est les seuls encore en vie, on est des survivants, nous...


Survivants. Ce mot qui résonnait étrangement pour moi, maintenant que l'envie de vivre m'avait quittée. Je m'affalai le long de l'arbre, incapable de tenir plus longtemps debout. Je serrai mon sac-à-dos contre moi, le regard fixant désespérément le ciel.

-On est des putains de survivants... marmonnais-je avant de sombrer dans l'inconscience.
   
   
Momo

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MessageDim 29 Avr - 16:11

Niels
&
Shyla
Pas si seul
Le homme se trouvait au bord du lac, après une énorme journée de marche. Cela faisait depuis si longtemps qu’il vadrouillait dans le pays, seul au monde. Il avait perdu son grand-frère, emporté par des gens en combinaison. Il se revoyait impuissant caché pour ne pas être lui aussi trouvé. Il avait réussi à passer à travers les mailles d’un filet pourtant si solide. De la chance.. mais à quel prix ? Son frère était maintenant en train de subir des horreurs à l’endroit où il avait été emmené et Niels n’en savait pas plus que ça. Survivre. Voilà ce qu’il devait faire à tout prix et il avait une peur bleue de ce virus qui se répandait à une vitesse folle. Il savait pertinemment qu’il pouvait l’attraper d’une seconde à une autre tellement la chose était puissante. Alors il restait loin de tout. La compagnie humaine qu’il n’avait pas tellement apprécié plus que ça dans le passé commençait à lui manquer réellement. Ses pieds le faisaient souffrir, mais il fallait pourtant bien avancer. Ses épaules le tiraient, tout comme sa nuque qu’il massait méthodiquement à chaque pause qu’il osait s’accorder. Fuir. Mais aller où ? Il n’avait aucune information et pour en avoir, il avait besoin de se rendre dans des zones où l’être humain grouillait encore. Cependant, qui disait être humain, disait aussi Braise. Rien que ce mot suffisait à lui glacer le sang. Il voulait tout faire dans la sécurité afin d’avoir ce qu’il lui fallait et peut-être qu’un jour, il arriverait à franchir la porte du WICKED. Il continuait toujours vers l’est dans l’espoir de tomber sur autre chose que des vieilles villes qui n’existait même plus. Quelque part dans ce monde existait le QG des privilégiés et il se devait de le trouver pour aller le chercher lui, Isaac.

Lorsqu’il avait vu que le soleil commençait à se coucher et qu’il ne pouvait même plus faire un pas, Niels s’était alors effondré au sol, à bout de forces. Il avait retiré ses chaussures, ainsi que son tee-shirt qu’il avait étendu devant lui. Un lac sans eau était en face de lui, le narguant avec ce présent si sec, si affreux et si pauvre. Ce genre de paysage était constamment là pour tous leur rappeler que leur monde était loin d’être celui qu’ils avaient tous connu. Adieu, les petites soirées plages où tout le monde plongeait dans l’eau en hurlant de bonheur. Adieu le grand frère qui passait son temps à l’éclabousser en lui disant qu’il ferait mieux de nager plus vite. Adieu tout ça, adieu le passé, et bonjour le futur sans aucun avenir descent. Si les rumeurs courantes murmuraient qu’il existait un remède, Niels n’y croyait pas une seule seconde, ayant bien capté l’esprit de cette organisation qui lui avait cruellement retiré son grand-frère sans la moindre pitié. Lui s’était caché et s’il se sentait coupable de ne pas lui être venu en aide, il savait très bien que Isaac avait eu raison. Se cacher avait été le meilleur des moyens. Ils avaient été piégés et si contrairement aux autres fois qui laissaient entrevoir une échappatoire, ils n’avaient pas eu la même chance. Le destin avait basculé en quelques minutes à peine. Jamais il ne pourrait se le pardonner.. Il l’avait abandonné pour se sauver lui. Son frère l’avait forcé et l’avait enfermé pour qu’ils ne puissent pas venir le prendre lui aussi..

Chaque soir, Niels ressassait ces souvenirs douloureux tout en buvant une gorgée de son eau qu’il avait tant de mal à trouver. Il se laissait ensuite tomber sur son sac à dos qui lui servait d’oreiller et admirait les étoiles. Elles n’avaient pas du tout la même brillance qu’auparavant, mais elles étaient quand même un peu restée, pour le guider. Il n’avait pas froid et son tee-shirt toujours étendu à côté de lui était en train de sécher. Il ne se passait pas une journée sans qu’il ne transpire et il n’en pouvait plus de se sentir aussi sale. Une bonne douche chaude aurait été le graal, mais l’occasion était beaucoup plus rare. Il allait continuer d’avancer vers un ancien village, histoire d’aller piller les restes de maisons. Voilà comment le jeune homme trouvait ses boites de conserve.

Ses mains posées sur son ventre nu, il se laissait emporter par le rythme de sa respiration. Il se sentait un peu plus léger après une journée d’efforts comme celles-ci, mais pourtant, dès qu’il sentit une présence, le jeune homme se redressa aussitôt en portant sa main à sa ceinture. Des pas. Un fondu ? Son cœur battait à cent à l’heure et il se préparait déjà à déguerpir comme il savait si bien le faire. Mais bientôt une voix de fit entendre. Un ton grave et mélancolique. Un homme. Ce qu’il entendait lui paraissait surnaturel. Il s’était attendu à ne trouver personne et au premier abord, la personne semblait normale. Il savait qu’il ne fallait pas tomber dans les pièges et ses mains tremblantes avaient sorti le pistolet argenté de sa protection. Toujours être prudent.

- T’es qui ?
, fit alors la voix grave de l’anglais.

Mais sa réponse arriva très vite. Survivant. Un seul mot pour qu’il se sente en sécurité. L’homme n’était pas un fondu. Mais comment pouvait-il en être certain ? Et lui ? Pouvait-il être contaminé par la Braise en ce moment même sans le savoir ? Il ne pourrait jamais en être sûr, mais pourtant, il se mit à l’affirmer.

- Survivants ouais, continua alors le blond d’une voix toute aussi désespérée.

Plus de copains oui.. plus de famille aussi, bref, plus rien à part le désespoir et le désir puissant de vengeance qu’il portait en lui. Ici, ce survivant l’intriguait. Il avait toujours nourri une curiosité maladive et ici, le jeune brun face à lui n’échappa pas à la règle.

- Comment je peux savoir que tu ne vas pas en profiter pour me sauter dessus et me dérober mes biens ?, demanda Niels en le regardant de la tête aux pieds.

Cet homme portait lui aussi un sac à dos dans ses bras, comme si c’était la chose la plus importante de sa vie. C’était bien évidemment le cas et il arrivait à ressentir de la peine pour lui.

- Assis toi, l’invita le blondinet et rapprochant son sac à dos de lui.

Mieux valait toujours être prudent. Toute l’horreur que le monde lui montrait lui avait bien appris même s’il continuait d’en savoir un peu plus chaque jour. Le savoir était inépuisable contrairement aux vivres et à l’espoir.
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MessageDim 29 Avr - 16:56




   
Pas Si Seul
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Je tombai lourdement sur l'arrière train, le dos appuyer contre l'arbre. La tête me tournait et le fort goût de l'alcool imprégnait encore mon haleine. Ma tête me faisait un mal de chien et j'avais soif, terriblement soif. Je serrais un peu plus mon sac contre mon torse; c'était la seule chose qui me raccrochait encore au monde. A Morgan. A la vie.

Je fronçai les sourcils et tentai d’y voir quelques chose malgré ma vue trouble. Je fus surpris d’entendre l’arbre me répondre ; j’en conclus que j’étais probablement en train de délirer. Jusqu’à-ce que je l’aperçoive. Un grand blond d’à peu près ma taille, d’à peu près mon âge. A peu près moi, mais en un peu plus flou. L’horizon ne me semblait plus aussi droit qu’avant et à se moment là, je pouvais assurer à n’apporte qui que la Terre était ronde.

Sauf que ça tout le monde le savait déjà. Mais je pris soin d’en informer mon interlocuteur ; on ne sait jamais…

-La Terre est ronde.

Je délirai. J’avais tellement chaud qu’il me semblait que ma peau était en feu, et si ce n’était pas le cas, elle s’enflammerait bientôt. J’avais de l’eau, juste là, à porté de main dans mon sac, mais pour rien au monde je ne l’aurai bus.
Pourquoi je ne veux pas boire déjà ? Pensai-je… Ah oui… Je ne voulais plus vraiment vivre. Ou alors peut-être un peu. Mais un peu, c’était déjà beaucoup après tout.
J’entrepris de me redresser –une tâche difficile- et entrouvrais mon sac pour m’emparer du précieux liquide que je bus sans attendre. L’effet fus presque immédiat ; ma vue se stabilisa en quelques secondes et une sensation de bien être m’envahit. Je me levai tant bien que mal et proposai un peu d’eau au jeune homme qui me faisait face. J’étais tenté de m’allonger pour sombrer dans un profond sommeil, mais je n’oserai pas avant d’être sur des intentions du garçon, même si, au premier abord, il me semblait bien gentil.

-Je suis Shyla, Shyla Owey, dis-je, tentant de paraitre moins faible que je ne l’étais dans l’état actuel. Et je peux t’assurer que je ne te sauterai pas dessus, même pour un Fondu tu n’es pas assez appétissant… Trop maigrelet. Ça doit être pour ça qu’on est encore envie, on doit pas être bon… Marmonnais-je, avec une tentative d’humour qui, je le savais, ne ferai rire personne.

Mais voire un homme, quelqu’un, parler me fit un bien fou, et mon esprit semblait nettoyé de toutes ces idées noires… C’était fou comme un simple humain pouvait vous remettre sur le bon chemin. J’avais dévié de ma route mais lui, là, il m’avait comme montré la bonne direction… Si vous voyez ce que je veux dire.

Je reportai toute mon attention sur l’inconnu, au fort accent britannique. Je le détaillai un peu plus, et remarquai avec colère l’arme brillante qui pendait à sa ceinture, sa main prête à dégainer. Je fronçai les sourcils, énervé.

-Par contre, tu vas ranger ton arme, sinon ça pas le faire…
Fis-je méfiant, prêt à sortir mon pique à glace pour me défendre s’il le fallait.
 
 
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MessageJeu 3 Mai - 0:06

Niels
&
Shyla
Pas si seul
Qui était donc ce type qui ne semblait pas être totalement dans son assiette ? Il se tenait d’une manière bien étrange, comme s’il allait s’effondrer d’une minute à l’autre. Il fronçait les sourcils d’une manière qui le laissait comprendre qu’il ne voyait pas très clair.. Gars étrange oui.. On aurait dit les plus grands du lycée durant une soirée trop arrosée. Il se souvenait de la seule fois où il avait été forcé à participer à ce genre d'évènement trop bruyant pour la simple et bonne raison qu’Isaac avait ramené la fête dans leur grande maison. Il n’avait pas pu être tranquille de toute la nuit à cause des cris des gens qui étaient devenus de plus en plus stupides au fil des heures à cause d’une seule unique chose : des bières et des alcools forts à gogo ! En Grande-Bretagne, quand les jeunes avaient décidé de se soûler et de "s'en mettre une" comme ils le disaient si bien, ils ne le faisaient pas qu’à moitié et pour leurs pays voisins, ils étaient vus comme les Anglais qui ne savaient pas s’arrêter une fois qu’ils avaient commencé ! Pathétique, avait pensé le jeune adolescent qui voulait juste pouvoir dormir pour être en forme le lendemain - samedi matin - au cabinet. Bien sûr, son grand frère qui avait eu un peu trop d’alcool dans son sang, mais pas assez pour oublier son existence, l’avait emmené parmi la foule des danseurs et des dragueurs. L’ambiance avait tellement été étouffante ce soir-là. La musique forte n’était pas pour lui, tout comme cette odeur qui lui levait le cœur et la chaleur dans laquelle le salon s’était plongé ! Il avait eu du mal à respirer, il s’était senti tellement oppressé et après maintes tentatives et insistances d’Isaac et des autres qui le forçaient, sans se démonter, il avait fini s’avancer vers son frère, avec une bière à la main. Il l’avait fixé de ses yeux clairs et colériques avant de lui sortir un «  Damn it Isaac. Lâches moi et amuses toi, mais juste fiche moi la paix, je veux pas danser ok. » Juste après ces mots clairs et froids, il lui avait collé la pinte de bière à son torse, pinte que le grand blond avait réceptionné avec brio, stupéfait. Niels n'était pas adepte de ce genre d'atmosphère malsaine. Il n'aurait pas dit non à une fête où l'ambiance aurait été plus irlandaise avec de la bonne musique, mais ici.. il s'était sentit forcé et la fatigue de toute la semaine l'avait rendu dingue.

La première phrase que le jeune homme face à lui avait sortie était pour lui apprendre une vérité bien ancienne.

- Évidemment qu’elle est ronde la terre, elle n'est pas plate. Cela a été démontré au troisième siècle avant Jésus-Christ par Eratosthène qui à fournit la preuve de la rondeur de la terre..


Il délirait complètement et Niels l’observait avec curiosité. Le personnage devant lui semblait avoir très chaud, comme s’il était en train de bouillir de l’intérieur. Quelqu’un qui avait trop bu, c’était clair. Où avait-il pu trouver ce genre de liquide d’ailleurs ? Sans doute dans une vieille maison abandonnée qui au moindre crissement pouvait faire jaillir toute une horde de fondus prêts à dévorer de la chair bien fraîche ! Le jeune homme s’était penché vers le sol pour ouvrir son sac dans lequel il sortit une bouteille du liquide que Niels avait deviné. De la vodka ? Le tout était transparent.. Cependant, il se trompa, car il semblait alors la boire avec aisance et cela le rafraîchissait.

- Oh… de l’eau.., chuchota t-il émerveillé alors qu’il en avait encore un peu aussi.

La chose la plus déstabilisante arriva, car il venait de lui tendre la bouteille pour lui en proposer. Il fronça les sourcils, se demandant s'il devait accepter ou pas. C’était son eau à lui et il en avait besoin pour survivre. Il tendit tout de même la main, comme si son corps le forçait, mais une fois la bouteille près de ses lèvres, il n’en bu qu’une petite gorgée, incapable d’en piquer plus sans avoir l’impression d’être un sacré profiteur ! Il se présenta enfin. Ce jeune homme se nommait donc Shyla, prénom qui le fit un peu sourire, car on aurait dit celui d'une fille. Ah ! Ces Américains !, pensa t-il. Il ne s’y ferait donc jamais ! Concernant sa remarque sur son poids, il avait envie de répliquer quelque chose.

- C’est pas comme si on mangeait tous à notre faim, fit remarquer l’anglais avec douceur. Je suis Niels Welligton et je vais pas te bouffer non plus.

Il avait juste oublié un détail : ranger son arme qu’il tenait toujours dans les mains, chose que l’inconnu lui fit remarquer avec brio.

- Oh. Exactement. Ce serait con de l’abîmer, déclara t-il en la rangeant dans sa protection au niveau de sa ceinture.

Il puait l’alcool et Niels se disait qu’un bon bain dans la rivière totalement desséchée devant eux lui aurait fait du bien. La terre si sèche les narguait et le temps des courses nautiques était révolu une bonne fois pour toute.

- Toi aussi tu as marché toute la journée donc ?, demanda Niels en baissant les yeux vers les chaussures usées de l’étranger nommé Shyla.

Où allait-il ? Avait-il une direction particulière comme lui qui voulait retrouver l’endroit où les monstres gardaient son frère prisonnier ? Niels ne put s’empêcher de rapprocher son sac à dos rempli de mathos médical basique et de quelques petites choses à manger. Il était hors de question de se laisser amadouer bêtement. Ce monde et ses petites aventures l’avaient rendu méfiant et il haïssait ça.. Tous les humains devaient s’entraider, mais il avait vite compris qu’ici, ce mot-là n’existait plus ou alors que très peu. Tout était devenu chacun pour soi, chose qui allait aussi contre ses principes..

- Tu ne vas pas te mettre à me vomir dessus n’est-ce-pas ?, demanda alors Niels brusquement, méfiant.

Le jeune blond avait une angoisse des gens qui avaient bu, car il n’aimait pas les avoir près de lui. Cela ne le mettait pas tellement à l'aise et comme il ne connaissait pas les limites et qu’il savait aussi que certaines personnes se fichaient pas mal de les connaître, il avait toujours cette profonde hantise de se faire gerber dessus au moment où il s’y attendrait.. le moins.
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MessageMer 9 Mai - 12:41




   
Pas Si Seul
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Je levai les yeux vers le garçon. Ses cheveux blonds rayonnaient comme le Soleil, et son regard réfléchie témoignait d'une certaine intelligence. Lorsqu'il me rendit ma bouteille, je remarquai qu'il n'avait bu qu'une petite gorgée ce qui me renforça dans l'idée qu'il était bon. Les gens sincères étaient rares en ce monde, et la plupart auraient décampé avec la gourde que je leur aurais tendu. Mais pas lui. Intéressant.

Une petite idée, comme un espoir, naquit dans mon esprit; ce jeune homme avait, peut-être, des connaissances plus vastes que moi. Il était clairement de ceux qui voyagent, ces chaussures usées et en témoignaient. Je m'apprêtais à l'interroger sur ses objectifs et sur sa présence ici mais, plus rapide que moi, il me demanda les raisons de ma présence ici. Ma présence ici...

Je fronçai les sourcils, réfléchissant à sa question pourtant simple en apparence. Ma mémoire était sombre, j'avais bus plus que de raison et je n'étais pas sure de me rappeler des détails... Mais des détails, pourquoi? Je ne sais pas, je ne sais plus...

J'étais partis parce que je ne voulais plus vivre. Parce que la vie ne voulait plus de moi. Parce que je ne voulais plus d'elle... Parce que Morgan.

-Tu ne vas pas te mettre à me vomir dessus n’est-ce-pas ?

Je secouai la tête, j'avais l'habitude de l'alcool, depuis que j'étais gamin. Et je savais que la quantité que j'avais ingéré n'étais pas suffisante pour m'amener jusqu'à vomir. Par contre, ma vessie me tiraillait fortement. Mais bon... Au moins, je pouvais rassuré le garçon, qui semblait effrayé du fait que je finisse dans une sorte de coma.

Je l'avais rassurer mais sa première question restait sans réponse; j'aurai aimé te répondre, Niels, tu sais. Mais les mots ne sortiraient pas, ils ne sortiraient jamais.

Il était mort.

A cause de moi.

Et je regrettai.

Mais les regrets ne le ramèneraient pas.

Un sanglot me secoua. Mon ventre se crispa, mes larmes coulèrent. Mes yeux pleuraient. Et mon cœur aussi.
 
 
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MessageVen 11 Mai - 11:24

Niels
&
Shyla
Pas si seul
D’accord, il avait très probablement exagéré avec sa réflexion sur la terre. Qu’est-ce qu’on pouvait à présent s’en foutre que la terre soit ronde ou plate ? Elle était fichue de toute manière, et ils étaient tous condamnés. Le gars face à lui était tellement dans les vapes qu’il n’avait même pas pris la peine de faire gaffe à ce qu’il avait dit. Il ne pouvait pas lui en vouloir. Le jeune homme lui avait ensuite passé sa gourde, chose dont il avait été assez étonné et son instinct lui avait commandé d’en boire afin de se rafraîchir. L’eau qui coulait dans sa gorge lui faisait un bien fou, cette denrée maintenant si précieuse l’aidait à survivre chaque fois un peu plus longtemps. Mais pour quoi exactement ? Le concernant, ça se résumait plutôt à du pour qui. Bien qu’il soit tenté de tout boire, son cerveau avait envoyé un signal à ses lèvres qui étaient retirées et à ses mains qui avaient ainsi reposé la chose.

Il avait été un peu plus bavard que le gars, encore une fois. Niels parlait toujours plus que tout le monde de toute évidence et dans ces temps de solitude, le blondinet en était frustré. Sa question pourtant aisée semblait poser problème à son interlocuteur qui s’était tu. Était-il en fait malade ?! Son cœur commençait à battre plus vite dans sa poitrine et sa main avait cette immense envie de se reposer sur son arme à nouveau dans l’hypothèse où le gars se mettrait à faire une crise de folie. Les secondes passaient, Niels avait même commencé à les compter tandis que Shyla Owey ne lui répondait toujours pas. Il secouait juste la tête pour lui apporter enfin une réponse. Non, il ne lui vomirait pas dessus, mais ce n’était pas pour ça que Niels fut rassuré. Les propos des gens bourrés n’étaient pas dignes de confiance alors la crainte ne disparut pas. Elle avait au contraire augmenté en pensant au fait qu’il allait le plaquer au sol, pour l’attaquer, mais pour le moment rien de tout cela arriva.

Attendant toujours sa réponse, les yeux du blond fixaient l’homme dont les yeux avaient changé. Il connaissait ce regard. C’était un regard de mélancolique mêlée à de la peine et de la tristesse. Qu’avait-il donc dit pour le mettre dans cet état ? Avait-il manqué de tact ? Non, il avait même posé sa question comme il le fallait ! Il tenta alors de se pencher légèrement vers l’avant pour l’observer quand il vit soudainement des larmes perler à ses yeux.

Des pleurs.. Cela n’était pas la première fois que l’on faisait ce genre de craquage devant lui, mais depuis qu’il était à l’aventure, ce n’était plus la même sorte de pétage d’émotions. Il se revoyait sur un tabouret face à une table d’examen et à un ou une patiente qui avait très peur de ce qui allait repasser par la suite. La chose était souvent très commune en chirurgie ou en odontologie, mais il trouvait toujours un moyen de les rassurer en expliquant ce qu’ils allaient faire. Mais ici.. Tout était différent..plus difficile même car moins habituel..  Les gens se mettaient à pleurer à cause de ce qu’était devenu le monde, leurs proches ou encore de ce qu’ils étaient devenus eux. Avait-il été forcé à tuer quelqu’un ? Avait-il laissé un compagnon en chemin ? Il était certain que ce n’était pas le Niels expliquant les étapes médicales qu’il fallait sortir, celui-ci semblait s’être mis en veille, mais le Niels psychologue ainsi que la part la plus banale - selon lui- de lui-même.. Shyla avait cessé de lui répondre lorsqu’il avait évoqué une potentielle raison d’être ici. Son interlocuteur avait donc un blocage ici.

- Hey.. toi aussi tu es perdu.. mais tu n’es plus tout seul.

Niels qui s’était avancé, avait présent posé un genou sur son vêtement encore au sol, et examinait le brun.

- Je sais que je ne peux sans doute pas t’aider, mais tu peux me parler. Ca, ça peut aider. Et écoutes ce calme qui règne ici. On dirait que le destin souhaite qu’on l’utilise pour qu’on se sente moins seuls. Si j'avais eu du thé je t'en aurais bien proposé, cette boisson remet toujours les idées en place, mieux que ce que tu as près de toi.
, fit-il avec un petit sourire en désignant sa bouteille. On va dire que je suis le thé, d'accord ?, rajouta-t-il avec un autre petit sourire rassurant.

La voix du blondinet était douce et posée et il avait posé sa main sur l’épaule du brun. Il espérait qu’il n’aurait pas peur de son contact, car Niels se rendait lui-même compte au fur et à mesure, qu’il fuyait tout ce genre de chose. Bien sûr, il n’en était pas rendu au point où il sursautait affreusement dès qu’un être normal osait le faire, mais les frissons désagréables commençaient à se manifester de plus en plus.. Se pouvait-il qu’à force d’être seul, il devienne totalement incapable d’avoir du contact avec les autres.. ? Pouvait-il perdre à jamais cette capacité ?

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MessageDim 27 Mai - 18:48




   
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Le fière Shyla Owey fondant en larme... Fait rare. Honteux pour ainsi dire, mais à ce moment là, mon cœur était si serré que je ne pouvais plus me maitrisé. Je tentai de respirer à fond pour réprimer des sanglots de plus en plus puissant mais rien n'y faisait; je pleurai lâchement, comme un gamin. Mais le fière Shyla Owey n'était plus. Alors, peu importait.

Le beau blond lui adressa un sourire rassurant, et dit, d'un ton doux, qui faisait du bien au jeune Shyla:

-Je sais que je ne peux sans doute pas t’aider, mais tu peux me parler. Ça, ça peut aider. Et écoutes ce calme qui règne ici. On dirait que le destin souhaite qu’on l’utilise pour qu’on se sente moins seuls. Si j'avais eu du thé je t'en aurais bien proposé, cette boisson remet toujours les idées en place, mieux que ce que tu as près de toi...

Je hochai la tête, pas vraiment enthousiaste à l'idée de me confier à cet inconnu. Pas du tout, même. Mais malgré moi, les idées se pressaient dans ma tête et bientôt les mots s'alignèrent, formant des phrases qui donnaient vie à mon histoire. Mon histoire, malheureusement réelle. Je pris une profonde inspiration, les sanglots avaient cessés mais les larmes coulaient toujours, tel deux rivières, et je commençai:

-Il y a très longtemps j'ai rencontré quelqu'un, Morgan Collins. C'était mon ami. Mon meilleur ami. Ma vie, mon oxygène, mon sang, tout. On a fait pas mal de conneries, on a pas mal déconné, mais on a toujours vécus. Je nous croyais invincible. Et on l'était.

Je marquai une pose, l'emploie du passé dans mon récit me brisant le cœur. J'espérais simplement que mon interlocuteur ne réagirais pas trop mal à cette histoire de fillette, comme de celles que je lisais dans mes romans. Je fronçai les sourcils, tremblant, l'alcool n'aidant pas. Je reprenais:

-On l'était. Jusqu'à-ce qu'après un défis stupide, on se fasse attaquer par des fondus. C'est de ma faute. Il doit être un des leurs à l'heure qu'il est. Alors j'ai bus. Je suis barman donc l'alcool, c'est pas ce qui manque. Enfin, c'était. Et je me retrouve au milieu de nul part à te raconter ma vie de minable.

Je souris, d'un de ces sourires pathétiques qui ne charme personne. L'ambiance était tendue, j'avais chaud, beaucoup trop chaud. Je mourrai intérieurement. Mais pas question d'en dire plus. Je tentai de détendre un peu l'atmosphère, comme pour effacer mes propos précédent que je regrettais déjà:

-Peut-être es-tu un médecin rebelle qui va m'apprendre le secret du remède contre la Braise?

Je supposai, bien sur. Une supposition hasardeuse. Quoi que ce Niels avait la gueule d'un médecin... L'espoir te fais perdre la tête mon vieux.

Et j'avais appris que l'espoir, il ne fallait pas y compté. Espérer, c'était ce perdre. Mais je crois que je n'y arriverai pas. C'était contre ma nature, alors je gardais foie en l'avenir, et j'espérais être heureux un jour. J'espérais que ce garçon soit la solution, le remède de la Braise...
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MessageMer 30 Mai - 14:30

Niels
&
Shyla
Pas si seul
Une première rencontre. Des pleurs si inattendus, mais qui pourtant avaient bel et bien lieu. Un jeune homme brun qui semblait avoir perdu le contrôle de ses émotions. Chose qui arrivait à tout le monde ces derniers temps. Si cette apocalypse les rendait plus fort par la mise à l’épreuve, elle les rendait aussi plus faibles. Il pouvait deviner le cœur lourd et serré de son interlocuteur rien que par les traits crispés de son visage et les larmes très rapides qui dégoulinaient sur ses joues. Niels ne disait rien, car il trouvait les pleurs bénéfiques pour la personne en peine. Elle devait se vider afin de pouvoir mieux s’exprimer après, alors il n’allait pas être celui qui lui dirait « Ressaisis toi et sèches tes larmes idiot »

Sa respiration saccadée prouvait à la fois sa volonté de reprendre le contrôle et que ce n’était pas aussi aisé que ça. Ses premières paroles semblèrent un peu l’apaiser et Niels trouvait que c’était un bon début pour un dialogue un peu psychologique et de confidences. Il avait besoin d’être de nouveau confronté à ça pour la simple et bonne raison qu’aider les gens lui manquait. Les écouter, leur donner des conseils et les rassurer faisaient partie de sa vie et il avait maintenant tendance à rester solitaire pour ne pas attraper le virus. Ne plus prendre de risques était essentiel à sa survie, car il ne pouvait pas crever avant d’avoir retrouvé son grand-frère. Ici, l’occasion de redevenir humain, même pour quelques minutes faisait battre son cœur à la chamade dans sa poitrine.

Un dénommé Morgan Collins - que le jeune homme rencontrerait plus tard dans son aventure - entra en jeu. Le brun face à lui commençait par le présenter en tant que son meilleur ami, mais lorsqu’il avançait dans les qualifications, Niels supposait que ce Morgan était sans doute bien plus qu’un simple meilleur ami. Quand il utilisa le temps du passé, il sut que la suite de l’histoire n’allait pas être bonne. Oui, il y avait eu les premiers pleurs, mais Niels avait au moins espéré. Shyla prenait une pause dont il avait besoin afin d’adopter une respiration un minimum calme. Il savait à quel point cela pouvait être difficile, mais une personne non-asthmatique avait toujours l’avantage de pleurer autant qu’elle le voulait. Lui finissait souvent par se retrouver en train d’étouffer à cause de sanglots trop intenses. Sa respiration trop rapide le faisait tomber dans le piège.

La suite continua. Un défi. Des fondus. Il voyait très bien ce que ça signifiait. Un abandon forcé et déchirant avant même qu’il ne sache si son ami était réellement devenu l’un d’entre eux.. un fondu au cerveau qui allait finir en miettes.. Maintenant, le voyageur se retrouvait seul et avec le pire des sentiments : l’incertitude. Niels aussi avait la capacité de s’attacher vite aux gens, même trop vite et d’une manière assez forte.. Et il savait à quel point un abandon pouvait déchirer la personne. Il ne pouvait penser qu’à ça, et le rythme de son cœur s’accélérait à chaque fois dans l’espoir d’avoir de potentiels nouvelles de cette personne égarée.. L’abandon.. sentiment bien moche aussi..

- Tu ne sais pas ce qu’il est devenu alors.. vous vous êtes quittés sans prendre le risque, c’est ça ?, demanda alors le blondinet qui l’avait laissé parler jusque-là. Ferme les yeux et respire, OK ? La vie est injuste, mais on peut encore avoir de bonnes surprises. Ces salopards de WICKED ont embarqué mon frère pour lui faire subir les pires tortures qu’il soit. J’ignore s’il est toujours en vie.. mais je veux le retrouver.., fit-il d’une voix pâteuse.

Ce genre de confidences l’amenait lui aussi à mentionner son frère, à mettre des mots sur ce qu’il s’était passé et cela lui faisait prendre conscience qu’un être humain ne pouvait pas éternellement vivre avec un lourd secret sans le partager. Ca pouvait fonctionner, mais pendant un petit moment seulement qui était propre à chacun. D’autres allaient tenir plus longtemps que certains, mais Niels était persuadé qu’il y avait un moment où l’être humain ne pouvait plus tenir. Il abdiquerait à un moment ou à un autre que ce soit voulu ou non. L’être humain n’était pas invincible, personne ne l’était, pas même le WICKED, Niels en était certain. Un jour, il les trouverait, il y entrerait et il leur ferait payer. Il trouverait leur faille et il irait tirer dessus pour les faire dégringoler de leur piedestal.

Shyla avait une dernière question qui comportait une réponse de juste. Était-ce du hasard ? Son cœur fit un bond et ses sourcils se froncèrent. Ce mec le connaissait-il ? Était-il un espion du WICKED ? Il sentait la méfiance se répartir dans ses membres. Le danger avait rendu le jeune Anglais paranoïaque et qui pouvait le blâmer ? Il sortit de nouveau son pistolet argenté, les mains tremblantes.

- Comment tu sais ça ? Mhm ? Tu m’expliques ?!
, fit-il d’un ton plus ferme.

Cette colère. Trop rapide. Cette méfiance. Trop rapide elle aussi. Il se perdait dans la nature. Il devenait bien plus sauvage que d’ordinaire et cela le faisait flipper. Devenait-il complètement dingue lui aussi ?! La Braise ne lui rongerait-elle pas en ce moment-même son cerveau ?! Si c’était le cas, il avait déjà tout perdu.
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MessageLun 11 Juin - 16:55




   
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Le blondinet me questionna gentiment sur le pourquoi du comment de Morgan, et un vague espoir m'envahit; peut-être le jeune homme faisait-il partit de ces rares personnes qui étaient immunisées contre Braise? Ou bien les Fondus ne l'avaient peut-être pas bien contaminé?

Mais déjà aurait-il fallut qu'il survive à ces blessures. Je l'avais laissé pour mort, le corps déchiré par les griffures et les morsures de Fondu. Alors que j'aurai pus le sauver. Une vague de doute et de culpabilité m'envahit... J'aurai pus le sauver. J'aurai pus le sauver mais j'ai fuis lâchement, je l'ai écouter. Lui, il serait resté à mon chevet. Il m'aurait sauvé. Et on serait restés ensemble. Car nous vivions comme ça. Et cette règle tacite qui avait fleuri nous avait tous deux maintenus en vie, jusqu'à aujourd'hui.

Moi, ivre-mort, lui, presque-mort.

Mort...

Sans que je m'en rende compte, le grand blond avait pointé le canon de son arme sur moi. Un gouffre noir, béant, le visage de la mort. Le visage de ma mort. Car je doutais que Blondinet hésite à presser cette détente. On hésite pas avec un flingue. Une épée ou une hache? Il faut un certain effort pour tuer, et on abandonne lâchement quand on se rend compte qu'il est impossible de finir le travail. Pas quand on est humain.

Mais un pistolet, c'est tellement plus simple. On presse la détente. On ne tue pas directement l'Autre. L'Autre est tué par la balle. Nous, nous n'avons fait que la laisser s'échapper du canon dévastateur de notre arme. Pour moi, un pistolet, c'était une arme de lâche. Mais pas inutile quand on voulait faire un carnage.

Mon interlocuteur me fixait toujours, et me questionna, soupçonneux quand à ma précédente intervention:

-Comment tu sais ça? Mmh? Tu m’expliques?!

Je pris un petit moment à comprendre que j'avais vus juste et que cela n'avait fait que m'enfoncer davantage, alors que ce n'était à l'origine qu'une blague sensée détendre l'atmosphère quelque peu lourde et tendue... Et peut-être un maigre espoir, pour sauver Morgan.

Je ris. D'un rire assez franc, un peu ridicule, de ces rires qu'on les gens qui ont trop bus qui rient à tout et n'importe quoi. Mais même sobre, j'aurai eu la même réaction. J'adressai un grand sourire à Blondinet, les yeux larmoyant presque de la situation.

-C'était le hasard Blondinet, te braque pas comme ça et range ton flingue...! Expliquai-je gentiment. Mais d'ailleurs, si tu es vraiment médecin, tu es peut-être capable de soigné la Braise? Non ? Non. Sinon le monde serait déjà sauver... Fis-je avec amusement.

Et toujours un vague espoir dans le regard.
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MessageSam 16 Juin - 16:23

Niels
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Shyla
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À ce moment-là, le jeune homme crut vraiment qu’il allait se mettre à lui sauter dessus. D’où lui sortait cette terrible envie de violence, et ce souhait de se défendre coûte que coûte ? Cela pouvait tout être sauf bon.. Il fallait qu'il se calme et qu’il revienne sur la terre ferme. Canaliser sa colère.. chose à laquelle il n’avait jamais été trop habitué vu que cette phrase avait toujours été réservée à son grand frère qui n’était plus là.. Il lui manquait terriblement et se sentait clairement abandonné sans lui. Il avait pris cette habitude de s’allonger près de lui dans les endroits qu’ils trouvaient pour dormir, de parler avec lui jusqu’à ce que l’un des deux ne tombe de sommeil.. Il pouvait deviner la plupart du temps quand ce moment allait arriver, car leur respiration ralentissait et leurs voix se faisaient plus rauques, plus lointaines.. Désormais, il n’avait le droit qu’à ses propres pensées les plus sombres et des larmes salées qui lui brûlaient les joues. Il ne pouvait pas s’en empêcher, car à chaque fois qu’il pensait à son absence.. son cœur devenait aussi lourd que de la pierre.. Alors oui.. il pouvait comprendre ce que ressentait cet homme devant lui.

Cet homme avait néanmoins fait l’erreur de deviner une information trop vite le concernant. Cela pouvait-il être une simple coïncidence ? Était-ce à ce point marqué « médecin » sur son front ? Tandis qu’il avait pointé son arme vers lui, Niels prenait le soin d’étudier chaque trait de son visage. De la surprise pour commencer. Puis une sorte d’amusement.

Le hasard, clamait-il. Intéressant.. Pouvait-il le croire ? Lui faire confiance ? Le deuxième point était bien plus difficile, mais le croire ne semblait pas impossible non plus, surtout quand il entendit ses explications. Il baissa son flingue, l’oreille aux aguets, au cas où des potentiels ennemis surgiraient et le fixa dans les yeux.

De l’espoir. Voilà ce que le brun était en train de lui donner. Il allait malheureusement devoir briser ça et il s’en sentait déjà coupable, voir même monstre.. mais Niels ne pouvait pas faire de miracle. Il ne pouvait pas inventer des choses qu’il ne connaissait pas. Il posa son pistolet argenté sur ses genoux, la couleur se reflétant au loin avec le peu de lumière qu’il y avait autour d’eux.

- Le hasard. Le hasard fait bien les choses parfois, trop bien.. Je te jure que si tu bosses pour eux, tu ne m'auras pas comme ça. Je sais me défendre, bluffa-t-il.

Mais un WICKED contre lui était mieux qu’une armée de WICKED. Un, il avait ses chances. Ses yeux balayaient déjà la forêt, cherchant le meilleur arbre où il pourrait grimper si jamais les choses dégénéraient et que l’autre retournait sa veste.

- Non. Non, je ne sais pas. J’étais encore en apprentissage avant.. de partir pour votre pays qui était censé être le pays.. du « rêve », avoua le jeune homme. Non, ce que je sais faire, ce sont toutes les bases de la médecine générale. Je peux aussi écouter ton cœur pour voir s’il va bien, te dire ce qu'il ne va pas.., continua t-il d’une voix maintenant mélancolique. Regarder tes dents pour vérifier qu’elles ne souffrent pas, arranger ça, ou encore t’ouvrir, te recoudre si jamais tu t’es pris une balle où que tu t’es planté une lame quelque part.., finit-il d’une voix douce.

Cela lui manquait. La douceur des gants sur ses mains lui manquait aussi. Manier tous ses outils de travail aussi. Parler aux gens. Les rassurer. Réussir. Éprouver de la joie, voir même de la fierté.. Oui.. Quand aurait-il l’occasion maintenant de revivre tous ces plaisirs qui faisaient de lui un être entier ? Il espérait que l’autre arrêterait de le regarder avec espoir. La Braise était malheureusement hors de sa portée et s’il l’attrapait lui-même.. il ne pourrait rien faire. Il serait impuissant, sensation qu’il détestait totalement..

- Alors je ne peux "que" faire ça.. ce "que" qui autrefois n’existait pas dans cette phrase, mais qui maintenant est presque obligatoire, car à côté de la Braise, les autres maux paraissent tellement banal.., murmura t-il à son interlocuteur avant de relever ses yeux peinés vers lui.

Il aurait donné presque n’importe quoi pour se remettre dans le rôle rien que quelques minutes juste comme ça, mais sans que la personne soit dans de graves ennuis évidemment. Il y avait des limites. Niels ne souhaitait pas la souffrance des autres pour pouvoir se remettre dans sa passion, non, il n’en était pas question. Le jeune homme n’était pas égoïste.
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MessageMer 4 Juil - 18:03

The death game.
Avancer. Encore et toujours plus vers des endroits inconnus. Sans savoir si le lendemain serait mieux que le jour précédant, si l’on sera encore en vie, encore là. Nous étions ignorants. Errants.

Il était donc là, tous les jours à avancer, attendant de voir ce que la journée lui réserverait. Il savait saisir les occasions qui lui étaient proposées. Il était intelligent et malin. Règles principales de sa survie jusqu’à présent. Personne ne savait qui il était et c’était tout aussi bien de cette manière. Il ne voulait de toute façon pas les connaitre. Ce ne serait qu’une perte de temps dans un monde déjà dévasté. Survivre était devenu le maitre mot de n’importe qui et donner sa confiance se révélait souvent l’erreur la plus fatale pour la plupart des gens. Lui, ne la ferait pas. Il savait qu’il s’agissait d’abord de lui, puis loin derrière, des autres. Il n’avait pas peur de blesser pour avancer, en vie. Il n’avait pas non plus peur de tuer. Il fallait de toute façon faire des sacrifices et si le chemin était chargé d’embûches, il savait qu’il ne reculerait devant rien pour parvenir à son but ultime : rester intouchable.

Il avançait donc dans ce désert interminable, les gouttes de sueur coulant le long de son front avant de se laisser glisser contre ses joues. Il marchait difficilement, chaque pas étant encore plus dur que le précédent. Pourtant, sa détermination restait sans faille. Sa vision commençait à devenir floue. Il bougeait ses jambes l’une après l’autre le dos courbé. Lui-même ne savait pas comment il faisait pour être encore debout. 1 pas. Un deuxième. Encore un. Puis, un autre. Et on recommence. Encore, encore, encore.

Il fronça les sourcils. Rêvait-il ? Il se retient de courir vers ce que ses pensées appelaient miracle. Etait-ce un miracle ?  Il espérait par-dessus tout que ce ne soit pas le cas. Il couvrit sa bouche rapidement pour empêcher un cri de joie de sortir d’entre ses lèvres. Il se devait d’être le plus discret possible sinon rien ne se passerait comme prévu, et ça, ça le rendrait incroyablement fou. Il était perfectionniste. Si son plan, travaillé en deux secondes, montre en main, ne marchait pas, il s’en voudrait beaucoup. C’est donc dans le silence le plus total qu’il s’approcha des deux jeunes gens qu’il croyait distinguer. Il ne devait pas se faire remarquer. Sur aucun prétexte. N’importe quoi pourrait lui être fatal. Ainsi, c’est le plus lentement possible qu’il gagna des mètres, puis des centimètres, petit à petit, il touchait au but. Un sourire des plus étranges se fendit sur son visage lorsque l’un de ses bras passèrent rapidement sur la gorge d’un grand brun qui semblait dans un état de détresse le plus total. Il fut surpris, quand ce même bras se serra, rapprochant son propre corps de celui de sa victime, serrant sa gorge encore plus encore le faisant toussoter. Le blond, d’en face, semblait tout aussi paniqué. La surprise, c’est ce qu’il préférait. Et il espérait aussi que cela jouerait en sa faveur. Il sourit alors d’autant plus, tout en se redressant pour relever le malheureux contre lui.  
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MessageMar 17 Juil - 21:11




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Le blondinet pesta contre le hasard, tantôt effrayé que je face vraiment parti du Wicked, tantôt réaliste et s'excusant de s'emporter. Mais le calme et posé Shyla comprenait. Je ne relevais pas, ça arrivait à tout le monde... Oh, putain, et ces larmes qui revenait sans trop de raison.

Il y a longtemps, je veux dire, vraiment longtemps, une gentille fille m'avait appris une technique plutôt efficace contre les pleurs. Inspirer, expirer, et ne se concentrer sur rien d'autre. Se préoccuper uniquement de notre cœur qui bat et de nos poumons qui se remplissent. Une vague d'apaisement m'envahit et tout à coup, je pus me concentrer sur ma discutions avec l'inconnu que je connaissais quand même un peu. Niels. Il n'était pas très bien, lui non plus, un peu déçus, il faisait des longues phrases, ah, ces médecins, tous les mêmes, très intelligents... Et bah j'aime ça, enfin des gens avec qui converser. Dans les bouquins, les personnages trouvent toujours de longues répliques sans difficultés. Il semblerait que Blondinet aussi.

-Alors je ne peux "que" faire ça.. ce "que" qui autrefois n’existait pas dans cette phrase, mais qui maintenant est presque obligatoire, car à côté de la Braise, les autres maux paraissent tellement banal...

Je lui souris un peu, puis réfléchis, parce qu'avant de parler je réfléchissais toujours. Une habitude qui déplaisait à Morgan.

Et voilà que je repense à lui.

Inspire, expire...

Je disais, donc, que je réfléchissais peu. Que dire à un médecin qui aimerait connaitre tous les secrets de la Braise mais qui n'est dans l'actuel, capable que de vous sauver d'à peut prêt tout le reste? Pas grand chose à vrai dire.

Et puis tout à coup, une brindille craqua. Une personne normal se serait retournée mais moi j'étais trop préoccupé par le mystérieux personnage qu'incarnait Niels. Et j'allai le regretter. Un bras se serra autour de mon cou sans que j'ai le temps de réagir.

Pris de panique, j'essayais de retrouver mon calme. J'analysais rapidement la situation. Un brigand, ou peut-être plusieurs. Une attaque surprise, Niels était armé, il pourrait me sauver, mais il fuirait probablement car si un autre brigand se terrait il n'aurait aucune chance. Ma vision qui n'était pas très claire commençait à s'obscurcir davantage encore, j'étais au plus mal et la silhouette de Blondinet ondulait un peu trop...

Boum.

Douleur fulgurante.

Et puis plus rien.

Enfin si, j'entendais des voix autour de moi, de l'agitation, je sentais le poids de mon corps s'écraser lourdement sur le sol, et puis cette pierre inconfortable sous mon dos, et mes yeux qui ne voyaient rien...

Bref, je pas besoin de vous décrire, car quand je me réveillerai je ne me rappellerai probablement plus vraiment de tout ça.

Et donc, ce fut le trou noir.
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MessageMar 31 Juil - 19:36

Niels
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Shyla
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Oui, il aurait tellement tout donner pour savoir guérir tout le monde de la Braise, mais malheureusement, ce n’était pas possible et ce n’était pas entourant des adolescents que le WICKED allait y arriver, ça Niels et était bel et bien convaincu. Il avait réussi à capter l’attention de son interlocuteur qui le regardait et qui souriait. Il préférait cela, plutôt que de regarder des larmes couler sur ses joues. Les larmes de tristesse et de désespoir.. elles n’arrangeaient rien du tout.. Pourtant, le brun en face de lui semblait aussi en pleine réflexion, mais à propos de quoi au juste ? Alors que le blondinet allait ouvrir la bouche pour lui demander, son coeur fit un bon dans sa poitrine.

Un crac.
Du vieux bois sec.
Un danger.

Niels n’eut pas à se faire prier deux fois avant de dégainer son arme afin de la pointer dans la direction de la source.

Un bras.
Un visage caché.
Une capuche.

La créature venait alors de sauter sur Shyla, l’étranglant alors avec force. Que se passait-il ?! Ils avaient pourtant été discrets ! Mais un fondu finissait toujours par trouver la viande fraîche qu’ils étaient encore..

Le buter.
Éliminer la menace.

Voilà ce qu’aurait dit Isaac. Voilà ce qu’il disait toujours. C’était toujours le premier à dégainer son arme ou à brandir un marteau en passant devant, mais encore une fois, Niels était seul face au danger et il ne pouvait pas laisser mourir un innocent. Ses doigts sur la détente tremblaient. Il venait de décrocher la sécurité et visait le bras de l’intrus, car ce dernier avait pris soin de baisser la tête.

Se concentrer.
Ne pas rater.
Bien viser.

Les trois clés. Niels inspira et n’eut pas le temps de faire autre chose vu que son nouvel acolyte était en train de chercher de l’air afin de pouvoir respirer, vivre quoi. Il n’avait pas besoin d’être médecin que sans air, l’humain mourait. Son doigt glissa alors et enclencha alors le mécanisme. BOUM. Jamais il ne s’habituerait au bruit d’une arme à feu.

Mais voilà. Ce ne fut pas le méchant qui tomba, mais le brun, son allié. Niels n’était pas né américain. Niels n’avait jamais appris à manier une arme. On lui avait appris à utiliser un scalpel proprement, mais au grand jamais il n’avait été confronté à cette nouvelle réalité avant de foutre les pieds sur le territoire américain. Lâchant cette arme de malheur, il prit une des anses de son sac à dos avant de le faire virevolter en pleine face du mec à capuchon. Cela le tuerait-il ? Non. Mais peut-être qu’avec le poids de ce qu’il y avait là-dedans, cet imbécile pourrait être sonné !

Il n’en revenait pas qu’il avait tiré sur le brun. Où d’ailleurs ?! Il espérait de tout cœur que c’était l’épaule, car c’était plus facilement soignable.

- Prends-toi ça dans la gueule bâtard !, s’écria Niels qui avait frappé ce fameux inconnu qui les avait agressé.

Un fondu ouais, cela ne faisait aucun doute.

- Shyla ?, fit Niels à toute allure, paniqué.

L’entendait-il ? Ou avait-il réellement perdu connaissance ?!
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MessageDim 19 Aoû - 23:55




   
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Il y a longtemps de ça, je m’étais retrouvé dans cette même situation. Inconscient. Proche de la mort. Désespéré. Et mon unique secours était un bonhomme grognon aux allures de bucheron qui avait dépassé la quarantaine. Sauf que c’était après une bonne cuite. Là, c’était légèrement diffèrent. Ou légèrement similaire.

Je ne voyais rien, je n’entendais rien, je sentais. Je sentais une putain d’odeur de saucisse griller, qui, ni une ni deux, me ramena à la mémoire le souvenir de ce barbecue que j’avais organisé avec mon père à l’âge de, quoi, 10 ans ? Au menu, Fondu grillé, sauf qu’on n’avait pas de Fondus, et que de toute façon ce n’étais probablement pas comestible. Donc, on a fait cuire des saucisses, car il n’y avait plus que ça, à cette période : saucisse, saucisse, on en avait des stocks, tout comme l’huile d’olive, et le blé, des quantités astronomiques, qui m’avaient dégoûté de ces produits.

Mais revenons à nos moutons, le noir total. J’entendais marmonner mon ami, je crois qu’il essayait de communiquer, je le sentais me toucher l’épaule, le bras, me pousser, me bouger, ou peut-être simplement me dépouiller de mes derniers litres de whiskey, assez pour réveiller un mort. Mais j’étais plutôt bien. Enfin pas vraiment, mais, par rapport à ce qui allait suivre, on pouvait dire que ça allait. J’aurai bien aimé une bonne dose de whiskey pour tenir le coup.

Mon épaule, déjà plus douloureuse que de raison, m’élança tout à coup. Imaginez un tournevis s’enfoncer dans votre épaule. Ou plutôt une scie sauteuse. Je hurlai, avec  beaucoup de virilité. Ou pas. J’avais mal. Je préférai mourir. Pourquoi me torturer ainsi ? Tue moi, putain, achève moi, achève moi…

-Achève moi… enflure… articulai-je avec peine dans  un élan de conscience.

Mais la douleur me fit tourner de l’œil et, ma tête que je tentai de relever retomba lourdement sur le sol. Je ne pouvais plus supporter cette douleur, qui, fulgurante, résonnais jusque dans mes entrailles. Alors je parlais. De tout. Pour oublier la douleur. Mais j’oubliai aussi que mon corps ne répondait pas vraiment à mon esprit. Et puis merde. Chantons.

-Et si je meurs, je veux qu'on m'en…terre
Dans une cave où y’aura du bon vin…
Et sur ma tombe je veux qu'on écrit,
Ici gît l’roi… Vodka ?


Pas ouf, je ne connaissais pas vraiment d’autres chansons que celles des bars. Mais, bon, pourquoi ? Je suis sur que tu ne m’en veux pas de t’avoir crever les tympans, Niels.

-Maintenant, je t’ai offert une tortue aussi, cher Niels, aaaaah oui, offerte, parce que toi aussi.

La torture offerte, devrais-je dire, mais bon, personne ne comprends jamais les vannes des délirants.

-Tu aurais l’obligeance… De, euh… Bah, mon testament, Morgan, Morgan Coline… Sauve-le… Médecin d’mes deux…

Et sur ces douces paroles, je souris tendrement, heureux de ne plus sentir la douleur cuisante dans mon épaule. J’étais mort. Paix à mon âme d’ivrogne, espérons qu’on m’enterrera au sommet d’une montagne dans un champ de coquelicots. Il aime les coquelicots.
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MessageSam 25 Aoû - 16:55

Niels
&
Shyla
Pas si seul

Et merde. Qu’avait-il donc fait par Merlin?! La vision du jeune homme s’était floutté, la panique avait fait sa grande entrée au mauvais moment et il se retrouva donc maintenant face à un homme qu’il avait touché sans même le vouloir. L’autre restait une putain de menace, alors Niels avait prit la décision d’assommer ce bâtard comme il le fallait histoire de le mettre K.O. Il avait deux choix qui s’offraient à lui :

Réponse A : Déguerpir le plus loin possible avec Shyla blessé en laissant l’autre sur le sol.

Réponse B : Tuer l’inconnu.

Niels choisit instinctivement la réponse que son grand frère plus aventurier que lui n’aurait pas choisi, la A. Il ne se voyait pas choisir la B.. le tir n’était qu’en cas d’extrême nécessité comme quelques secondes auparavant, mais maintenant qu’il avait réussi à l’assommer, la nécessité venait relativement de diminuer.. Mais si la réponse B n’était pas une option, elle semblait l’être pour Shyla qui désirait lui être achevé.

- Hors de question, fit-il en esquivant l’insulte tout à fait justifiée.

S’il était excellent médecin, il était un piètre tireur.. Franchement. La culpabilité et la panique étaient en train de le ronger, mais il savait pertinemment que ce n’était pas comme ça qu’ils allaient avancer.. L’autre commençait déjà à délirer, à parler de cave, de roi et de vodka, puissant alcool pour calmer la douleur. Il fallait qu’il l’aide à se relever, car Shyla gisait toujours au sol. Niels mesurait 1m75 et avait une légère carrure. Son défi allait être de faire marcher son nouveau camarade. Si d’autres l’auraient laissé crever, Niels ne le ferait pas. C’était sa faute et entièrement sa faute. L’arme qui avait servi à tuer son père venait maintenant de blesser un autre innocent.. Il se pencha alors vers Shyla.

- Je vais t’aider à te lever, on doit se barrer. L’autre est assommé, je sais pas pour combien de temps
, fit Niels d’une voix tremblotante.

Il ne comprenait pas pourquoi Shyla se mettait soudainement à parler de cadeaux et de tortues, chose qu’il n’avait jamais eu. Un désir total oui. Cela signifiait que l’inconscience commençait à bouffer peu à peu Shyla..

- Reste avec moi.. tiens bon. Écoute ma voix.

Qui était ce Morgan Collins ? Le blond ne le découvrirait que quelques semaines après, mais pour le moment, il ne savait pas de qui sa victime parlait. Il devait prendre sur lui pour ne pas se mettre à éclater en sanglots ou laisser la panique le pourrir encore plus. Non ! Il ne voulait pas être un meurtrier !!! Il tira alors Shyla, passant son bras non blessé par-dessus son épaule pour l’aider à marcher.

- S’éloigner.. se cacher.. on doit.. tiens bon.. je .. je .. vais.. te.. soigner.. tiens.. bon.. s’il te plaît.. s’il te plaît, faisait Niels d’avantage paniqué tout en tentant de faire un pas l’un après l’autre.

Shyla tiendrait-il bon ? Chancelerait-il dès les premiers pas où serait-il courageux pour atteindre le coin caché pas loin d’eux ? Il le sentait pourtant partir, son corps se ramollissait. Il tombait dans l’inconscience.

- T’évanouis pas !, s’exclama t-il en usant de toutes ses forces pour faire avancer Shyla.

Juste un peu plus loin… oui.. encore un petit peu oui.. L'autre se réveillerait-il trop tôt ?

Spoiler:
 

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MessageDim 2 Sep - 13:36




   
Pas Si Seul
   Niels Welligton & Shyla Owey
   


   


Tout était noir, mais autant qu’avant. Je sentais. Je sentais tout ce qui m’entourait, comme si je savais se qui se passai, mais sans le voir. Et je sentais la présence du jeune homme qui m’avait sauvé du brigand –et par la même occasion tiré dessus. Niels le Médecin, surnommé Blondinet au Grand Cœur par moi-même. Qui tentait de me sauver.

Sa voix me semblait si lointaine. Mais gênante dans le profond silence qui régnait dans mon cerveau. Tel le murmure d’une mouche à mon oreille, j’aurai aimé le chassé, mais pourtant, cette voix était mon salut, et je ne pouvais me résigner à la faire taire.

Je reprenais peu à peu contact avec mon cerveau, sans pour autant être plus conscient. Quoique, qu’est-ce que la conscience ? Ma situation montrait bien que le corps et l’esprit n’était, l’un sans l’autre, pas bien utile, mais que l’esprit était indépendant à ce corps.

Ces réflexion me firent alors réaliser l’impensable. Peut-être étais-je mort. Peut-être avais-je cessé de respirer, et peut-être que mon âme s’en allait déjà pour un autre monde… Ou peut-être pour l’arbre contre lequel je m’étais affaissé un peu plus tôt. Peut-être n’étais-je plus un homme mais un arbre. La réincarnation. Le mot me vint à l’esprit, net, et je pendant quelques instants je crus même  sentir mes feuilles danser dans la douce brise de l’après-midi.  Ou du soir, car il faisait de plus en plus froid.

Ce fut ma toute première sensation en tant qu’arbre.

-Sauf que les arbres n’ont pas froid !
M’écriai-je d’une voix claire, quoique difficilement compréhensible.

Je n’étais pas un arbre enfin de compte. A cause de Blondinet, ou plutôt grâce à lui ; être un homme est tout de même plus intéressant, hein ? Sentir le vent dans ses cheveux, le soleil chasser le froid de votre corps inanimé, l’oxygène afflué à vaux poumons ; la vie revenir lentement vers vous.

Sauf que ce ne fut ni lent ni doux. Mais plutôt comme un choque. Comme un marteau battant le fer, et transformant d’un unique coup une masse informe en une fière épée.

Mes yeux s’ouvrirent en grand. Dans un premier temps, la lumière du jour m’éblouis tant que ne parvint à distinguer que de simples formes. Mais petit à petit, je pus distinguer un grand arbre, haut et fier, et puis mon sac, à tout juste quelques mètres. Et Niels le médecin, penché sur moi.

-Je savais que tu me sauverais, marmonnais-je avec un sourire.
Spoiler:
 

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MessageSam 8 Sep - 0:45

The death game.

Par une chance inexplicable, le blond était mauvais tireur et la balle dévie pour venir se planter dans le corps du jeune homme qu’il avait pris quelques secondes auparavant sous sa lame. Il vit en ce coup pitoyable une chance pour revenir en force mais il n’eut guère le temps de mettre ses idées à exécution,  l’acolyte du brun balançant son sac dans sa tête. Il tomba à terre et y resta, secoué. Ces quelques minutes d’inadvertance suffirent aux deux pour s’échapper sur quelques mètres à peine, cependant, le blond ne suivait pas la cadence et avait du mal à porter son compagnon qu’il lâcha non loin de l’arbre. L’homme encapuchonné était lui, plus endurant et bien plus apte au combat. Il ne mit donc pas une éternité avant de reprendre ses esprits. Il peut entendre au loin les cris de joie pathétiques du plus faible des deux qui loue son acolyte de l’avoir sauvé de ses mains. Cependant, il ne sait pas ce qui l’attend. Il tâte le sol, attrape la lame qu’il a laissé tomber et se relève. Déterminé, il s’avance. Inspirant la peur, il se dirige vers les deux victimes qu’il s'apprête à dépouiller. Tuer. Puis voler. C’est son mode opératoire. Depuis ce qui lui est arrivé, il est violent, sans pitié. Il égorge et il s’empare. Il n’est plus discret. Il ne cherche pas à l’être. Il tousse, des fois grogne. Il est caché, il protège son visage des autres.

Une fois arrivé aux pieds des étrangers du désert, il se jette sur le plus faible, pour en finir plus rapidement avec ce dernier. Cependant il sait que cette situation ne va pas durer. Cela ne l’inquiète pas. Il n’a pas de pensée rationnel. Il est atteint et il veut atteindre. Alors il frappe. L’homme attrape le brun par la jambe puis le tire en le jetant violemment dans le sable. Ce dernier se teinte d’une couleur pourpre tandis que le pauvre paye de l’erreur de son compagnon. Tandis que l’homme encapuchonné s’occupe d’éloigner le jeune homme de l’autre blond, il fouille les poches de celui-ci, cherchant n’importe quel objet qui lui serait utile. Il ne craint pas que l’autre retrouve ses esprits, ce dernier semblant particulièrement ébranlé par la balle reçu et continue de raconter n’importe quoi.

Il commence à oublier l’autre. Rien n’était calculé il faut dire. L’errant erre. Il n’a ni but, ni opinion. Il n’a rien et survit par le malheur des autres. Il n’est pas foncièrement mauvais car si mauvais est sa définition, alors tous les survivants sont esclaves du mal. Puis il est frappé. Car un souffle chaud semble lui brûler ses poumons de papier. Un battement de coeur et il hurle. Hurlement, hurlement, on dirait un chien enragé. Le visage toujours dissimulé sous sa capuche, on ne peut que distinguer ces affreux râles qui proviennent de sous cette dernière. La lame en évidence, il la pointe vers sa victime à terre. Le temps semble s’être stoppé tandis qu’une épée de damoclès plane au-dessus du brun. Qu’adviendra-t-il ? Il hurle et se jette sur lui.

Le danger est présent. Il erre. Et il a trouvé.

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MessageSam 8 Sep - 11:16

Niels
&
Shyla
Pas si seul
Non, il ne fallait pas qu’il s’évanouisse. Pourtant, il sentait qu’ils n’allaient pas aller loin. Son coéquipier était trop lourd à porter et Niels ne faisait pas le poids. Il fallait se poser et vite, mais loin de cette chose qui pouvait se relever à tout instant. Il était en train de continuer à délirer. Il parlait d’arbre et le blondinet ne saisissait pas du tout. Il ne cherchait pas non plus à savoir, trop occupé à se demander comment il allait faire. Trouver une solution et vite ! Comme si Shyla avait eut besoin de toute sa force pour ça, il avait ouvert en grand les yeux pour en quelque sorte le remercier. Il n’aurait jamais pu le laisser crever alors que c’était entièrement sa faute. Si un fondu était dangereux avec son virus, le cadet des Welligton l’était aussi avec un flingue argenté.

Alors que Niels s’apprêtait à répondre, la chose la plus redoutée arriva. Un errant étourdi mais encore plus en colère s’avançait près d’eux et était déjà en train de saisir le blessé. Il ne lisait aucune pitié dans ses yeux qu’il voyait à peine son visage. Sa jambe fut tirée et une trace rouge ne manqua pas d’apparaître dans le sable. Il fallait faire quelque chose ! Il était bien plus aisé pour ce gars de s’attaquer à celui sans défense !

- ESPÈCE DE LÂCHE !, se mit à hurler le blondinet qui allait probablement le regretter.

Mais la panique ainsi que la rage qui coulait en lui venait de lui faire péter un câble. Il en avait marre de ce monde de merde qui le rester même avec un virus. Non, les gens ne s’entraidaient pas, au contraire, ils restaient encore plus égoïstes que des parisiens pas fichus d’indiquer à de pauvres londoniens perdus dans leur capitale toute sale. Son instinct de médecin lui criait que la situation était grave. Etre bougé de la sorte avec une balle à l’intérieur du corps pouvait être fatal. Cet homme encapuchonné revint alors vers lui pour lui fouiller les poches. Il ne lui laissait pas le choix, mais il ne put s’empêcher de sourire. Il n’avait rien du tout dans ses poches, tout était dans son sac à dos. Le blondinet fit un pas vers l’arrière et se pencha très rapidement vers sa chaussure pour dégainer l’arme avec laquelle il aurait dû frapper tout à l’heure : sa dague. Il n’était pas mauvais, au contraire. Il était bien plus facile de viser, et le jeune médecin savait aussi quels endroits étaient fatals et lesquels suffisaient à immobiliser sans faire mourir la personne. Il fonctionnait toujours comme ça. Il ne tuait pas s’il n’en était pas forcé, mais blessait.

- J’ai rien bloody bastard !, s’exclama le blondinet qui se ravançait alors vers son ennemi.

Il fallait être courageux et réparer sa grossière erreur. Il ne supportait pas que l’autre crève à cause de lui, jamais il ne pourrait se le pardonner. Avoir sur la conscience la mort d’un innocent le ferait probablement mourir aussi à petit feu. Il refusait de dire au revoir à son humanité, car c’était la seule chose qui lui restait et qui manquait cruellement à ce monde-là. Ne pas s’abaisser aux autres. Néanmoins quelque chose d’étrange se passa. L’Errant venait de se figer avant de se mettre à hurler à pleins poumons. Pourquoi ? De la pure rage sans aucun doute.

Gros danger. Les yeux du blond venaient de capter le brillant de l’arme portée par l’ennemi : une lame qu’il tendait au-dessus du plus faible. Cet homme n’avait donc aucun honneur ! Aucune fierté à s’attaquer à la cible la plus facile ! Niels se mit à hurler aussi en fondant sur le dos de l’ennemi avant de lui planter sa dague.. près de son omoplate droite.

Le sang s’était mis à jaillir, éclaboussant le visage pâle de Niels, et affaiblissant cet inconnu venu les dépouiller et les tuer. Niels continuait d’enfoncer sa lame dans la chair de l’adversaire avant de la retirer avant de donner un coup de genou dans le creux de son dos. Le faire tomber après l’avoir affaibli.

- Ordure ! J’te laisserais pas t’attaquer aux plus faibles !

La main du jeune médecin tremblait sous le coup de l’adrénaline. Il venait de frapper quelqu’un avec sa lame, encore une fois, mais pour de la légitime défense comme dirait son grand frère. Ils n’avaient pas le choix dans ce monde.
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