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La vie du trappeur en forêt ! (Clare, Ragnard )

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Ragnard Ekström


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MessageJeu 19 Fév - 11:44

La journée était belle, enfin, aussi belle qu'une journée enfermée a l’intérieur du bloc pouvait l'être. Comme toujours le soleil brillait, il tapait même, l'eau ruisselait toujours de la même intonation, et les blocards continuaient a exercer leurs routines quotidienne sans entorses. Comment pouvaient-ils vivre de la sorte ? Répéter les mêmes gestes a chaque instant de la journée, ne jamais faire de nouvelles activités, toujours le même train train quotidien, l’entraînement, le travail, le repas, le sommeil, et on recommence, et durant toute la durée du séjour jusqu'à ce que la Grande Faucheuse vienne nous chercher. C'est un mode de vie que je ne comprenais pas, je n'aurai pas pu vivre de la sorte, c'est d'ailleurs pourquoi je vis en dehors de tout ça, dans mon monde a moi, dans cette foret. N'ayant pour seul bien mon filet qui me sert de hamac, en dehors de ça ? On peux juste dire que cette foret est ma maison, et que je sais ce qu'il s'y passe a chaque instant, ou presque, mais je saurai remarquer ce qui ne va pas, ce qui a bougé, est diffèrent. C'est sûrement l’instinct de trappeur qui parlerait a ce moment, une sorte de déformation professionnelle dû au labyrinthe, mais m'en plaindre aurait été stupide, c'est tellement pratique.

Les gouttes ruisselaient le long de mon visage, les muscles se contractaient, et la douleur était présente, mais il fallait continuer, il fallait se donner, encore plus chaque jour, tout les jours plus, car on peux repousser nos limites, elles même n'ont pas de limite, si on se donne la volonté, chaque levé de soleil on sera plus fort que la veille mais moins fort qu'on sera le lendemain, c'est le quotidien de l’entraînement : Se mettre dans de nouvelles situations a chaque fois, appuyer sur nos peur, les combattre, c'est être en difficulté, en danger, mais ne savoir qu'on a personne pour nous aider et ainsi développer des forces insoupçonnée par instinct de survie. C’était une chose qu'on est obligé de développer pour être les plus performant possible une fois a l’intérieur du labyrinthe, car la vie des coureurs était notre principal objectif, nous devions être là pour les sauver, car c'est eux qui connaissaient le plan, les mouvements des murs, les zones, ils sont un trésor qu'on est chargé de protéger. Alors notre vitesse que nous travaillons tout les jours n'est pas seulement destinée a parcourir le plus de kilomètres possible en une journée, mais aussi a avoir le temps, le réflexe, et la volonté de se jeter dans les pattes d'une créature a la place de notre coéquipier, car notre vie importe bien peu face a la sienne.

C'est pourquoi j’étais en train de frapper dans cet arbre, évidemment qu'il ne cédera pas sous mes coups, mais il va m'aider a m'endurcir, mes poings seront douloureux, mais avec le temps je laisserai ma marque sur lui, il m'aura éprouvé comme je l'aurai éprouvé, et ainsi la tache sera accomplie, combattre cette nature dans laquelle nous somme enfermé au sein de ce dédale meurtrier. Des écorchures plein les mains, de la sueurs recouvrant mon front et mes membres, deux heures venaient de passer, a enchaîner les coups, sans relâche, sans répit, mes lèvres étaient retroussées et mon souffle court, mais mes oreilles toujours aux aguets, il ne s’agirait pas de se faire surprendre par un animal plein de courage aux mauvaises intentions, ou a un branleur de la milice venu pour me traiter de fou. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai arrêté mon exercice en un instant, regardant partout autours de moi. Quelqu'un approchait, a cette heure ? A ce moment ? Il n'est pas sensé y avoir du passage dérangeant ainsi ma tranquillité, qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Je me rapprochait discrètement d'un arbre a proximité de la source du bruit, pour y apercevoir Clare, se parlant a elle même au beau milieu du bois. Étant piqué par la curiosité, je me déplaçais un petit peu, histoire de connaître la fin de son récit, mais une branche craqua.

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MessageJeu 19 Fév - 13:55


Nothing can't tell me what I did wrong


Me surpasser, toujours, il le faut. Même après avoir subis la Transformation, je ne peux que m’en vouloir, je ne peux pas m’empêcher de me détester. Et même si mon Coureur ne m’en veut pas, même si notre relation s’est fortement améliorer, comme pour revenir à avant le Bloc. Mais tout fait en sorte que je ressente ça comme si c’est de ma faute. Je veux juste m’entraîner en permanence. Être sûre de pouvoir protéger la seule personne pour qui je donnerais ma propre vie. Isaac, mon Coureur. Subir la piqûre, c’est comme si ça te disait que tu es incapable de le protéger. De toute manière, au Bloc, on est tous les pions du Labyrinthe.

Je secoue la tête, comme pour chasser les mes pensées les plus sombres, mais elles restent accrochées à mon esprit, comme des parasites qui ne veulent plus me lâcher. Mes poings s’abattent contre l’un des pantins en bois de la zone d’entraînement, il pivote et j’esquive le retour. Et ainsi de suite, j’enchaîne les coups, pieds et poings, sentant mes forces s’en allant peu à peu, mes muscles deviennent tellement douloureux, mais je ne cille pas. Mes coups sont de moins en moins précis et de plus en plus brutaux, et quand une douleur me bloque le bras, je m’arrête. Et comme un zombie, le pas traînant, je me dirige vers le bois, là où le calme pourra sauver mes nerfs.

J’arrive doucement pas loin du ruisseau, et je m’appuie à un arbre, la tête entre les mains, et je serre. Je serre tellement fort que je me donne l’impression que je peux faire éclater mon crane de cette façon. Ça semble comme une solution, une solution si simple. Si seulement j’avais assez de force pour le faire. Autant de force que Jude. La force qu’il avait au Terminus, celle qui aurait pu me tuer, mais il ne l’a pas fait. Pourtant il aurait dû. C’est la seule sortie que je vois. Toute en serrant ma tête, je la secoue légèrement.

  - T'as pas été foutue de le protéger, comment veux-tu continuer? T'es nulle de toute façon, tout ce que t'entreprends, ça devient du plonk ! T’es inutile, tout le monde le sait ! C’est pour ça qu’il ne t’a pas offert la mort, c’est un bien trop beau cadeau mais aussi un manque sévère d’importance. Tu n’as pas d’importance !

Je ne sais pas si je cris, en réalité je ne suis plus sûre de rien. Est-ce que je cris ? Est-ce que je ne fais que simplement parler ? Je sens une seule goutte salée glisser le long de ma joue, et c’est seulement à cause de ça que je percute que mes ongles s’enfoncent dans ma peau, laissant des gouttes de sang sur et sous mes ongles. Je desserre les doigts puis je les regarde avant de sursauter en entendant un craquement derrière moi. Comme un réflexe, je me retourne comme une furie en levant les poings, dans une position de combat. Je fronce le nez et desserre les poings en le reconnaissant. C’est Ragnard, l’autre trappeur. Je l’ai déjà vu dans le bois. Je me crispe légèrement et baisse les poings, les glissant sur mes hanches.

 - … T’es là depuis longtemps ? Enfin, je sais que c’est comme si le bois t’appartient mais… Je veux dire, tu me surveille depuis combien de temps ?

J’appuie de nouveau mon dos sur le tronc et je croise mes bras sous ma poitrine, la mettant un peu plus en valeur puis je plonge mon regard dans le sien, arquant lentement un sourcil.

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MessageJeu 19 Fév - 22:07


( Je n'ai pas entendu le début de son discours ) [...] façon, tout ce que t'entreprends, ça devient du plonk ! T’es inutile, tout le monde le sait ! C’est pour ça qu’il ne t’a pas offert la mort, c’est un bien trop beau cadeau mais aussi un manque sévère d’importance. Tu n’as pas d’importance ! » Elle disait.

Mais de quoi pouvait-elle bien parler ? Ce n'est pas que je m’intéresse aux rumeurs, c'est tout le contraire d'ailleurs, pour moi la parole est superficielle et ne doit servir qu'en dernier recours, tout comme le contact humain quel qu'il soit, mais a ce moment là, Clare avait l'air au plus bas. En tout cas, elle passait pour une folle en se serrant la tête de la sorte et en gesticulant, a croire qu'elle essayait d'imiter un avion en vol, ses coudes replié faisant les ailes. Heureusement que les arbres n'ont pas d'yeux et que le bois n'est pas très fréquenté, car les moqueries auraient été d'actualité au repas du soir, mais tant mieux pour elle, il n'y avait que moi. Ce qui est sûr, c'est que l'histoire qui la turlupinait était importante pour elle, a croire qu'elle n'arrivait a penser qu'a ça.. Comme si elle avait merdé grave, quelqu'un était t-il mort ? Je n'en sais rien, je ne me tiens pas au courant des histoires des gens, et heureusement que je suis trappeur, car si j’étais d'une autre classe, avec le peu d'interaction sociale que j'ai, je ne serai au courant de la découverte de la sortie uniquement une fois le bloc complètement déserté par ses habitants.

Son comportement ne cessa pas de m’étonner, elle était si crispée sur sa tête qu'elle se déchirait la peau des tempes, comme si cela ne lui faisait pas mal .. Elle était dans son monde pensif, et il n'avait pas l'air d'être drôle. Elle se torturait intérieurement et extérieurement involontairement, c’était un spectacle tout aussi intéressant qu’inquiétant .. Elle commença a se regarder les mains , comme si elle venait de reprendre possession d'elle même, comme si elle contrôlait a nouveau ses mouvements et que le démon qui l'obnubilait s'en était allé, et c'est a ce moment là que mon erreur se produisit, la branche craqua, et vive comme l’éclair elle s’était retournée et m'avait découvert, me prenant pour un probable agresseur, elle s’était mise dans une position qui indiquait qu'elle était prête a en découdre, mais quand elle m’aperçus, son visage se détendit, comme si elle était rassurée. C'est d'ailleurs la première fois que quelqu'un préfère me voir moi plutôt qu'une autre personne qu'elle qu'elle soit dans le bloc. Mais j'avais été pris en flagrant délit de curiosité, et posté comme j’étais je ne pouvais pas prétexter la ballade en foret qui venait de déboucher sur elle et sa crise de conscience.  Elle m'adressa un sec :

 - … T’es là depuis longtemps ? Enfin, je sais que c’est comme si le bois t’appartient mais… Je veux dire, tu me surveille depuis combien de temps ?

Comment ça c'est comme si le bois m'appartenait ? Je suis genre.. Comme Robin des bois, la foret de Sherwood est mon royaume ? Moi ça me va hein, je vais pas faire le difficile. Le soucis c'est : Comment elle en est venue a penser ça. Apparemment, je suis connu « en ville » on doit parler de l'ermite de la foret, mais ça doit pas être en si mal que ça vu que personne ne vient jamais me casser les noises, alors tant mieux, mais je ne dois pas être craint non plus, vu que les gens continuent a s'aventurer par ici, en même temps ce n'est pas ce que je recherche, alors on va dire que dans l'ensemble c'est positif. Mis a part le fait qu'elle pense que je la surveillais.. C'est faux ! J’étais en train.. d’écouter tout simplement. Vous savez chez lecteurs, il n'y a que très peu de distractions dans les environs a part celle de la survie, donc on se contente de peu.

« Oh tu sais, je surveille pas vraiment, j'aire un peu partout, et je suis tombé sur toi, juste au moment ou tu parlais de plonk, je ne saurai dire pourquoi. Mais t’inquiètes pas, tu fais bien ce que tu veux. Ça va toi ? Pas besoin d'aide ? Après tout, tu dis que c'est mon bois, alors autant se comporter en seigneur ! » Dis-je , toujours derrière mon arbre.

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MessageVen 20 Fév - 4:37


Nothing can't tell me what I did wrong


Vous avez déjà sentit cette douleur qui vous bloque les sens, qui vous tue de l’intérieur, qui vous fige sur place ? Qui n’a d’autre but que de vous démolir, vous tuer à petits feux, vous bloquer les sens. Cette douleur quand une partie de ton âme est arrachée, et qu’on te nargue avec. Quand tu sens beaucoup plus le manque que ce qui te reste encore. Ce qui m’a été arraché durant la transformation, c’est mon assurance. Mon arrogance allant avec mon assurance, j’ai l’impression qu’on m’a retiré ma coquille, que je suis fébrile et que je manque de mourir d’une crise cardiaque à chaque chose que je fais. Mourir d’une crise cardiaque, ça semble tellement plus simple, plus rapide, moins douloureux. Tellement plus accueillant. Des mots tournent en boucle dans ma tête, les mots de Jude au Terminus « Crève tocarde, mais crève ». Ces mots pourtant tellement simples sont complètement dans mon état d’esprit, comme un appel à la mort, un appel à Satan. C’était presque ce que mes paroles disent.

Je regarde le trappeur me fixer, il n’a pas bougé depuis que son pied maladroit à fait craquer une branche, il continue de se cacher derrière le tronc. Comme si j’étais capable de l’attaquer maintenant. Comme si j’étais capable de faire quoique ce soit en fait. Je le regarde en coin et doucement, je me laisse glisser long du tronc d’arbre, me retrouvant assise par terre, le dos contre l’écorce et les genoux contre la poitrine. Du bout des doigts, j’efface le trajet de la larme sur ma joue et je l’essuie sur mon short, même si en soit rien n’est sale. Mes temps me lancent, en pensant bien, tout mon corps est douloureux, donc un peu plus ou un peu moins, ça ne change pas grand-chose à mes yeux.

« Oh tu sais, je surveille pas vraiment, j'aire un peu partout, et je suis tombé sur toi, juste au moment ou tu parlais de plonk, je ne saurai dire pourquoi. Mais t’inquiètes pas, tu fais bien ce que tu veux. Ça va toi ? Pas besoin d'aide ? Après tout, tu dis que c'est mon bois, alors autant se comporter en seigneur ! »

Je détache mon regard de mes mains croisées sur mes genoux et je relève les yeux sur le visage de Ragnard, qui s’est un tout petit peu approché de moi. Mais pas trop quand même, il faut pas trop en demander non plus. Je me tourne vers lui et doucement, je me relève, prenant  appuie sur le tronc, mon regard ne cillant jamais quand je regarde qui que ce soit dans les yeux. J’essaye d’afficher un sourire pour le rassurer mais seul un petit sourire triste étire mes lèvres. Donc l’option de « non t’inquiète, ça va » ne fonctionne pas réellement dans cette situation. Je cligne doucement des yeux en essayant de dire quelque chose de simple, mais rien ne me vient à l’esprit. Aucunes piques à envoyer pour se protéger, je me retrouve comme à nue face au trappeur. Je souffle doucement, essayant d’enlever cet air de petit chiot triste que j’ai, et que je déteste.

 - Te dire que ça va, serait te dire le plus grand des mensonges. Et personne ne pourrait m’aider a vaincre ces noires pensées, à moins qu’il n’ait aucun remord à tuer une petite tocarde stupide. Et, Monseigneur, qu’elle joie d’enfin vous rencontrer en chair et en os.

Une certaine ironie est venue teinter ma dernière phrase, comme pour me moquer un peu du blocard, avec qui je n’avais presque jamais eu de discussion. On m’a souvent dit que la discussion n’est pas le point le plus important de ce personnage, qui se cache constamment dans le bois. Quand il n’est pas dans le Labyrinthe. Ça a comme quelque chose de drôle de savoir qu’on se connait un peu sans jamais s’être réellement rencontré. Délicatement, je passe les doigts sur ma tempe, pour voir le dégât de mes ongles sur ma peau. Ou plutôt, dans ma peau. Je penche légèrement en arrière, réfléchissant un peu.

 - J’aurais dû être piquée avant. Il aurait pu rentrer sain et sauf, me laissant en arrière. Il n’aurait pas souffert, et je serais morte. Ça aurait pu être plus simple. Je voulais pas me souvenir. Se souvenir c’est douloureux. La piqûre nous a liés, mais ça m’a détruit. Voilà c’qui s’passe. Un Griffeur a trouvé drôle de nous piquer, lui d’abord. Comme ça j’ai pu montrer mon point de vu d’un trappeur. J’ai préféré risquer le fait de nous condamner ensemble plutôt que de rentrer seule.

Pour ça, on m’a souvent traité de folle, préférant mourir que de ne pas sauver mon coureur. J’avais beaucoup trop parlé, il peut me penser comme étant une bavarde chiante. Mais j’avais besoin de le dire à quelqu’un. Presque nerveusement, mes doigts passent sur la cicatrice de la piqûre sur ma hanche, cachée par mes vêtements.
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Ragnard Ekström


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MessageSam 21 Fév - 14:52


Elle se redressa contre le tronc de l'arbre près duquel elle s’était assise, me regardant droit dans les yeux. A ce moment là je me demandais si elle essayer de voir ce que je pensais, ou bien si elle attendait le moindre battement de cil pour fuir en courant. Mais non, je ne crois pas que c’était ça, elle cherchait, je pense, de l’honnêteté et de la franchise dans mon regard dénué d'une quelconque menace pour sa personne. Elle esquissa un léger sourire malgré son état émotionnel qu'on pouvait qualifier de critique, alors apparemment je ne devais pas la déranger tant que ça.

« Te dire que ça va, serait te dire le plus grand des mensonges. Et personne ne pourrait m’aider a vaincre ces noires pensées, à moins qu’il n’ait aucun remord à tuer une petite tocarde stupide. Et, Monseigneur, qu’elle joie d’enfin vous rencontrer en chair et en os. » Dit elle

Ah, je vois qu'elle a été sensible au peu d'humour que j'arrive a développer de temps en temps quand ma personnalité brute et sauvage ne prend pas le dessus. C’était une façon de la mettre en confiance, exercice auquel je ne suis pas habitué, car d'habitude le principe et de me montrer sans intérêt afin d’éviter chaque contact. Mais elle avait l'air d'avoir besoin d'aide.. Pas d'une aide qui pourrait la sauver physiquement ( mis a part les quelques entailles qu'elle s’était faite elle même au moment ou je l'ai surpris elle n'avait rien ) mais d'une aide psychique. Je ne sais pas comment dire ça.. Elle avait besoin de parler, et j'allais faire mon maximum pour l’écouter. Je ne promet pas de faire de long discours, ou même de la rassurer en mentant, mais je l’écouterai le temps qu'il faudra, si parler peux aider certaines personnes et que je suis arrivé au moment approprié, pourquoi ne pas faire ma bonne action du jour, je ne suis pas un monstre tout de même. Puis elle continua :

« J’aurais dû être piquée avant. Il aurait pu rentrer sain et sauf, me laissant en arrière. Il n’aurait pas souffert, et je serais morte. Ça aurait pu être plus simple. Je voulais pas me souvenir. Se souvenir c’est douloureux. La piqûre nous a liés, mais ça m’a détruit. Voilà c’qui s’passe. Un Griffeur a trouvé drôle de nous piquer, lui d’abord. Comme ça j’ai pu montrer mon point de vu d’un trappeur. J’ai préféré risquer le fait de nous condamner ensemble plutôt que de rentrer seule. »


J'avais entendu parlé de cette histoire, mais je n'avais jamais demandé plus ample explications, je ne demande jamais rien d'habitude en fait. Alors je ne savais pas vraiment de quoi elle parlait, j'en devinais des bribes grâce a ses explications, mais tout restait flou pour moi. Ce qui était sûr en tout cas, c'est que cet événement avait bouleversé sa vie et avait bien endommagé -Définitivement?- son espoirs, sa conscience et anéantie sa confiance en elle. C'est malheureux d'en arriver là..

Allant a l'encontre de tout mes principes, je m'approchais d'elle, sortant de derrière ce tronc qui me dissimulait partiellement et allais m'asseoir a ses cotés, après tout, ce n'est pas en me montrant méfiant d'elle que j'allais la mettre en confiance et lui faire comprendre qu'elle n’était pas seule. Du moins pour le moment, car après tout je ne suis pas là pour faire copain copain, ces histoires là c'est pour les gens faible, les attaches, tout çà. Moi, je suis là pour aider pour le moment, une sorte de médicament pour le mal de tête, ça passe un moment, mais ça a de grande chance de revenir une fois l'effet estompé. Mais bon, ne parlons pas de ça, car je n'en saurai plus rien une fois qu'elle sera partie. L'important est maintenant de la comprendre. La comprendre elle, ce qu'elle a, et essayer de fixer le maximum de choses dans sa tête. Elle n'a pas pu merder si gravement.

« Écoutes, je ne sais pas ce qu'il s'est passé réellement, je ne sais pas ce qui te perturbe autant. A vrai dire je ne sais rien sur personne quasiment, mais si tu me donne des éléments, si t'as envie de parler de cette histoire ou de quoique ce soit, j'ai du temps libre devant moi et mes oreilles n'ont rien de mieux a faire que de t’écouter. Alors c'est comme tu veux. Sinon moi je te laisse tranquille. Comme tu veux, mais comme ça a l'air de te prendre le choux cette histoire, je pense qu'il serait mieux que t'en parle. Faut faire sortir les émotions de temps en temps, ça aide. »

Dis-je tout en la fixant du regard, observant les marques qu'elle s’était fait, et la trace de la larme qui avait coulé sur sa joue. Tentant de faire un sourire, mais cela devait plutôt ressembler a un signe de constipation étant donné que je n'ai pas l'habitude d'en faire, mais l'intention était là.

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MessageDim 1 Mar - 14:44


Sometimes, I just want to talk with someone. And cry.


Perdue, je ne sais plus ce que je suis, où je suis, qu’est-ce que je dois faire. Enfin, non, je sais, je dois survivre, me supporter, et avancer. Je dois ignorer ce côté absolument insupportable de mon caractère qui me rend complètement dépressive, triste, inutile. Cette petite voix qui me dit à chaque fois que je suis nulle, que je suis soit la dominante, soit la dominée. Je me répète, mais je ne sais clairement pas ce que je suis. Je suis une lâche alors je ne sais plus. Je me perds dans une salle sans angles, aux murs blancs immaculés. Me mettre au centre, et hurler, la tête entre les mains. Crier jusqu’à ce que ma gorge s’arrache.

Après mon long discours triste, je me laisse de nouveau glisser contre l’arbre, m’asseyant sur la terre, toujours en regardant le trappeur. C’est bizarre, limite perturbant, de dévoiler ses pensées, ses problèmes et tout ce qui me gêne à une personne que je ne connais quasiment pas et non pas avec une personne que j’aime plus que tout. Comme Dany ? Des flashs, des images, me reviennent en tête et je me crispe, posant la paume de ma main droite sur ma tempe. Je ne lui ai toujours pas dit, et je pense que je le garderais pour moi, jusqu’à ma mort, qui arrivera rapidement, je l’espère. Les larmes me viennent aux coins des yeux. A chaque fois que je le vois, je me retiens de me réfugier dans ses bras.

Je cligne frénétiquement des paupières pour faire disparaître les gouttes salées, sans les laisser couler pour autant, puis je fixe mon regard sur le brun, qui se rapproche. Il se rapproche doucement, comme un animal sauvage que j’essaierai d’apprivoiser. La comparaison me fait doucement sourire et je me tourne vers lui quand il s’assoit, collant ma tête au bois, mes cheveux s’accrochant un peu à l’écorce.

« Écoutes, je ne sais pas ce qu'il s'est passé réellement, je ne sais pas ce qui te perturbe autant. A vrai dire je ne sais rien sur personne quasiment, mais si tu me donne des éléments, si t'as envie de parler de cette histoire ou de quoique ce soit, j'ai du temps libre devant moi et mes oreilles n'ont rien de mieux a faire que de t’écouter. Alors c'est comme tu veux. Sinon moi je te laisse tranquille. Comme tu veux, mais comme ça a l'air de te prendre le choux cette histoire, je pense qu'il serait mieux que t'en parle. Faut faire sortir les émotions de temps en temps, ça aide. »

Je vois ses pupilles regarder les différentes marques, ainsi que le trajet de la larme sur ma joue rose. Quand je vois la grimace qu’il m’adresse, un rire franche sort de mes lèvres et je penche la tête en arrière, il essaye de me faire un sourire ? C’est assez… raté… Gentiment je pose ma main sur sa bouche avec un magnifique « oh mon Grand Milo, cache moi ça ». Je repose ma tête contre le tronc, un sourire encore accroché à mes lèvres. Il a au moins le mérite de me faire rire.

 - Je sais pas si tu vois qui c’est Isaac, mais voilà, c’est lui. C’est mon Coureur, on est parti dans le Labyrinthe la dernière fois, mais on était légèrement en froid. On a vu un Griffeur, donc on… on a essayé de rentrer… En chemin, le Griffeur la piqué dans le dos… Je m’en veux, j’aurais dû être la seule à être piquée, la première à être piquée, comme ça il m’aurait laissé et serait parti sans avoir à subir la transformation. Ma vie est moins importante que la sienne et après ça, j’ai l’impression qu’il me manque un truc, par là…

Je pose ma main au niveau de son plexus solaire, un peu vers son cœur. Puis après avoir remarqué mon geste, je reprends ma main, que je ramène contre ma poitrine. J’ai tendance à être un peu trop directe, sans-gêne, tactile… Je sais pas trop comme l’expliquer. Je rougis légèrement en détournant le regard. Jude me manque, c’est le seul avec qui je peux être aussi tactile sans qu’une gêne ne s’installe, sans que ce soit mal prit.
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MessageLun 2 Mar - 0:06

Elle était vraiment mal en point, et je ne savais pas quoi faire pour l'aider mis a part lui parler, hors ce n'est pas une des choses que je pratique le mieux, bien au contraire, je ne sais pas parler correctement aux gens, remplir les contrats sociaux qui lient chaque être humain a un autre, toutes ces coutumes me sont étrangères, mais j'ai fais mon maximum pour l'aider, j'ai dis ce qui me passait par la tête mais aussi au fond, ce que j'aurai aimé qu'on me dise si j'avais été a sa place. Elle retenait pourtant ses larmes, elles étaient là, présente, aux bords de ses yeux, près a couler, près a faire déborder son esprit plein a craquer de remords et de regrets qui avaient fermenté dans son esprit. Elle avait laissé tout cela s'intensifier, prendre de plus en plus de place dans ses pensées jusqu'à envahir l'entièreté de sa tête, et lui gâcher la vie. L'arbre contre lequel elle était assise semblait être le seul lien qui la tenait en contact avec la réalité, la seule sensation qu'elle ressentait en dehors de son mal-être, l'écorce neutre et rugueuse de le l'arbre frottant et s'accrochant a ses vêtements, mais j'allais l'aider a s'en sortir.

Mon sourire l'a fît rire, c'était au moins ça, j'avais réussis a mettre un peu de gaité dans ses yeux ou ne régnaient que la noirceur et la tristesse. Je me demande bien pourquoi mon sourire eut cet effet là d'ailleurs ? J'avais pourtant fait ce qu'il fallait, exactement comme j'avais observé chez les autres : il faut crisper ses joues et faire apparaitre ses dent dans une forme de croissant de lune horizontale, pointe vers le haut. Et c'est exactement ce que j'avais essayé de faire ! Ma réflexion quant a ma manière de sourire faisait bon train dans ma tête mais fut interrompue par une chose incompréhensible venant de sa part, un geste fou : Elle avait posé sa main sur ma bouche. Mais quel était son problème ? Pourquoi avait-elle osé faire ça ? Lui en avait-je donné l'autorisation ? ON TOUCHE LES GENS COMME CA CHEZ EUX ? Mes poings se crispèrent, je fulminais de colère et de rage que je me forçais de retenir. Elle posa sa tête contre le tronc de l'arbre, un sourire béat ornant son visage, je n'avais qu'une envie c'était d'attraper la lame de ma hache et de lui agrandir cette faille souriante jusqu'à ce qu'elle touche ses deux oreilles, et on verrais qui rigole, et qui a un sourire a la con !

Puis elle se mit a parler en plus, longtemps, les secondes passaient comme des heures avec sa voix désagréable me faisant saigner les tympans tant elle se lamentait sur une erreur a la con dont elle était la seule responsable, elle aurait du y crever dans se labyrinthe, ça l'aurait empêcher de poser sa sale main sur ma bouche, je sentais encore le gout des ses doigts boudiné, de cette responsabilité fautive suintant de chaque port de sa peau, et cette cacophonie qu'elle ne cessait de prononcer.. QUAND EST-CE QUE CA ALLAIT S'ARRÊTER ?! Je la voyais remuer ses lèvres qui laissaient ainsi apparaître ses dents, je me voyais déjà les arracher une a une avec une pince, l'entendant demander pitié d'un sort qu'elle a pourtant mérité ! Si elle continue encore longtemps comme ça, je vais partir, me lever tout simplement et partir, m’éloigner, loin, très loin, pour ne faire de mal a personne, et défouler mes poings contre un arbre, jusqu'à saigner et avoir des échardes plein les doigts, car la situation aurait pu dégénérer. Aurait pu ? Ah, oui, c'est si il ne s'était pas passé ça :

Un fois son discours interminable achevé, un léger silence s'installa, mes yeux étaient toujours rouge de colère, et ma peau aussi, j’espère qu'elle ne pris pas ça pour de la gêne dû a l'ambiance qu'elle prenait pour détendue et un effet qu'elle aurait pu me faire, non loin de tout ça, c’était de la haine, de la violence, un cocktail explosif qui bouillonnait en moi. Et la scène qui suivit se déroula comme au ralentit pour moi. Elle tendit la main, me regardant, et la posa près de mon cœur pendant un laps de temps qui me parut énorme, puis elle la retira. Elle me fixa une dernière fois dans les yeux, et détourna subitement le regard. Venait-elle de comprendre l'erreur magistrale qu'elle venait de faire ? Sans doute la dernière de la journée, car maintenant ça suffisait, elle en avait trop fait : Personne ne me touche : PER-SONNE , et elle allait le comprendre. D'un geste rapide je saisit sa tête qui reposait contre le tronc, la tira vers moi et l'éclatai violemment contre le tronc, une fois, deux fois, trois fois, avec toute la force que j'avais dans les bras, du sang coulait le long de mes mains, le même qui ornait le tronc, là ou je venais de frapper sa tête avec toute la haine que j'avais accumulé, et une sensation de bien être extrême commençait a m'envahir, comme une sensation de planer, d'être libre, libéré de toute pression, de tout, de flotter .. Un sourire immense se dessinait sur mon visage, celui de la vengeance.

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